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Banlieues d’Europe : quand la culture investit le champ social

16 mars 2011

Réseau culturel européen pour le développement des pratiques artistiques et culturelles innovantes et participatives, « Banlieues d’Europe » a été fondé au début des années 90 par Jean Hurstel. A l’occasion des rencontres nationales de la fédération française des MJC, le président-fondateur nous livre son parcours et sa conception de la culture.


 

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Jean Hurstel a les cheveux d’un blanc qui s’accorde poétiquement aux volutes de fumée s’échappant de sa pipe amie. L’homme est orateur captivant, passionné par l’histoire et le devenir de la politique culturelle française. C’est lui qui a fondé, au début des années 90, le réseau « Banlieues d’Europe » : « Nous étions alors enfermés, pris au piège des institutions culturelles, d’une certaine conception de l’art pour l‘art, sans ouverture vers le social ou le politique ». Pour sortir de ce piège, Jean Hurstel pense alors la voie européenne, recherchant par-delà les frontières des affinités de sens, auprès des artistes travaillant en lien avec une population, dans les écoles, les prisons, les régions industrielles, les quartiers. Une première rencontre est organisée autour de la question de « l’art et le champ social ». Jean Hurstel se souvient : « Nous nous sommes rendus compte que les expériences les plus riches étaient dans les quartiers. D’où le choix de notre nom, où « banlieues » est à prendre dans le sens français du terme, dans le sens des quartiers sensibles, désavantagés, cumulant les handicaps sociaux. C’était là, pour nous, qu’il fallait travailler en priorité ». Dans bien d’autres pays, les banlieues sont chics, et les difficultés sociales sont cumulées dans des quartiers au cœur des villes : c’est le cas notamment des « inner- cities » anglaises ou belges.

Le réseau aujourd’hui

De l’Irlande aux pays de l’Est, le réseau soutient et met en exergue de multiples expériences artistiques en lien direct avec la population. Y sont réunis 300 partenaires actifs et plus de 5000 contacts internationaux. Acteurs culturels, artistes, militants, travailleurs sociaux, élus et chercheurs, tous se rejoignent derrière l’objectif de croiser les pratiques, d’échanger des informations, de sortir de l’isolement pour valoriser les projets dans les quartiers et auprès des populations mises au ban. Tous les lieux et structures soutenues par le réseau peuvent être retrouvées sur le site du réseau : http://www.banlieues-europe.com. A Marseille, on retrouve des structures telles qu’Adcei, Arts et Développement, Lieux Publics, Cie de la Cité - Maison de Théâtre, Théâtre de La Minoterie, Les Têtes de l’Art, Don’t Sleep et le Centre culturel Sarev.

Chaque année, les « Rencontres » du réseau se tiennent dans une ville européenne. Des séminaires européens ont également lieu, sur des thèmes tels que les nouvelles fêtes urbaines, la relation entre lieux culturels et habitants sur un territoire, la danse hip hop, le dialogue interculturel en actions dans l’espace euro-méditerranéen. Les « Rendez-vous du lundi » enfin, se déroulent depuis 2008 au siège du réseau, à Lyon. L’association invite alors dans ses locaux un partenaire européen pour une rencontre-débat avec les acteurs de la région, le dernier ayant eu lieu fin janvier portant sur le thème "Des médias engagés pour une autre image des banlieues".

Le parcours d’un président

Formé à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art Dramatique de Strasbourg (TNS), Jean Hurstel a fondé le théâtre universitaire en même temps qu’il effectuait des études de philosophie. Passionné par la question de la relation au public et de l’insertion du théâtre dans la cité, il poursuit plusieurs expérimentations à l’usine Alstom à Belfort, dans les quartiers ouvriers de Montbéliard Peugeot et dans le Bassin Houiller Lorrain. De 1992 à 2003, il dirige la Laiterie Centre européen de la jeune création à Strasbourg. Depuis 2003, il est expert dans le programme Urbact de la Commission européenne et président des Halles de Schaerbeek à Bruxelles depuis le 1er juin 2006.
Il publie en 1984 « Jeunes au bistrot, cultures du macadam » aux éditions Syros, puis quatre ans plus tard, « Chroniques culturelles barbares ». En 2006, c’est chez l’Harmattan qu’il sort « Réenchanter la ville », avant son dernier ouvrage, en 2009 chez l’Attribut : « Une nouvelle utopie culturelle en marche ? Essai sur une autre vision de l’action culturelle en Europe ».

Le « pêché originel » de Malraux

En janvier 1959, en plein mouvement de décolonisation, la nation a besoin d’un ciment fort : Malraux devient alors ministre d’État chargé des Affaires culturelles. La culture devient une affaire administrée par l’État. S’il n’est pas l’initiateur des MJC (issues de « la République des Jeunes », créée à la Libération), il est bien le créateur, en 1962, des Maisons de la Culture. Tout ce mouvement culturel se réalise au bénéfice des arts qui ont le plus d’effet sur les masses. En filigrane, la volonté de démocratiser la culture consacrée, et d’élargir l’État-providence aux questions culturelles. Pour Jean Hurstel, cette volonté de démocratisation est louable, mais le « pêché originel » a été consommé : celui de la séparation de l’éducation populaire et de la culture. « Avant, les deux étaient totalement liés. Déjà en 1898, lors de l’affaire Dreyfus, universités populaires, maisons du peuple, conférences, théâtre, musique avaient formé une liaison formidable, terreau du mouvement pro-Dreyfus », souligne Jean Hurstel. Juste avant s’était créé le premier théâtre populaire dans les Vosges. « A chaque crise sociale profonde, on constate une avancée de l’éducation populaire et culturelle, comme lors de la montée des ligues dans les années 30 » ajoute le président. Avant de faire un bilan actuel : « Aujourd’hui l’éducation populaire a perdu sa relation avec le mouvement culturel et les artistes leur proximité avec les territoires locaux. On dévalorise le travail de terrain, et c’est une spécificité française ». En Belgique en effet, les centres culturels locaux gardent dans leur chapeau l’éducation populaire, appelée « permanente ». En Allemagne, la Sociokultur se dresse contre l’establishement culturel. Dans certaines friches industrielles reconverties, une galerie d’art abstrait minimaliste voisine un local de réparation de vélos et une garderie pour enfants : la culture au cœur de la vie des gens, sans hiérarchie. Jean Hurstel veut aussi bien reconnaitre ce qui a réussi : la décentralisation culturelle. « Avec 3000 festivals et programmes culturels, chaque français est à moins de trente minutes d’un équipement culturel : l’offre culturelle est exponentielle. Mais aucune politique de la demande n’a jamais été mise en place. On a de plus en plus d’artistes, de moins en moins de public » déplore-t-il. Aller à la rencontre du public, cela a toujours été au cœur de sa démarche. Lui qui rêvait, lorsqu’il a pris la direction de son théâtre, de voir le grand escalier du TNP descendu par les masses laborieuses et autres comités d’entreprise. « En France, seuls 8 à 9% des gens s’intéressent au spectacle vivant, et les plus gros consommateurs sont les cadres sup de Paris intra-muros. La fréquentation se fait en fonction du niveau universitaire. Sous le deuxième cycle, c’est très rare. Et Bourdieu a démontré avant moi que la pratique était largement héritée », explique Jean Hurstel. Alors qu’il travaille à Montbéliard, il se rend donc au quartier ouvrier Peugeot de La Chiffogne. « J’ai simplement frappé aux portes. J’ai rencontré un môme fou de break-dance, une passionnée de calligraphie, un espagnol qui plantait des arbres à la mémoire de ses frères tués pendant la guerre et qui donnait les fruits aux enfants du quartier, une infinité d’histoires d’une richesse inouïe. Et que proposaient les institutions culturelles à ces gens ? Peinture sur soie et des émaux au centre socio-culturel, et « Mais n’te promène donc pas toute nue » de Feydeau joué dans mon théâtre, peignant les frasques d’une bourgeoisie du début du siècle dernier, sur fond de calculs politiciens » se souvient le président en souriant. Jean Hurstel s’adresse aux responsables de MJC avec un air de général remobilisant ses troupes avant la bataille. « Il faut être des passeurs de frontière. Comprendre où on est et travailler sur les questions au cœur du territoire où l’on se situe, explique-t-il. Le piège, c’est de croire que c’est l’institution qui dirige. Une maison ne peut fonctionner qu’avec la réunion d’un projet, d’une équipe, et d’un milieu. On est metteur en scène au second degré ». Il évoque alors une histoire alsacienne. Là-bas, une campagne d’affichage d’« Alsace d’abord » mettait en avant une femme en costume traditionnel avec un voile islamique. La question faisait débat et choquait les opinions notamment dans les quartiers populaires. Dans l’un d’entre eux, un spectacle a été monté avec les habitants, intitulé « Nous autres », rencontre entre une vieille Alsacienne et un laveur de carreaux turc, spectacle suivi d’un débat avec la population. La formule a rencontré un vrai succès local, avec 45 représentations dans une cave aménagée. Un exemple illustrant l’importance de l’ancrage local des structures socio-culturelles et de leur réflexion autour des questions qui y font sens et écho.

La culture « lien social »

Lorsque le ministère de la culture prend pour thème de réflexion de son forum 2011 la « culture pour chacun », Jean Hurstel y voit une vision de la culture individualiste, consommatrice. Sans notion de collectif. « Or la culture est lien social, c’est sa fonction essentielle » tempête-t-il. Selon lui, aucune culture n’est inaccessible, tout repose dans la relation établie entre les artistes, les institutions locales et les habitants. « J’ai vu pendant neuf mois un projet se monter avec 200 loulous dans un quartier, sur la science contemporaine autour des ouvrages de Kepler. A la clé, une super pièce sur la mécanique quantique. Qui l’eut cru ? », questionne-t-il.

Plusieurs initiatives en Europe, soutenues par le réseau, perçoivent ainsi la créativité artistique non plus comme acte formel, mais comme intervention sociale, sociétale. A Belfast, un carnaval et ses parades fédèrent catholiques et protestants. En Belgique, un travail est mené auprès de sans-papiers, autour de textes accrochés à des branches d’arbre. A Vienne, des magasins vides dans un quartier sont donnés gratuitement à des artistes qui s’y impliquent professionnellement et humainement. « Une enseigne peinte ou de la déco intérieure contre un kilo de patate ou la garde des mômes » plaisante Jean Hurstel. Ces artistes montent des « performances sociales », en prenant les politiques et les gens au piège du système de communication. En se faisant passer pour un journaliste du Spiegel et pour un caméraman de la télé, ils ont obtenu en quelques heures un bus sanitaire pour des SDF qui le demandaient depuis des mois devant la salle d’expo de Vienne. « On soutient les artistes qui se lancent dans l’arène. Loin de la sacralisation du geste artistique propre à l’ère Lang, je pense que l’artiste sacralisé est déjà mort », souligne le président.

De l’art de la contrebande

« Il y a toujours du pétrole, il faut juste trouver le bon endroit où le forer, se plait à métaphorer Jean Hurstel. Le ministère de l’Agriculture peut très bien financer un projet socio-culturel s’il est vendu comme explorant de façon innovante les relations ville/campagne ». L’art de la ruse, de la contrebande, l’art des mots-clés, ces Césames qui ouvrent les portes de la caverne aux financements, tels que « excellence artistique » ou « public empeché ». L’art de répondre dans l’interstice, de se faufiler entre les lignes qui ne parlent plus beaucoup de projet mais davantage de critères, d’évaluation, de comptage. Se réapproprier, travestir des commandes publiques parfois trop détachées du terrain. « Les MJC peuvent initier des projets. Elles ne sont pas des machines à vendre des activités » assure le président, les enjoignant à assumer leur place de combattant des circonvolutions institutionnelles et de la bureaucratisation de la culture.

Bombe atomique sociale

« En France, on a créé une bombe atomique sociale : chômage, femmes isolées, immigration, précarité, dans un univers restreint, en marge de la ville et en déficit d’équipements publics et privés » souligne le président du réseau. Délinquants, dealers, communautaires, islamistes, trafiquants d’armes se succèdent dans nos écrans en effigie de la banlieue. Mais cette représentation et ces discours stigmatisants ne sont pas neufs. On parlait déjà des « barbares » situés aux « marges de la ville » au 19ème siècle. Par son réseau, Jean Hurstel veut axer son soutien vers les pratiques artistiques implantées sur ces territoires. « Car les banlieues sont la plus haute figure du futur : c’est dans les banlieues américaines qu’est né le slam, le mouvement hip hop, c’est là que se développe une nouvelle langue » s’exalte-t-il, les yeux brillants. Comme si le lieu de tous les poids sociaux générait une envolée artistique, une inspiration de la lutte, du combat et de l’évasion. Le réseau veut vaincre un certain sentiment d’illégitimité vis-à-vis des structures culturelles, travailler les pratiques artistiques par ateliers notamment avec les jeunes et favoriser les expos au cœur de l’espace public urbain. Le réseau veut également travailler sur le versant humain de la rénovation urbaine. « La rénovation urbaine délite en soi le lien social, les déplacements de population sont la plupart du temps vécus comme des traumatismes par les habitants » détaille Jean Hurstel. Le réseau s’intéresse donc particulièrement à toute une série d’ateliers mis en place autour de la mise en mot de cette souffrance, de cette violence symbolique d’évacuation de la dimension humaine. Comme à Nantes, où « le bruit du frigo » s’est mis en place au cœur d’une barre HLM coupée en deux par une rénovation. Provisoirement s’est installé là un resto associatif, un potager, et bientôt s’y est développé un questionnement sur les enjeux sociaux actuels. « Car c’est un leurre de penser que c’est l’architecture qui crée du lien social » lance le président. Rapprocher les gens des artistes, et vice-versa, pour en finir avec les idées reçues, comme il le souligne : « La première question que posent les jeunes des quartiers à un artiste c’est combien il gagne. Ils s’imaginent qu’il roule sur l’or, vit dans sa sphère, sa jet-set, alors que bien souvent, il dort dans son atelier non chauffé ».

Orientations à venir

Deux orientations majeures guideront les deux prochaines années d’action du réseau « Banlieues d’Europe ». Tout d’abord, les jeunes. Alors que dans certains quartiers accablés, près de la moitié des jeunes pointent au chômage, Jean Hurstel parle volontiers de génération sacrifiée, et revendique le rôle à jouer par la culture, vers une émancipation individuelle mais aussi par l’accès à des formations aux métiers de la culture pour ces jeunes. Deuxième axe de réflexion, la montée du nationalisme en Europe. La Suède, pilier de la social-démocratie nordique, a elle-même basculé lors des dernières parlementaires. Hongrie, Hollande, Italie, Belgique, Suisse, la vague de nationalisme s’étend. « Et la culture peut répondre à ces défis-là, à sa manière, par la confrontation, le dialogue, la rencontre » explique Jean Hurstel avec foi dans son combat, même s’il a conscience de brandir un fusil contre des bombardiers.

 



 

 

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