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Agences de notation : les nouveaux gendarmes de l’économie mondiale ?

21 juillet 2011

Crise irlandaise, Etats-Unis au bord de la cessation de paiement, dette de la Grèce qui menacerait la zone Euro, fragilité de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal,... Depuis plusieurs mois, les bons et mauvais points sont distribués par trois agences de notation financière américaines. Au gré de la publication de leurs résultats, les Etats sont sous pression, les marchés s’affolent. Mais que sont ces agences de notation et pourquoi ont-elles un rôle si important dans l’économie mondiale ?


 

1 Quel est le rapport entre dette publique et déficit public ?

Il ne faut pas confondre la dette et le déficit public même s’ils sont étroitement liés.

Le déficit public naît quand les recettes d’un Etat (recettes fiscales essentiellement) sont inférieures aux charges (dépenses budgétaires essentiellement)

La dette publique est l’ensemble des emprunts que l’Etat, les collectivités publiques et les organismes qui en dépendent comme les entreprises publiques ou la Sécurité sociale, qui ont été contractés. La dette publique augmente à chaque fois qu’un déficit public est financé par un emprunt d’Etat. La capacité de remboursement de la dette publique est évaluée par les agences de notation. La dette d’un Etat est aussi appelée dette souveraine.

2 Que sont les agences de notation financière ?

Ce sont des agences privées indépendantes. Les trois plus grandes agences sont américaines. Standard&Poor (S&P), est la plus connue. Viennent ensuite Mood’ys et Fitch. La Chine, quant à elle, vient de fonder sa propre agence : Dagong Global Rating.

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- Quel rôle jouent-elles ?

Elles émettent une notation financière ou une notation de la dette pour un Etat ou rating (en anglais). Pour cela, elles apprécient le risque de solvabilité financière, c’est-à-dire qu’elles notent la capacité d’un Etat à payer les dettes sur le court, moyen et long terme. Les agences de notations examinent donc la fiabilité des obligations, dettes ou produits financiers des entreprises ou des Etats. Elles peuvent donner des notes soit à une entreprise, soit à un Etat (dans ce cas on parle de « notation souveraine ») ou à une collectivité publique, nationale ou locale, soit à une opération financière comme un emprunt, un emprunt obligataire, une opération de financement structurée, ou une titrisation.

Une obligation (Bond en anglais) est une valeur mobilière qui est un titre de créance représentatif d’un emprunt. L’obligation peut être cédée et peut être cotée en Bourse.

La titrisation (Securitization en anglais) est une technique financière qui consiste à transférer à des investisseurs des actifs financiers comme des créances. Par exemple des factures émises non soldées ou des prêts en cours. Par la titrisation, ces créances sont transformées en titres financiers émis sur le marché des capitaux qui sont vendus à des investisseurs. Les investisseurs peuvent alors recevoir les paiements de créances sous forme d’intérêts ou de remboursement principal.

- En quoi consistent les notes qu’elles attribuent ?

Pour la principale agence, S&P, les notations des instruments de financement à moyen terme (plus d’un an) ou long terme (dix ans ou plus) vont de AAA (triple A), qui représente une qualité de crédit la plus élevée, à D qui signifie un défaut de paiement constaté ou imminent.

Le AAA est la meilleure note attribuée. Les investissements sont considérés comme les plus sûrs, le risque quasi nul de faillite à trois ans est considéré comme infime. L’Allemagne et la France bénéficient de cette note.

AA+, AA, AA- représentent des investissements du plus sûrs au moins sûrs : investissements de qualité.

A+, A, A- : qualité moyenne.

BBB+, BBB, BBB- : qualité moyenne inférieure.

B+, B, B- : hautement spéculatif (donc risqué).

CCC+, CCC, CCC- : Mauvaise condition, au bord de la faillite.

D correspond à un défaut de paiement.

- A quels critères répond cette notation ?

Les agences de notation se basent sur certains critères. Pour les États, elles évaluent la situation économique (notamment le déficit public), la stabilité, la politique monétaire et budgétaire,…

- Quels pouvoirs ont-elles ?

Les résultats des agences de notation sont très attendus par les milieux financiers et les Etats. Ils sont devenus des références sur lesquelles reposent les décisions d’investissement. Les agences évaluent la qualité du crédit d’un Etat, c’est-à-dire sa capacité à rembourser. La notation a un effet immédiat sur l’investisseur qui prend en compte cet indice pour se décider. L’investissement sera noté « sûr » ou « pas sûr ». Résultat : ces notes contribuent à fixer les taux d’intérêt des emprunts d’Etat. Par exemple, si l’Etat est bien noté, il pourra emprunter à des taux faibles. En revanche, les taux seront plus importants pour un Etat mal noté. Si l’emprunteur (Etat ou entreprises) a une note faible, l’investisseur éventuel proposera des taux d’intérêt plus élevés, incluant une prime de risque pour couvrir la perte éventuelle.

- Pourquoi sont-elles critiquées ?

Rappelons qu’une critique structurelle porte sur leur origine géographique : les agences de notation sont exclusivement américaines. En outre, elles sont financées par les institutions qui veulent être notées. Ce qui peut entraîner des surnotations dans le cas d’entreprises. En ce qui concerne les Etats, c’est théoriquement gratuit. Mais les pays qui payent voient leur situation mieux analysée. Les agences ont surtout été très critiquées lors de la crise des subprimes, car elles ont décerné des notes positives à certains actifs qui allaient être qualifiés de toxiques quelques semaines après. Elles n’ont pas anticipé la crise. Par exemple, une heure avant la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, l’agence Fitch Ratings la notait A+ . Autre grief, les notations financières sont devenues un élément tellement essentiel des marchés financiers que l’annonce par une agence de la baisse d’une notation a un impact immédiat sur le coût de financement de l’entreprise (ou de l’Etat). De plus, en période de crises, les notations peuvent avoir des effets pervers, en provoquant de nouvelles paniques. La Commission européenne est en guerre ouverte contre ces agences, notamment sur la récente notation de l’Irlande (voir plus bas). Le monde politique commence à admettre que leur fonctionnement est à revoir.

- Par quoi pourrait-on remplacer les agences de notation ?

Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois et président de l’Eurogroupe prône la création d’une agence de notation européenne. Mais sa légitimité auprès des prêteurs sera difficile à asseoir. Le danger serait de surnoter les entreprises de l’Union Européenne (UE). Le plus légitime serait de fonder une agence internationale de notation, sous l’autorité du FMI ou de la Banque Mondiale.

- Les agences de notation sont-elles le nouveau gendarme du monde économique ?

Les Etats du monde entier redoutent les notes des agences de notation sur la capacité à gérer leur dette souveraine. Après avoir baissé la note de l’Italie, de l’Irlande, de l’Espagne et de la Grèce et menaçant de le faire pour les Etats-Unis, les agences de notation, toutes privées, jouent un rôle clef dans l’économie mondiale.

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3 Quel est l’état des dettes dans le monde et la notation des agences ?

- La crise de la dette des Etats-unis : le bras de fer Obama-Républicains

A l’heure où nous écrivons, le président américain Barak Obama tente de faire accepter une hausse du plafond de la dette souveraine aux sénateurs. La dette fédérale américaine s’élève à 14 300 milliards de dollars (soit un peu moins de 10 000 milliards d’euros) et le plafond légal de la dette - fixé par le pays lui-même - est de 14 294 milliards de dollars. Tout nouvel emprunt doit faire l’objet d’une demande au Sénat. C’est le cas aujourd’hui. Cette demande du relèvement légal du seuil légal de la dette est fréquente, le président américain l’a déjà obtenue en avril dernier. Mais aujourd’hui les sénateurs républicains, après avoir joué le rapport de force, ont imposé une condition à leur « oui » : la réduction des dépenses publiques. Politiquement opposés, les démocrates se battent pour une réduction des dépenses publiques par le biais des recettes fiscales et les républicains opteraient pour des coupes sombres dans le budget fédéral. Mercredi 20 juillet, un accord pourrait avoir été trouvé avec un plan qui prévoit une réduction des dépenses de 3.600 à 3.700 milliards de dollars sur 10 ans. En plus des modifications aux grands programmes sociaux américains, le plan comprendrait une hausse des recettes de l’Etat fédéral, non pas en augmentant les impôts, mais en réformant le système fiscal. Si un accord effectif n’a pas été obtenu, le 2 Août 2011, les Etats-Unis ne pourront plus financer leur déficit. La semaine dernière, l’agence Moody’s a affirmé qu’elle abaisserait la note AAA des Etats-Unis s’ils venaient à faire défaut sur leur dette.

- La France bonne élève, mais pour combien de temps ?

Notre pays bénéficie de la note AAA (comme l’Allemagne), ce qui lui permet d’emprunter à des taux avantageux pour refinancer sa dette et pour compenser ses déficits. Mais elle reste sous pression. Elle demeure le 19e pays le plus endetté au monde, par rapport à son PIB. A la fin mars 2011, la dette française était de 1646,1 milliards d’euros, soit 84,5 % du PIB.

- Note en baisse pour l’Italie :

Sa note vient d’être revue à la baisse en mai dernier. L’agence de notation Standard & Poor’s a fait passer de "stable" à "négative" sa perspective pour l’Italie, évoquant de faibles possibilités de croissance et des chances réduites de réduire la dette du pays. Alarmé, le parlement italien vient d’adopter un plan d’austérité pour parvenir à un équilibre budgétaire en 2014.

- Dégradation de la note pour l’Espagne :

La note de l’Espagne donnée par l’agence de notation Moody’s est passée de "Aa1" à "Aa2" en mars dernier, soit une baisse d’un cran de la note souveraine de l’Espagne, avec une perspective négative. L’Espagne reste toutefois bien notée. Moody’s estime que "le coût éventuel de la restructuration bancaire dépassera les estimations actuelles du gouvernement, entraînant une nouvelle hausse du taux de dette publique". Et Moody’s évoque ses doutes quant à la capacité de l’exécutif espagnol de parvenir à une amélioration structurelle et durable des finances gouvernementales.

- La Grèce dans la tourmente :

La dette grecque atteint 160% du PIB. Après l’agence de notation Standard & Poor’s, l’agence Fitch a abaissé de trois crans la note de la Grèce à CCC contre B+, à la mi-juillet. Jeudi 21 juillet se tient un sommet des dirigeants européens pour plancher sur un deuxième plan de sauvetage de la Grèce. Le sommet doit permettre de contenir une contagion de la crise financière grecque au reste de l’Europe et de stabiliser l’Euro. Le premier plan de sauvetage avait alloué à la Grèce 110 milliards d’euros de la part de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI). Des solutions sont possibles, comme le rachat de la dette grecque ou la participation du secteur privé à la crise par le biais d’une taxe bancaire. Les gouvernements de la zone Euro pourraient envisager l’instauration d’une telle taxe pour faire participer le privé au sauvetage des finances publiques de la Grèce, a affirmé le quotidien allemand Die Welt lundi dernier.

- Portugal rétrogradé :

Début juillet, Moody’s a également dégradé de quatre crans la note du Portugal ainsi que de quatre de ses banques. L’agence redoute que le Portugal ne tienne pas ses engagements en matière de réduction de déficit pris envers l’UE et le FMI. Un prêt de 78 milliards d’euros avait été octroyé et le pays s’est engagé à un plan de rigueur pour ramener son déficit public de 9,1% du PIB en 2010 à 5,9% en 2011, puis à 3% en 2013.

- Note en baisse pour l’Irlande :

L’agence de notation Moody’s , a abaissé la note de sa dette souveraine d’un cran, de Baa3 à Ba1, avec une perspective négative. Depuis plusieurs mois, Dublin demande une baisse des taux d’intérêt de ses prêts européens, mais la France s’y oppose.

Pour aller plus loin, il est utile de se rendre sur le blog d’Olivier Berruyer : http://www.les-crises.fr

 



 

  • "Handala est le témoin de cette ère qui ne mourra jamais"

    On ne dit pas Algériens de France ou en France car ils sont français.

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  • 3es rencontres nationales des luttes de l’immigration (1/4) Saïd Bouamama : « L’impérialisme existe encore »

    Faire des conférences c’est bien mais...
    S Bouamama, un sociologue engagé ? quand on tape son nom sur internet et qu’on voit le nombre de fois qu’il s’est "engagé" en étant.... payé, c’est impressionant. beaucoup de ses travaux sont des réponses à des commandes publiques
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    par Hakim le Janvier 2015 à 10h09
  • Marseille : la Ville communique sur sa lutte contre l’habitat indigne

    bjr il suffit de venir au parc kalliste voir dans quel l’etas sont les appartement de marseille ,ils les laisse se dégrader ,ils n’ont méme pas pris la peinne de fermer les volets de certain d’entre eux sachant qu’ils risque de tombé a tous moment surtou quand le vent souffle ,puis apres c’est facile de demander de classé le batiment en carence !!!!mdr !!!

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