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Dégagements : la Tunisie un an après.

13 février 2012 - Dernier ajout 14 février 2012

Jusqu’au 1er avril 2012, l’Institut du Monde Arabe (IMA) de Paris propose une exposition d’une vingtaine d’artistes, pour la plupart tunisiens, qui ont vécu de près la révolution, et qui explorent son lendemain. Un art qui s’affranchit de l’ancienne censure, qui explore ses limites, son rôle, son impertinence. Qui se veut le reflet de la société tunisienne, jeune, insolente et pleine de questionnements.


 

Dans la galerie du sous-sol de l’IMA, Ben Ali se décline en pain moisi, l’identité se questionne sur un ring de boxe, tandis qu’un kit d’immolation trouve sa place, encadré, au mur blanc de la galerie.
Depuis le 14 janvier 2011, la chute du régime de Ben Ali a envoyé en éclat la censure, a libéré les images, les discours, l’art. Mais les artistes ne donnent pas pour autant à voir une société idéale. Les questionnements restent nombreux, tant autour de l’avenir de cette démocratie naissante, que de la religion, des conflits d’identité, des droits. Ces questionnements, les artistes ont pu les exprimer, avec force, poésie, et humour aussi, beaucoup. Photo, carte postale, peinture, graffiti, installation, vidéo, BD : leurs supports comme leurs parcours sont multiples. Trois d’entre eux vivent aujourd’hui à Paris. Deux sont tunisiens, de générations différentes : Nidhal Chamekh et son ainé, Mourad Salem. Ali Cherri, lui, est libanais. A travers leurs regards croisés, la Tunisie et le monde arabe d’hier et d’aujourd’hui se raconte. Et c’est sur leur propre toile que ces artistes dessinent leur révolution, permanente.

Ali Cherri, l’immolation en kit

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Il a 35 ans, de grands yeux bleus délavés qui questionnent et parfois se perdent dans le lointain, et un piercing au tragus. Ali Cherri a grandi à Beyrouth. Graphiste, il explore l’image sous toutes ses formes, en faisant des crochets par la performance et la scénographie. Il expose à la galerie Imane Farès, rue Mazarine, avec « bad bad images », un travail qui repense la création et la diffusion des images actuelles : « Avec les révolutions arabes, les images amateur ont acquis une nouvelle force. J’ai voulu questionner la place de ces images dans une galerie d’art. Revendiquer leur valeur, même floutées, même mal prises, car contrairement aux images parfaitement policées portant le discours officiel, elles ne racontent jamais une seule histoire, elles ouvrent plusieurs possibles. Elles sont selon moi plus proches de la réalité, et elles représentent une petite révolution, un contre-pouvoir face aux régimes dictatoriaux ».

L’immolation de Mohammed Bouazizi, le 17 décembre 2010, est un choc pour Ali Cherri. Il commence à collecter tous les articles de journaux abordant les immolations, un peu partout dans le monde arabe. Ses œuvres exposées à l’IMA : un kit d’immolation et un « je ne suis pas pyromane » constitué d’allumettes brûlées. « Je voulais sortir le geste de l’immolation d’un discours purement politique et le ramener à un niveau individuel. Comment quelqu’un peut-il arriver à s’asperger d’essence et à mettre le feu ? » Son kit réduit le geste à deux objets symboliques, la boîte d’allumettes et le bidon d’essence, hors contexte, façon pop art. « C’est assez fascinant de se dire que deux petits objets comme ceux-là peuvent faire basculer la vie d’une personne, et au-delà, de tout un pays, de toute une région, de tout un peuple ! » Le « je ne suis pas pyromane » en allumettes brûlées questionne le sens du geste : « Ces gens ne s’immolent pas pour l’amour du feu. On sait que ce n’est pas ça. Mais pour autant, on ne sait pas ce qui motive le geste. Si chez les moines tibétains, le feu porte toute une symbolique purificatrice, il n’en est rien dans l’islam. Pour les musulmans, le suicide est un pêché mortel, et derrière ce geste, il ne peut y avoir aucun salut. Un tel désespoir est impressionnant ».
La révolution en Tunisie, il n’y croyait pas : « La génération de mes parents était celle de la traversée du désert. Depuis quarante ans régnait l’idée qu’il fallait accepter la réalité telle qu’elle est, que tout changement était impossible. La révolution tunisienne a mis un terme à ce fatalisme. C’était incroyable. Bien sûr, le chemin est encore long, notamment avec la montée de l’islamisme un peu partout. Mais c’est un passage obligatoire. 40 ans de dictature, ça ne s’efface pas comme ça. Toute révolution engendre une période de chaos, d’obscurantisme, révolution française comprise ». Ce qui l’énerve le plus ? Les commentaires occidentaux du type « tout ça pour ça » : « Ici, les gens ne voient que midi à leur porte. Je veux bien croire que pour la France, il était plus sécurisant de voir un dictateur pro-occidental régner sur la Tunisie. Mais pour le peuple, un mouvement vers le pire est toujours mieux que la stagnation. C’était insupportable. Les anciens régimes jouaient sur la peur des islamistes pour conserver le pouvoir, ne s’étonnons pas qu’ils soient aujourd’hui les plus légitimes et les mieux organisés ».

Mourad Salem, le carnaval kitsch

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Mourad Salem a beau être une grande gueule, il n’ose pas dire son âge. Il préfère exprimer dans ses toiles son attrait pour les couleurs criardes, les sucreries et les faux diamants. Son atelier parisien est entre la caverne d’Ali-baba et l’antre d’un magicien. On y trouve, entre les tasses de thé à palmier et les barbies en cage, des princesses transformées en paillasson et des juges armés de sucettes en spirale. Dans un coin, on aperçoit un Ben Ali couronné : « C’est ma version de la Chkobba, un jeu de cartes venu de Sicile, très prisé des tunisiens. J’ai peint les époux Ben Ali dans le rôle du roi et de la dame. Et le peuple en valet ».
Pour comprendre la subtilité de l’art de Mourad Salem, il faut connaître son histoire, et ses racines multiples. Un côté maternel franco-hollandais protestant, avec un bras italien. Et un côté paternel turc. La grand mère paternelle était descendante d’esclaves grecs emmenés au 18ème siècle par les barbares sur le marché de Tunis et affranchis grâce à la conversion à l’islam. Mourad vit parmi la bonne bourgeoisie tunisienne jusqu’à ses 18 ans. Il se dirige vers la pharmacie, mais commence déjà à peindre alors qu’il prépare son doctorat. Il désigne un immense tableau, à côté de lui. On y voit un maître, trônant au milieu d’un grand cadre fleuri, surplombé d’un ange, affublé de bijoux kitsch et de fausse fourrure. « Mes tableaux ont plusieurs niveaux de lecture. On peut y voir une ridiculisation des puissants, de leur flagornerie. Mais je n’ai pas choisi le cadre au hasard. J’ai retrouvé, à la bibliothèque nationale de Paris, un codex du 17ème siècle d’un riche commerçant vénitien, qui a été fait esclave par les turcs. Revenu après cinq ans de captivité, il fait réaliser ce codex pour raconter son histoire. Dans plusieurs de ces dessins, il est représenté à l’intérieur de ce cadre, comme esclave. Dans mon tableau, c’est ce même cadre qui met en prison le maître. Comme si la justice devait toujours se faire. Le maître est bien là, pompeux, mais il ne sait pas où il est. Il est déjà fini. C’est ma lecture des dictatures arabes ».
C’est la révolution qui rapproche Mourad de son pays. « Personne ne s’y attendait, et j’ai été très surpris. Les tunisiens sont un peuple tellement pacifique et calme. Mais ils se sont levés et ont mis à mal un dictateur. Je n’ai jamais été aussi fier de ce pays. Que tout le mouvement de révolutions arabes soit parti d’un petit pays de 11 millions d’habitants, c’est incroyable ! ». Mourad se souvient de la peur qui régnait sous Ben Ali : « On se méfiait de tout le monde. Je n’osais pas parler aux chauffeurs de taxi, de peur qu’ils me dénoncent, et toute ma famille avec. Un jour, à la douane de Tunis, un policier a regardé mon passeport et m’a fait signe d’approcher. Je n’avais absolument rien à me reprocher, et pourtant la peur m’a assailli. Il voulait juste savoir quel genre de bas de contention acheter à sa femme qui souffrait de varices. Il avait vu sur mon passeport que j’étais pharmacien. J’ai éprouvé une quasi jouissance qu’il ne m’embarque pas. Et là je me suis rendu compte qu’on n’était pas libres ! »
Deux mois après la révolution tunisienne, il commence, frénétiquement, à peindre des sultans, dans des reprises de miniatures ottomanes assaisonnées au kitsch second degré. Ce sont deux de ces grands tableaux qui sont exposés à l’IMA. Un sultan et sa femme : « Je devais représenter Leïla Ben Ali. Elle a été trop loin. Je pense même que sans elle, son mari serait encore au pouvoir. Je l’ai représentée sur un portant, car elle était tellement imbue d’elle même que la terre n’était pas digne de la porter. Son chemin est parsemé de feuilles d’or car avant de partir, elle a eu le culot de passer à la banque de Tunisie pour prendre « ses » lingots ».

Que penser de la Tunisie d’aujourd’hui ? Mourad est amer. « Je suis déçu, je m’attendais à une liberté immédiate. Je sais que la révolution est un apprentissage, qu’elle n’aboutira peut-être que pour la prochaine génération, mais la déception est tout de même là ». Il salue la nouvelle liberté d’expression, mais craint pour le droit des femmes. « Le droit de la femme, c’est le droit de tout. On ne peut pas le mettre à mal sans attaquer toutes les autres libertés. Ça me révulse que des femmes aient pu voter pour un risque de charia. Quand on vote pour quelque chose, on ne vote pas juste pour aujourd’hui, mais aussi pour une évolution possible ». Pour lui, politique et religion sont deux choses très importantes, mais qui doivent rester séparées. Il reconnaît que l’Islam a été longtemps muselé en Tunisie, déjà sous Bourguiba : « Alors aujourd’hui, c’est une libération pour les musulmans, une fierté de le revendiquer. Je le conçois et je le comprends. Mais on n’est pas obligés de se diriger vers un régime religieux. Avant, quand on disait quelque chose de mal contre un politicien, ce n’était qu’un homme. Là, on se bat contre Dieu. On ne peut pas se battre contre Dieu ! ».
Mourad raconte un épisode récent dans une librairie de la banlieue nord de Tunis : « Le libraire avait mis dans sa devanture un livre de peintures orientalistes intitulé Femmes aux bains, avec un nu en couverture. Un salafiste est passé, et l’a sommé de faire disparaître le livre, faute de quoi il ne répondrait pas de ce qui pourrait arriver. Choqué, le libraire a raconté l’histoire sur internet, et des dizaines de personnes sont venues et ont vidé son stock de livres. C’est bien, mais il n’y a pas eu de résistance. Le salafiste a tout simplement cru que son intimidation avait fonctionné. C’est en laissant tranquilles les gens qu’on accepte tout et qu’on en arrive, un jour, à se dire : mais pourquoi n’ai-je pas réagi avant ? ».

Nidhal Chamekh, objet humain non identifié

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Nidhal a 26 ans. Il a grandi dans une famille militante, avec un père emprisonné plusieurs fois, sous Bourguiba puis sous Ben Ali, et une mère syndicaliste. Très vite, il se dirige vers le monde de l’art : il expose pour la première fois à 12 ans, puis entre à l’école des Beaux Arts de Tunis. Un art politique ? « L’art n’est pas un moyen de faire de la politique, la pratique artistique est une fin en soi, elle exprime son sens, son objectif propre. J’ai toujours été engagé politiquement en tant que citoyen, mais si je me suis dirigé vers l’art, c’est pour atteindre un autre niveau de critique, des questionnements plus profonds ».
A l’IMA, Nidhal a choisi d’exposer deux tableaux réalisés avant la révolution, et un autre après. Les deux premiers sont des nus féminins. Des corps déjà usés, effacés. Qui deviennent toile dans la toile. Deux tableaux qui questionnent l’appartenance identitaire, la montée de l’intégrisme aussi. « La toile est un espace de débat démocratique où chacun peut amener ses idées. Ces corps hybrides, anonymes, n’ont pas d’identité. A chacun d’y poser la sienne, de construire des relations, des connexions avec ces corps ». L’univers est sombre, glacial. Nidhal mêle le futurisme noir d’Enki Bilal avec toute la détresse d’un trait à la Egon Schiele. Le troisième tableau explore l’idée de martyr, qui cristallise selon l’artiste les évènements en Tunisie : « C’est la volonté de tout changer, mais sans avoir un programme pré-établi. En Tunisie, en Egypte, en Syrie, les nouveaux martyrs se détachent du martyr traditionnel du moyen orient, qui appartient plutôt à des groupes politiques ou religieux. Là, ça devient plus anonyme, plus naturel, plus instinctif. Le martyr porte en lui les cicatrices de l’impossibilité même de changer les choses ».
Nidhal travaille à la Sorbonne sur sa thèse de doctorat, autour de la notion d’insaisissable. Et pour cause. La révolution tunisienne a été un vrai blocage dans sa pratique artistique. Depuis un an, il ne peint presque plus : « C’est trop tôt. Il faut penser tout ce qui se passe, et je n’ai pas encore assez de recul pour cela. Ce n’est pas évident de saisir en peinture des choses encore en processus. L’objectif d’une activité artistique est de cristalliser une utopie, un ailleurs, un futur à venir. Mais là, on se trouve devancé par la réalité. Ça a surpris tout le monde, même les activistes ». Alors il fait d’autres choses. Dans les ateliers des Beaux Arts, une ambiance soixante-huitarde plane alors qu’il travaille sur des affiches, des sérigraphies, des sites internet, avec des profs et d’autres étudiants. Il met sa créativité au service de la mobilisation des tunisiens de France. Il touche aussi à la vidéo, au son, à la musique. Tout en gardant les pieds sur terre concernant la jeune démocratie : « Ça va prendre des années. Les acteurs de la révolution ne sont pas dupes. On n’a pas encore gagné grand chose, mais ce qu’on a réussi à arracher, c’est le dépassement de la peur, et la volonté de changement. C’est déjà énorme ».

 

 

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