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Démocratie participative : Le Collectif des Quartiers Populaires de Marseille lance 101 propositions pour les quartiers.

5 décembre 2013

Le jour même du trentième anniversaire de l’arrivée de la marche pour l’égalité et contre le racisme, le 3 déc. dernier, le Collectif des quartiers Populaires de Marseille présentait à la presse ses 101 propositions pour les quartiers populaires. Ces propositions émanent d’une réflexion et d’une concertation avec les habitants et les associations notamment depuis la manifestation du 1er juin 2013 qui avait rassemblé plus de mille personnes dans les rues de Marseille contre la violence et l’état des quartiers. En préambule, le CQPM rappelle qu’avant tout il s’agit de lutter contre « toutes les formes de violences » puis égrènent plusieurs pistes de solutions puisées dans la parole des habitants et dans la situation réelle de ce que vit la population. Des solutions donc pour les quartiers existent. Espérons que les institutions et les pouvoirs publics s’en fassent concrètement le relais.


 

Mardi dernier, au local de l’association Schebba, dans la cité des flamants, le Collectif des Quartiers Populaires recevait la presse, qui s’était, pour l’occasion, déplacée. On le rappelle, fin août 2013, le collectif du 1er juin s’était scindé, et deux associations avaient émergé : le Collectif des Quartiers Populaires de Marseille (CQPM) et le collectif du 1er juin. Et c’est le CQPM qui communiquait ce mardi 3 déc. Des mères de familles, des associatifs, des travailleurs sociaux, des jeunes rappeurs et slameurs de La Relève, des figures plus connues de militants comme Leïla Ousfane, Zoubida Meguenni ou Mohamed Bensaada étaient venus présenter les conclusions de leur travail, fruit d’assemblées populaires, au centre social de l’Agora, au local Schebba des Flamants, à la Busserine, Velten, Fonvert ou Picon et de réunions hebdomadaires. « Ce qui est nouveau dans ces propositions est qu’elles ont été construites par les citoyens, et pour moi, ça va plus vite lorsque ce sont les gens qui se prennent en charge, que quand ça vient d’en haut. », souligne Zoubida Menguenni. Les réunions vont d’ailleurs se poursuivre, une fois pas mois. « Nous avons traduit en mots ce que certaines personnes des quartiers disaient oralement notamment. »

Les 101 propositions tentent de cerner les problèmes des quartiers populaires de Marseille dans leur globalité. Elles balayent pas moins de 10 thématiques, emploi, éducation, santé, logement et cadre de vie, sécurité, environnement, égalité et lutte contre les discriminations, jeunesse et sport, culture, démocratie, vie associative et cohésion sociale pour lutter contre les fléaux qui les gangrènent.

De la marche pour l’égalité à la stigmatisation actuelle

Et cette démarche a donné de l’espoir, entre autres aux militants qui espèrent enfin faire bouger les choses par cette action groupée. Ainsi, Leïla Ousfan, une membre du collectif, a travaillé sur le dossier du logement et a fait remonter à la préfecture le dossier de trois personnes en attente de relogement d’urgence depuis deux ans. Mais, après deux rendez-vous, le dossier reste encore au point mort. « Nous, nous faisons partie de la génération qui a fait la marche des beurs, on se considère maintenant comme les franco-beurs, et on voit que la situation s’est dégradée avec nos jeunes, nous avons donc créé ce collectif pour dire stop ! La population de nos quartiers en a marre d’être toujours stigmatisée et discriminée. Là, nous avons des propositions dans toutes les demandes. » Pour la militante, les problèmes de sécurité sont directement liés aux autres problèmes tels que l’emploi et l’éducation.

L’association Enfin nous ; un Samu emploi pour remettre les jeunes dans le droit commun

L’emploi est évidemment l’autre grande préoccupation du collectif qui a, d’ailleurs, repris l’idée d’un Samu emploi. Ce dernier a permis à une dizaine de jeunes de trouver un emploi, et ce sans l’aide de Pole emploi, malgré les tentatives de rapprochement. Ce que relate Leïla Ousfane : « Ce Samu emploi est une proposition que nous avons faite à la préfecture, en expliquant que certains jeunes dans les quartiers étaient sortis du droit commun. Avec l’association « Enfin nous », créé en 2012, nous avons donc cherché des jeunes sortis du droit commun et leur avons proposé de l’emploi ou des formations, pour essayer de les faire sortir de la ghettoïsation. Nous avons demandé à Pôle emploi et à la mission locale d’être partenaire, mais nous ne parvenons pas à communiquer, nous n’avons aucun relais institutionnel. Nous souhaitons profiter des emplois d’avenir et les contrats aidés, qui ont été faits pour ces jeunes, mais nous ne sommes pas aidés ! Or nos animateurs qui vont sur le terrain, sont des jeunes du quartier qui vont voir leurs collègues qui ne sont pas inscrits à la mission locale. C’est une aide que l’on offre à la mission locale, car ces jeunes quand on leur trouve un emploi, reviennent dans le droit commun. »

Pas d’appel au vote

Dans le cadre des élections municipales, interrogé, le collectif insiste sur le fait qu’il n’appellera personne à voter pour une liste plutôt qu’une autre. Mais si le collectif est « a priori et sous conditions favorables » à ce que « les organisations syndicales ou politiques souhaitent discuter ou reprendre à leur compte une ou plusieurs des 101 propositions » ! Et ce, même si ces membres du collectif peuvent, à titre personnel, se retrouver sur des listes électorales.

Démocratie participative

L’un des points importants des propositions et de la démarche du collectif est sans conteste la démocratie participative. Ainsi, pour Karima Berriche, une des membres du collectif : « La démocratie doit mettre les habitants au centre de la codécision avec les politiciens et les acteurs institutionnels. Il va falloir proposer d’autres formes de gouvernance, ce que nous appelons la démocratie directe qui va passer par la constitution de comités de quartier qui seront des interlocuteurs auprès des pouvoirs publics et des élus. Les habitants seront autour de la table pour codécider du présent et de l’avenir des quartiers. » Dans la foulée, Zoubida Meguenni précise qu’« en ce qui concerne l’aménagement urbain, il est important que les habitants soient au centre et non pas mis de côté. On veut que l’habitant soit reconnu comme un expert dans la vie de quartier et dans les projets urbains ». Et de poursuivre : « J’ai l’impression que ces questions que nous avons posées, vingt ans en arrière, que nous avons posées quand nous avions 18-20 ans, sont toujours d’actualité et que nous sommes toujours mis de côté. On traite les quartiers, en second plan, c’est comme si nous n’étions pas égaux aux autres ».

Education, “les ZEP sont mortes !”

Le volet éducation semble être également pour le collectif l’une des priorités pour solutionner les problèmes d’emploi, notamment. Mohamed Bensaada dresse le bilan désastreux, en termes d’éducation, des quartiers populaires de Marseille : « L’éducation est l’un des sujets essentiels, à savoir que 50% des collégiens de la ville de Marseille proviennent des quartiers nord et sur ces 50%, on en retrouve plus que 25 % au lycée, donc en cours de route, malheureusement, on en perd 25%, ce qui est énorme. On a ce souci-là qui va avec le décrochage scolaire. Demain, se tiendront les assises de l’éducation à Marseille, le ministre de l’éducation Vincent Peillon va venir, or les structures qui travaillent depuis des années dans nos quartiers, pour apporter des solutions à ce désastre n’ont pas été invitées. Car c’est le désastre de l’éducation nationale dans nos quartiers, malheureusement, ce n’est plus des écoles de la république que nous avons, elles manquent énormément de moyens. Il faut avoir un langage de vérité, les Zones d’Education Prioritaires sont mortes. Nous souhaitons pour nos quartiers des établissements d’excellence. Nous voudrions que les collèges deviennent à taille humaine, qu’il puisse y avoir des dédoublements de classe, et des classes attractives, comme les classes européennes, des classes de musique, également, car dans nos quartiers, il y a une pépinière de talents et il est dommageable de ne pas les utiliser. Les professeurs, dans ces collèges sont des profs formidables qui font avec le peu de moyens dont ils disposent. Une de nos revendications, est qu’on arrête d’envoyer les jeunes profs qui viennent de réussir le concours dans nos quartiers. Ce qu’il faudrait, c’est des professeurs, avec de l’expérience. »

Les jeunes en décrochage scolaire

Une éducatrice spécialisée sur le quartier des flamants iris, Dalida, qui suit de très près la démarche du CPQM confirme ce fléau du décrochage scolaire à l’adolescence. Elle travaille auprès des jeunes de 11 à 21 ans, et de leurs familles et est présente sur le terrain au quotidien. Pour elle, « la problématique des jeunes est variée. En premier lieu, c’est la question de l’insertion sociale et professionnelle pour les 16-21 ans. Concernant les plus jeunes, pour les collégiens, on rencontre des problèmes de décrochage scolaire, ce sont ces mêmes jeunes qui présentent par la suite des parcours chaotiques. Ce décrochage peut intervenir vers 11 ans, c’est également à mettre en lien avec la période de l’adolescence, avec des conduites à risque et la recherche de limites, et ces jeunes ont souvent, par ailleurs, d’autres problématiques qui viennent aggraver ce type de comportement ». Sa première mission est « un travail de rue, une présence sociale sur un quartier qui permet aux familles de me repérer comme une ressource, puisque je suis l’interface entre les institutions et ces familles. Nous travaillons sur un grand projet intitulé Prévention des conduites à risque par le sport et la culture. Nous avons ciblé des jeunes qui sont dans cette fragilité et qui viennent participer à des activités. Nous travaillons également, de façon étroite avec les collèges pour accueillir les élèves qui sont exclus, ce qui leur évite d’être dans la rue. » Cumulant de nombreux obstacles, ces jeunes sont également discriminés : « Je ressens la discrimination pour ces populations, notamment quand j’ai des jeunes qui sont en recherche de stages, sans même parlé de l’emploi, qui semble être mission impossible aujourd’hui. Les jeunes ne trouvent pas de stage, ils font des stages en bas de chez eux, dans le quartier », déplore-t-elle.

Elle tient également à ajouter que « La pauvreté est d’ailleurs le premier facteur qui peut expliquer en partie ces comportements déviants, lorsqu’on n’a pas de travail, on est plutôt dans des questions de survie ». Elle pense pourtant que « ce collectif peut faire bouger les choses, puisque le fait d’être dans une démarche collective, ça a beaucoup plus de poids. Parce qu’on a vu, ces dernières années que la démarche individuelle paie très peu. On voit que les gens sont porteurs d’idées et de volonté de changement par rapport aux quartiers qui sont dans des situations très complexes aujourd’hui. »
A quand la culture dans les quartiers ?
Interrogée sur la culture, cette éducatrice spécialisée en fait un des points essentiels de l’insertion. « Pour moi, MP13 a sapé la possibilité de travailler avec les quartiers. De façon générale, iI faut que ces quartiers aient accès à la culture au sens large du terme. Dans mon travail avec les habitants, on prend le soin d’amener des parents voir une pièce de théâtre, d’amener les jeunes ne serait-ce qu’à visiter Marseille, parce qu’ils n’ont pas accès à l’autre rive de Marseille. Il faut qu’on ouvre nos jeunes à autre chose aussi que la culture urbaine. Je rêve d’un conservatoire de Marseille de musique classique ici, je rêve d’une école de théâtre, aussi ! Même si, nous avons le théâtre et la bibliothèque du Merlan, mais ça reste insuffisant, vu l’étendue du quartier. »

Les 101 propositions du CQPM

 



 

 

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