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Anti-LGV (et un peu Indignés quand même)

23 décembre 2011

500 personnes ont manifesté samedi matin dans les rues de Marseille, avant de se rassembler devant la préfecture afin de dénoncer l’absence de réelles concertations autour de la (potentielle) future LGV, reliant Paris à Nice. Tracteurs et moutons ont été interdits, mais les manifestants ont été accueillis par une trentaine d’Indignés, qui espèrent « fédérer les luttes ».


 

En ce moment à Marseille, l’actu sociale ne part pas en week-end. Après la fin de semaine agitée de la dernière fois, belote et rebelote : samedi 17 décembre, les événements se sont enchaînés. 7h du matin, simulacre d’expulsion et allers-retours bizarroïdes pour les Rroms de Zoccola ; 9h30, marche des Indignés marseillais ; 11h30, manifestation des anti-LGV. Et des luttes qui s’imbriquent. Un peu.

Côté Indignés :

La mobilisation perd de la vitesse : seule une trentaine des 99 % ont brandi pancartes et slogans dans le froid (quasi) hivernal. «  Les coups de matraque de la semaine dernière ont fait leur effet », invoque un Indigné.
Ca a donné « Faites l’amour, pas les magasins » en plein cœur de THE artère commerçante de Marseille, la rue St-Ferréol. Autant dire que les chalands - sacs de shopping griffés à la main, courses de Noël obligent - n’ont été que moyennement réceptifs au message.
Les Indignés ont pris le parti d’attendre le cortège des Anti-LGV sur la place Felix Baret, face à la préfecture. Ne craignent-ils pas la récupération politique de leur mouvement ? « Même pas peur » !

Et ils se sont fait littéralement submergés par les manifestants anti-LGV - au nombre de 500... Qui ont repris bien timidement le « Nous sommes indignés, indignés, indignés... ».

Côté Anti-LGV :

Eux, soutenus notamment par les Communistes et les Verts, étaient remontés. Car non seulement la préfecture s’était opposée à ce que les manifestants se pointent munis de leurs indéboulonnables accessoires que sont tracteurs et moutons (effet bœuf garanti, comme à Toulon la fois précédente) mais une entrevue leur a été de surcroît refusée. Reçue « par un portier », la délégation a été contrainte de rebrousser chemin : «  les services de l’Etat ne fonctionnent pas le week-end ». Brouhaha dans les rangs. « Nous souhaitons seulement nous exprimer et être entendus. Mais s’ils continuent de nous envoyer la cavalerie [une bonne rangée de CRS, ndlr] on va devoir hausser le ton », explique calmement Didier Cade, viticulteur de la région.

Les « anti » ne veulent de cette LGV « ni ici, ni ailleurs  », véritable leitmotiv de leurs manifestations successives, et réclament que soient étudiées d’autres alternatives (TER notamment) pour développer les transports régionaux et inter-grandes métropoles. Ce qui est notamment reproché, outre le coût « indécent » (20 milliards d’euros à l’horizon 2040), tant chez les détracteurs les plus véhéments que chez ceux qui sont ouverts au dialogue, c’est que « la concertation n’en a pas été une ». Elle a d’ailleurs été suspendue dans les Bouches-du-Rhône et le Var en novembre, compte-tenu de la levée de boucliers constatée. Et justement, le point final de la concertation (sauf concernant la prolongation de la ligne vers l’Italie, qui doit se poursuivre en 2012) a été mis aujourd’hui, avec l’ultime réunion du comité de pilotage en préfecture ce jeudi.

Si le préfet de région Hugues Parant a affirmé que l’objectif d’une mise en service en 2023 était maintenu, il a toutefois demandé à Réseau Ferré de France (RFF, en charge du projet) de replonger son nez dans le dossier, et ce afin de présenter d’ici l’été prochain un projet sur « les besoins en matière de transport de proximité des habitants ». Ne faisant ainsi que confirmer la volonté affichée récemment par la ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement Nathalie Kosciusko-Morizet, suggérant « la poursuite des études complémentaires nécessaires jusqu’à l’été 2012, sur les quatre scénarios et fuseaux associés ». Tandis que le ministre en charge des Transports Thierry Mariani appelait le 2 décembre dernier à « remettre les compteurs à zéro et prendre son temps ».

La LGV PACA est l’un des sujets d’actualité qui ne fait pas consensus au sein de mêmes familles politiques. Ainsi, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin avait soulevé l’incompréhension et l’indignation des pro-LGV, y compris de son camp, en annonçant le 1er décembre sur l’antenne d’Inter que le projet avait « plus que du plomb dans l’aile ».
(Revoir l’intervention du sénateur-maire de Marseille)

Avant de se rétracter le lendemain, affirmant qu’il y voyait « un formidable atout pour le développement économique » de la région.
A gauche, anti et pro LGV se côtoient ; mais globalement, le projet botte les élus, socialistes principalement. Ainsi, pour Patrick Mennucci « la LGV est décisive pour le développement de notre Ville et de son territoire ». Et dans un communiqué Michel Vauzelle, président de la Région PACA, s’est félicité hier « du consensus qui s’est dégagé lors de cette réunion [du comité de pilotage] sur notre volonté collective de poursuivre la réflexion engagée ces derniers mois. [...] C’est un projet vital pour le développement de Nice et des Alpes Maritimes, comme pour l’ensemble de la région et de la France si l’on veut s’inscrire au centre de l’arc méditerranéen ».

- Pour se renseigner sur le projet et les concertations, prenez le train du web direction LGVPACA.

 

 

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