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A couteaux tirés chez les Le Pen

11 juin 2014

Après une énième sortie vaseuse et nauséabonde dont il est coutumier, Monsieur Jean marie Le Pen s’est vu, pour la première fois, recadré publiquement par sa fille Marine, présidente du front National. Le site officiel du parti n’hébergera plus ses petites vidéos, postées hebdomadairement, témoins de ses humeurs et de ses réactions face à l’actualité. « Si je les emmerde, il n’ont qu’à me tuer, je ne me suiciderai pas. » répond-il.


 

Alors, puisque les couteaux sont de sortie, arrêtons nous un instant sur celui du Père. Un poignard d’un genre très particulier, perdu dans la casbah d’Alger en 1957 et dont l’histoire est ressortie en avril 2002, à la mort de Monsieur Mohamed Moulay, son dernier « propriétaire ».
Ce soir là, en pleine guerre d’Algérie, un jeune officier français et ses hommes, torturent à mort un homme devant sa famille. Le supplicié, Ahmed Moulay est le père de Mohamed, alors âgé de 12 ans. Au petit matin, le jeune lieutenant quitte les lieux du crime, laissant sur place son couteau que le petit garçon, sans savoir pourquoi cache aussitôt. Cette arme ne faisait pas partie de l’attirail règlementaire des forces armées française et pour cause ! C’est un poignard des jeunesses hitlériennes, dont la lame forgée dans la Ruhr vers la fin de la seconde guerre mondiale, est gravée au nom de son propriétaire : J.M. Le Pen.
Cette détention, surréaliste de la part d’un officier français quelques années après la libération, en dit long sur la sincérité de son engagement aux cotés de la résistance (vers la fin des hostilités) et sur sa notion du patriotisme. Se déclarer de défendre la France et ses valeurs, quand déjà, à l’époque, ont est vendu à l’ennemi…
Cette détention toute particulière jette aussi une lumière crue sur les saillies pseudo humoristiques de celui qui fut si longtemps président de son parti, le front national. Il n’y a donc jamais eu de second degré. Bien au contraire, cela a toujours été une parole libre et consentie, traduisant ses convictions profondes.
Aujourd’hui, la présidente du front national tente par tous les moyens de « dé diaboliser » sa formation politique. Il est fort possible, qu’étant d’une autre génération, Marine Le Pen ne partage pas l’intégralité des pensées de son père. Mais si lui, est plus proche du père Lachaise que de l’Élysée, il n’en demeure pas moins que le Front National reste le parti qu’il a fondé et dirigé jusqu’en 2012. Les virulents et les haineux de type Gollnish, ou Maigret, son toujours présents. Et s’ils se taisent, c’est parce qu’ils ont compris que, grâce à la fille du chef, la victoire, pour la première fois, devient possible.
Ne nous y trompons pas, il faudra beaucoup plus que l’interdiction du site internet au patriarche et l’exclusion, qui reste à démontrer, de quelques cadres du parti, pour transformer cette formation d’extrême droite en mouvement souverainiste bon enfant à la Dupont Haignant.

 

 

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