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40 ans de Politique de la Ville vu par Michel Bonelli.

24 octobre 2017

Drôle de commémoration quand celle-ci est attaquée de tout bord. Même le député du 15ème et 16ème arrondissement de Marseille, Saïd Ahmada veut sa disparition pour revenir au droit commun quand de nombreux habitants de sa circonscription en sont les bénéficiaires. Et que sur ce terroir la rénovation urbaine est à l’œuvre permettant la réfection de nombreuses cités qui en avaient bien besoin. Bien sur la politique de la ville a dans l’ensemble plus profité au bâti qu’aux individus c’est un fait et que Vinci s’en porte mieux qu’un chômeur de La Calade, dont acte. Sur le plan des habitants la politique de la ville dés sa création a été faite au détriment de l’Education Populaire dans les quartiers dont les acteurs été les grandes fédérations comme Léo-Lagrange, les Centres Sociaux, les Maisons des Jeunes et de la Culture et bien d’autres avec une mainmise de l’état et des collectivités locales sur les quartiers en difficultés où œuvrer ces organisations. Il y avait là un désir d’organisation générale, de planification et parfois de reconquête d’établissement avec la municipalisation de certains : une Maison Pour Tous Léo Lagrange après une rupture de convention passait sous le contrôle de la ville. Les communes se dotèrent d’élus à la politique de la ville pour à la fois appliquer les directives de Paris tout en donnant un particularisme local aux actions menées. La décentralisation de 1982 et l’arrivée de la gauche au pouvoir verra la nomination d’un ministre d’état, ministre de la ville M. Delebarre en 1990 sous Rocard. Pour la première fois en France on allait faire une politique sociale particulière réservée à des territoires définis et à des populations précises. Nous sortions du droit commun et de l’unicité de l’action de l’état. On faisait deux catégories de français ou de résidents en France. La politique de la ville comme son nom l’indique oublia le monde rural et la misère qui n’a cessé d’y grandir depuis 40 ans.


 

En parallèle on a mis en place par le biais des emplois aidés le traitement social du chômage en créant des postes qui profitèrent en particulier au monde associatif. Les premiers furent les TUC (Travaux d’Utilité Collective) crées en 1984 par Fabius et abrogés en 1990 pour donner naissance au Contrat Emploi Solidarité (CES). Pourquoi en sommes nous arrivés là ? Un peu de réflexion et d’histoire s’imposent. Taux de chômage en 1977, 5,1% en 2017, 9,6% après avoir dépassé la barre des 10% dans les années 80-90. Dans le même temps nos quartiers ont connu la fin de la mixité sociale et raciale. Les populations européennes et immigrés ou leurs descendants qui ont réussi socialement ont quitté les quartiers défavorisés. Nous sommes passés de quartiers ouvriers à des quartiers où les populations issues du Maghreb et d’Afrique noire sont de plus en plus nombreuses avec une concentration de la misère sur certains territoires. Le trafic de drogue qui a commencé dés le début des années 70 à très grande échelle à perdurer, monté en puissance pour devenir une composante de l’économie de ces zones. Il est avec l’aide sociale un des régulateurs de la paix civile. Sans ces profits qui irriguent des quartiers nous connaitrions des émeutes de la misère. La suppression, la diminution des emplois aidés qui frappe le monde associatif et en partie les établissements scolaires est la première attaque ciblée sur ces milieux précaires depuis des lustres avec la baisse du subventionnement des structures. Personne n’avait osé avant. De même que le gel de crédit de la politique de la ville en 2017 soit 46,7 millions marque peut-être l’envie de nouveau pouvoir de tout changer sans pour l’instant planifier un vrai plan à l’échelle du défi et du mal être de ces populations. La politique de la ville n’est pas la panacée à tous les problèmes sociaux. Mais c’est une forme de réponse parfois mal ficelée à de vrais problèmes. Y toucher nous fait prendre des risques à l’échelle nationale, sans parler du désastre sociale de nos territoires et départements d’outremer. Dans les quartiers politique de la ville nous avons vu un autre phénomène inquiétant : la montée de l’islam radical et les jihadistes français partis au Levant sont souvent des anciens enfants de ces territoires ainsi que les terroristes qui ont frappé ces derniers temps. Ces enclaves de la république sont aussi le lieu du clientélisme politique qui a nourri la corruption et le communautarisme à des fins électives. Les difficultés de l’état et de l’économie : raréfaction de l’argent public, coupes sombres dans les services publics, chômage endémique, etc. ont sur ces quartiers un impact négatif dont la violence sociale est décuplée du fait qu’elle touche des publics précaires.

Comme promis retour sur l’histoire : 1973, création du groupe de réflexion Habitat Vie Sociale (HVS) mission d’étudier les moyens d’améliorer les relations sociales dans les grands ensembles – 1976, dernier bidonville détruit à Nice, Comité d’Etudes sur la Violence, la Criminalité et la Délinquance (CEVCD), Fonds d’Aménagement Urbain (FAU) pour financer l’aménagement des centres villes et de leurs quartiers – 1977, Habitat et Vie Sociale réhabilitation des cités HLM premier plan banlieue lancé par Jacques Barrot, 50 opérations jusqu’en 1981 – 1979, émeutes à Vaulx en Velin, à Villeurbanne dont le maire socialiste veut raser la cité Olivier de Serres ce vivier à délinquance – 1980, assassinats de A. Lareiche à Vitry (15 ans), de L. Ben Mohamed à Marseille (17 ans), un bulldozer détruit l’escalier d’un foyer de travailleurs maliens à Vitry à l’initiative du maire PC P. Merciera et avec le soutien de G. Marchais – 1981, la gauche au pouvoir avec Mitterrand, émeutes tout l’été : Minguettes, Vénissieux, Vaulx en Velin, loi permettant aux étrangers de créer des associations, Commission Nationale pour le Développement Social des Quartiers (CNDSQ) pour lutter contre la ghettoïsation des quartiers défavorisés, 20 sites classés, les Zones d’Education Prioritaire (ZEP) sont crées – 1982, décentralisation, création des missions locales pour l’emploi, rapport Bonnemaison : « Face à la délinquance, prévention, répression, solidarité » - 1983, rapport Dubedout : « Ensemble refaire la ville », création du Conseil National de Prévention de la Délinquance (CNPD), meurtre d’un enfant à la Courneuve Cité des 4000 visite du président, mission Banlieue 89 Roland Castro pour lutter contre l’enclavement des quartiers, arrivée à Paris de la Marche des Beurs pour l’égalité et contre le racisme – 1984, Comité Inter Ministériel pour les Villes (CIV) ? Fonds Social Urbain (FSU), programme « Mieux vivre dans la ville », création du diplôme d’animateur DEFA – 1986, cohabitation la droite revient au pouvoir, gel des crédits de Banlieue 89, le CNDSQ rattaché au ministère de l’Equipement – 1988, retour de la gauche au pouvoir, ilotage dans les quartiers, Yves Dauge délégué interministériel à la Ville, on crée le CIV (Comité Interministériel des Villes) et la DIV (Délégation Interministérielle à la Ville) et au développement social urbain, 400 quartiers en difficulté recensés, on prépare le RMI (Revenu Minimum d’Insertion) – 1989, Xème plan, 400 conventions DSQ signées, Rocard définit le principe de Développement Social Urbain (DSU) pour l’intégration des quartiers dans la ville, création du Haut Conseil à l’Intégration – 1990, émeutes à Vaulx en Velin, Assises de Banlieue 89 Mitterrand promet de changer la ville en cinq ans, création du ministère de la Ville – 1991, 13 sous-préfets à la ville, émeutes à Sartrouville, au Val Fourré, à Mantes la Jolie, décès de A. Ihiche (18 ans), D. Chettouh (18 ans), Y. Khaïf (23 ans), premiers Grands Projets Urbains (GPU) : banlieue parisienne, Vénissieux, Marseille, Roubaix, Tourcoing, Service National Ville (SNV) – 1992, Assise des jeunes des banlieues à Lyon, B. Tapie ministre de la Ville, il souhaite le parrainage des quartiers par les grandes entreprises et l’intégration par le sport, PLS (Plan Locaux de Sécurité) – 1993, PLIE (Plan Locaux d’Insertion par l’Economique), droite au pouvoir avec la mise en place d’un plan de relance pour la ville, émeutes à Melun – 1994, Contrats de Ville 750 communes, 1300 quartiers, programme européen URBAN 1994 1999 en faveur des quartiers défavorisés 8 sites en France, émeutes à Rouen, Garges les Gonesse, Avignon, Pau, décès d’I Sy (18 ans), de P. Huynh (16 ans), M. Tajra (17 ans), A. Read (24 ans) – 1995, élection de Chirac, émeutes au Havre, à Noisy, à Nanterre et à Laval, Jean-Claude Gaudin ministre de l’aménagement du territoire, de la ville et de l’intégration – 1996, plan Juppé pour la ville, 750 zones urbaines sensibles, zones franches urbaines (ZFU) – 1997, cohabitation la gauche gouverne avec Chirac, emplois jeunes, police de proximité, contrats locaux de sécurité, émeutes à Dammarie Les Lys, Lyon, Strasbourg, mort de A. Bouziane (16 ans), F. Fernandez (24 ans), 50 voitures incendiées la nuit de la Saint-Sylvestre dans la capitale alsacienne – 1998, Rencontres des acteurs de la ville pour le bilan de 15 ans de politique de la ville, Chevènement parle de sauvageons, deux comités interministériels des villes : politique urbaine, cohésion sociale, rôle des préfets, Contrats de Ville 2000 2006 – 1999, CMU, 1er festival international de la ville à Créteil, contrats de ville 1300 quartiers, 6 millions d’habitants concernés (environ 10% de la population), 50 projets de ville (GPV), 30 opérations de renouvellement urbain (ORU), émeutes à Vauvert – 2000, émeutes à Grigny, à Corbeilles et à Combs la Ville, mort d’A. Rezgui (19 ans), loi SRU solidarité et renouvellement urbain – 2001, incidents à Metz et à Thonon, le CIV décide 10 milliards de subventions nouvelles d’ici 2006 et 25 milliards de prêts à taux réduit pour les quartiers difficiles, le FAS (Fond d’Action Social) crée en 1958 dans le cadre du plan de Constantine pour le développement de l’Algérie et ensuite centré sur l’action en faveur des immigrés devient FASILD (Fond Social pour l’intégration et pour la lutte contre les discriminations) l’intégration et la lutte contre les discriminations sont privilégiés – 2002, réélection de Chirac et retour de la droite à l’exécutif, opération Talents des Cités, J-L Borloo ministre de la Ville, émeutes aux Mureaux et à Strasbourg – 2003, lancement du Programme National de Rénovation Urbaine (PNRU), de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) et de l’Observatoire National de la Délinquance – 2004, Borloo lance un plan de cohésion sociale, jour de l’an 324 voitures brulées en France – 2005, Sarkozy promet de nettoyer le quartier au karcher Cité des 4000 à la Courneuve après la mort de S. Ahmed (11 ans), octobre début des émeutes urbaines à Clichy après la mort de Zyed et Bouna, état d’urgence du 8 novembre à janvier 2006, bilan 4770 personnes interpellées, 4402 gardes à vue, 763 écrouées dont plus de 100 mineurs, 422 majeurs condamnés en comparution immédiate, 250 millions d’euros de dégâts 80% pour les collectivités territoriales 20% pour les personnes privées dont 9193 véhicules brûlés, les esprits s’échauffent, Sarkozy : « il y a plus de problèmes pour un enfant d’immigré d’Afrique noire ou du nord que pour un fils de suédois », Gérard Larcher, Bernard Accoyer, Hélène Carrère d’Encausse : « La polygamie est une des causes de la violence urbaine », Alain Finkielkraut : « On aimerait réduire ces émeutes à leur dimension sociale mais il est clair que cette révolte à un caractère ethnique et religieux » déclaration faite au quotidien israélien Haaretz – 2006, émeutes à Montfermeil et à Clichy sous Bois – 2007, Sarkozy président, création du ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement, discours de Dakar, premier gel des emplois aidés, Fadéla Amara est secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville et y restera jusqu’en 2010 –

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Photo Anne-Aurélie Morell / Med In Marseille ©

2008, Fadéla Amara présente son plan Espoir Banlieues à Vaulx en Velin : généralisation des écoles de la deuxième chance, internats d’excellence, contrat d’autonomie, embauche de 11 000 jeunes en CDD ou CDI, 500 millions d’euros prévus pour désenclaver les quartiers sensibles, déploiement de 4000 policiers dans les quartiers, garantie du financement des associations, un représentant de l’Etat par quartier…le plan Marshall pour la banlieue qui n’ira pas jusqu’au bout, souffrira du sous-financement et des désaccords croissants entre Fadéla Amara et le président. La crise économique de 2008 fera le reste avec la baisse du nombre des fonctionnaires.

– 2012, élection de François Hollande et retour de la gauche au pouvoir, relance des emplois aidés – 2013, effort budgétaire pour les communes fragiles dont Sevran, 120 millions d’euros pour la dotation de solidarité urbaine (DSU) soit un doublement par rapport à 2012, augmentation de 50% de la dotation de développement urbain (DDU) de 50 à 75 millions d’euros de 2012 à 2013 – 2014, loi de cohésion urbaine, fin des Zup, Zep, Zus, c’est la mise en place du REP, réseau d’éducation prioritaire, second plan national de renouvellement urbain (PNRU2) élargi aux transports, aux copropriétés, aux économies d’énergie, aux équipements culturels et sportifs, dotation de 5 milliards – 2015 à 2017 dans le cadre du nouveau PNRU 399 projets ont été signés, dernière année d’Hollande 420 000 emplois aidés – 2017, élection de Macron, nous avons évoqué la situation au début, mais le gouvernement propose l’action « Inventons les territoires de demain » d’octobre 2017 au printemps 2018 pour commémorer les 40 ans de la politique de la ville. Il y aura des manifestations à l’initiative de l’Etat et des collectivités. Les collectivités territoriales, les conseils citoyens, les bailleurs, les opérateurs culturels, les établissements scolaires et les associations pourront monter des projets qui seront labellisés après examen et cofinancés. Ces projets devront parler des quartiers et de leurs habitants, promouvoir une image positive : progrès accomplis, parcours de réussite, etc. Montrer l’apport de la politique de la ville aux habitants, aux politiques publiques et à la société française. Cela pourra prendre forme d’expositions, de reportages, de recueils de témoignages, de manifestations culturelles, d’actions de communication, de publications, d’événements, etc. Cela devra contribuer à la réflexion et donner un nouvel élan à la politique de la ville. Une fête pour la politique de la ville avant qu’elle ne soit défaite ? L’avenir nous le dira. Sans pessimisme aucun je sens des signes négatifs s’accumuler. Le 16 octobre à Grigny 150 maires ont lancé un appel au gouvernement pour un sursaut en matière de politique de la ville lors d’états généraux sur cette thématique. Ils dénoncent la baisse des crédits de 500 à 400 millions et ils demandent 1 milliard. Il faut que le fond d’aide de 100 millions pour les 50 villes les plus fragiles soit vite opérationnel. N’oublions pas que la politique de la ville c’est entre 0,5 et 0,6% du budget de l’Etat. Il faut recréer un ministère de la ville au plus vite. Stéphane Gattignon, maire de Sevran, salue le travail mené en son temps par M. Borloo mais depuis cela stagne. Il souhaite une réécriture des règles surtout en ce qui concerne la péréquation, c’est-à-dire le reversement par l’Etat aux communes pour leur fonctionnement d’une partie de l’argent des impôts des français. Celle-ci doit prendre en compte bien sur la démographie mais aussi l’âge des habitants, leur richesse et la présence d’entreprises dans les communes, etc. Ce qui n’a pas été fait dans la loi de 82-83 et ses modifications successives. Sans cela nous allons atteindre des points de rupture. Enfin j’achèverai mon propos sur un sujet qui me tient à cœur : la politique de la ville n’a pas pu empêcher la réapparition des bidonvilles, faute d’en avoir la compétence et les moyens. En France en 2017 160 000 personnes environ y vivent dont 36% de mineurs. Alors oui il faut une politique de la ville pour les temps à venir adossée à un grand plan de lutte contre la pauvreté et y mettre les moyens à l’échelle des problèmes. Une grande réforme doit être faite en évitant toute brutalité administrative et solution expéditive. Sans cela nous aurons une explosion sociale sans précédent, des nouvelles jacqueries. N’oublions pas qu’indirectement l’amélioration de la vie des gens et leur redonner un peu d’espoir concours à lutter aussi contre le radicalisme religieux voie d’entrée dans le terrorisme.

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Nicolas Sarkozy enterre la promesse d’un plan Marshal pour les banlieue à l’Elysée, en 2009. Nous étions à l’Elysée, comme de nombreux invités dont le fameux jeune qui deviendra terroriste. Quelle destinée pour Amédy Coulibaly, si un véritable plan eut été mis en place ? Photo Anne-Aurélie Morell / Med In Marseille ©

Notes :

Les cinq communes de France de plus de 20 000 habitants où le taux de pauvreté est le plus élevé (source 2013) : Grigny 44,8% des habitants – Clichy sous Bois 44,5 – Roubaix 42,3 – Aubervilliers 41,9 – La Courneuve 41,7. Des noms que vous retrouvez dans la chronique.
Les cinq communes où le nombre de pauvres est le plus élevé (source 2013) : Paris 2 109 851 habitants 341 203 pauvres – Marseille 800 880 h 204 093 p- Toulouse 393 269 h 72974 p – Nice 352 752 h 71 287 p – Lyon 453 372 h 65 653 p. Comme quoi la misère est aussi au cœur de nos métropoles.
Les cinq arrondissements de grandes villes où nous avons le taux de pauvreté le plus élevé sont tous marseillais : 3ème, 15ème, 2ème, 1er, 14ème et cela va de 52,8% à 39,6%.
Sur les bidonvilles à lire dans la revue Urbanisme deux travaux sur Marseille : « Marseille état des lieux » Marion Serre, Marie Segonne, architectes, étude de 2012 à 2015. Cartographie des bidonvilles et politique de gestion des indésirables – « Instrumentalisation des espaces roms dans la ville » Elisabetta Rosa, architecte-urbaniste. A Marseille la gestion des espaces roms constitue le Cheval de Troie d’une progressive normalisation urbaine.

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Plan Espoir Banlieues, beaucoup de réunions pour pas grand chose. Ici celle de Dreux le 6 février 2009. Photo : Ahmed Nadjar - Med in Marseille ©

 



 

 

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