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3es rencontres nationales des luttes de l’immigration. (4/4) Quelles perspectives pour un mouvement politique ?

1er décembre 2011

Après les éditions d’Aniche, dans le Nord, et de Marseille, l’an dernier, les troisièmes rencontres nationales des luttes de l’immigration se sont achevées dimanche dernier, à Créteil. La quarantaine d’associations présentes a planché, durant toute la matinée dominicale, sur les perspectives de la mise en place d’un réel rapport de force politique pour les luttes des associations de l’immigration et des quartiers populaires. Les débats ont été houleux et difficiles, mais une déclaration commune a finalement pu être votée. Elle laisse se profiler deux approches, deux stratégies de mise en place du bras de fer politique. A suivre.


 

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« Quand il y a une volonté, il y a toujours un chemin », dit un vieux proverbe universel. Encore faut-il savoir trouver le bon pour ne pas s’égarer. Les participants aux 3èmes rencontres nationales des luttes de l’immigration en ont fait l’expérience, dimanche dernier, à Créteil. Les discussions devaient prolonger la déclaration commune établie lors du 4ème FSQP, deux semaines plus tôt, à Saint-Denis, actant la création d’un « Front Uni Politique Autonome des Quartiers Populaires et des Immigrations pour défendre les intérêts et les droits moraux, civiques, matériels, culturels, sociaux, économiques et politiques des habitantes et des habitants qui y vivent ».

La déclaration du FSQP affichait la vocation de ce Front : « être l’expression politique de notre identité commune ». Et c’est là que le bât blesse. Pour commencer, quelle identité commune définir ? Et quelle expression politique lui associer ?

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les inscriptions étaient obligatoires pour le débat de dimanche, pour éviter « la pollution » des débats par les partis politiques

Tous les participants semblaient se rejoindre sur certains grands combats à mener : pour le droit de vote des étrangers, contre les crimes racistes, l’islamophobie, les contrôles au faciès, contre les logiques actuelles de la politique de la ville. Certains autres points étaient d’une clarté plus relative. Notamment concernant la tonalité d’extrême gauche qui ressortait souvent des exposés présentés à l’estrade. A comprendre, la situation des banlieues de l’hexagone comme conséquence de l’impérialisme. Et donc la priorité absolue de le combattre, ainsi que le néo-libéralisme ambiant. Le positionnement idéologique, s’il transparait dans les discours, n’est pas inscrit clairement dans la déclaration. On se demande, à la limite, s’il ne serait pas plus honnête de qualifier le Front Uni de mouvement d’extrême gauche. Dès lors, quid des militants de l’immigration orientés à droite de l’échiquier politique ? Ils existent, et ont pourtant leur place dans les luttes pour l’égalité des droits. On sait bien que définir une identité de groupe, c’est aussi et d’abord exclure. Reste à savoir où placer la frontière. Par ailleurs, dans la salle cristelloise, les têtes noires pouvaient se compter sur les doigts d’une main. L’immigration que souhaite défendre et représenter le Front Uni ne serait-elle donc que maghrébine, post-coloniale ? Plusieurs questions ont divisé les participants, et notamment celle de la place à accorder, au sein du mouvement éventuel, à une question comme la Palestine. Si certains la situent au cœur de leur lutte et de leur engagement, d’autres ont rappelé qu’il s’agissait peut-être de regarder plus près de nous et de voir sous nos fenêtres, dans nos banlieues françaises, d’autres prisons, elles aussi à ciel ouvert.

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les organisateurs et l’assemblée, à Créteil

 

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les organisateurs et l’assemblée, à Créteil

Au-delà du flou entourant la question identitaire, se posait également la question de la forme à donner à l’expression politique de ce Front. Tous les participants étaient d’accord sur un point : la nécessité d’établir un rapport de force politique pour imposer à l’agenda médiatique et politique un certain nombre de dossiers et de luttes, déjà listées plus haut. Les divisions sont apparues lorsque les discussions ont porté sur les moyens d’établir ce rapport de force politique. Mouvement politique avec adhésion à titre individuel ? Front associatif centré autour de grandes mobilisation communes, coordonnées nationalement ? Les débats ont été pour le moins houleux. Les meneurs du FSQP estimaient que l’idée d’un simple front associatif coordonné ne ferait que doublon avec le leur. Qu’il fallait être ambitieux, ne pas partir « avec le frein à main ». Que le mouvement devra « prendre son temps pour mûrir » mais qu’il devait naître, sous peine d’assister à la victoire prochaine du populisme dans les quartiers. D’autres, dans l’assemblée, estimaient pour leur part que la maturité nécessaire pour construire un mouvement politique n’était pas encore là.

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Mohamed Mechmache, président d’ACLEFEU

Des associations comme ACLEFEU n’ont pas attendu de réponse à la question pour toucher la base, localement, dans les quartiers, et enclencher un gros travail d’incitation à l’inscription sur les listes électorales. Un travail en amont qui, s’il n’est pas suivi par une proposition, une perspective concrète pour les jeunes des quartiers, risque fort d’être récupéré par les partis existants ou de générer une amertume encore plus forte vis-à-vis du politique. Dans les débats, beaucoup de contestation, d’indignation, beaucoup de fronts de lutte, mais finalement peu de propositions qui viennent constituer un projet de société, cœur d’un mouvement politique. Notamment sur des questions telles que la politique de la ville.

Bien sûr, les 3èmes rencontres ne sont pas le monde des bisounours. Il est sain et productif de rendre visibles les divergences d’un groupe pour les discuter. Mais dimanche, malgré les efforts soutenus du staff, les querelles d’égo, de clochers ont été difficiles à surmonter. Comment faire groupe lorsque chacun renvoie à la figure de l’autre son niveau de militantisme ? La machine semble trop grosse, les débats autour de l’idée de ce Front Uni sont profonds et éclairants mais tendent à s’enliser. Peut-être sont-ils trop idéologiques ? Trop abstraits ? On ne peut s’empêcher de penser à d’autres initiatives, moins ambitieuses sur le plan politique mais plus concrètes et plus efficaces, mobilisant les nouvelles technologies, l’image, les réseaux sociaux et touchant les jeunes générations. (Voir article récent sur le collectif Stop le contrôle au faciès http://www.med-in-marseille.info). Comment toucher ces jeunes de quartier ? Tout en proposant l’idée honorable d’établir un « conseil des sages » réunissant ceux qui ont porté les grandes luttes du passé, le Front Uni potentiel ne répond pas réellement à la question.

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prises de parole lors du débat : Mustapha Mohammadi président du FRACHI

 

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prises de parole lors du débat : Mohamed Bensaada président de Quartiers Nord/Quartiers Forts

Vient ensuite la question de la légitimité. Finalement, en quoi défendre les intérêts des habitants des quartiers populaires et des immigrations serait « moins légitime » que défendre ceux des chasseurs, pêcheurs et autres traditionnalistes ? Cela dit, il est intéressant de savoir comment ce potentiel Front Uni se positionne vis-à-vis des partis politiques existants. Vis-à-vis de ceux qui représentent le pouvoir ou tout du moins un accès possible à ce pouvoir ? Si la droite semble clairement exclue des négociations, le PS ne trouve pas grâce aux yeux des participants, ni réellement le PC ou le NPA, qui regroupent pourtant un certain nombre de participants « perdus dans ces mouvements, faute de mieux ». Alors, se dirige-t-on vers un parti ethnique ? La réponse est un non général, mais il s’agit de se questionner sur une certaine clôture. Et puis, comment se positionner vis-à-vis des initiatives politiques qui existent déjà, même si elles ne fédèrent pas l’ensemble du réseau associatif de l’immigration et des quartiers populaires ? Le Parti des Indigènes de la République, la liste Emergence en Ile de France, les listes citoyennes proposées localement, et notamment dans les quartiers…

Les débats se sont terminés dans l’agitation en début d’après-midi, de nombreux participants venant de loin souhaitaient voter une déclaration avant de courir attraper leur train. Il ne fallait absolument pas « se quitter sans rien ». Finalement, après moult rebondissements, un consensus a émergé, réunissant dans la même déclaration les deux approches : associative et politique. La voici dans la longueur :

Depuis des décennies nos quartiers populaires sont paupérisés, précarisés, discriminés, surveillés, contrôlés. Depuis des décennies les habitant-e-s des quartiers populaires et les populations issues des immigrations sont injuriées, humiliées, méprisées, institués comme ennemi de l’intérieur.

Mais qu’on ne se trompe pas, nous sommes exploités, mais non soumis-e-s, opprimé-e-s mais non résigné-e-s, dominé-e-s mais non dompté-e- s. Des résistances existent, mais sont éparpillées, les mobilisations sont multiples mais invisibles, les combats ne sont pas nouveaux mais insuffisants à changer réellement le rapport de force.

Cette situation catastrophique de nos quartiers populaires est nous le savons liée à notre absence d’auto-organisation coordonnées pour nos quartiers populaire visible au niveau national, capable de produire les rapports de force sans lequel rien ne peux changer. Elle est liée à la confiscation de notre parole par les organisations et partis politiques qui ne connaissent rien de notre situation, qui la travestissent, l’instrumentalisent, l’euphémisent.

Pour toutes ces raisons les présent-e-s à l’assemblée s’entendent sur la nécessité du passage au politique pour :

- Peser sur le rapport de force, par des mobilisations militantes communes sur l’ensemble du territoire,
- Dénoncer et démasquer de manière commune toutes les attaques et tentative de récupération de notre situation et de notre combat,
- Etre présent pendant les prochaines campagnes électorales,
- Préparer les prochaines étapes de notre construction politique.

Pour assurer cette nécessité du passage au politique les débats ont débouché sur 2 options :

- La création immédiate d’un mouvement politique susceptible de représenter les intérêts des QP et des Immigrations. Pour les partisan-ne-s de cette option la situation d’urgence justifie ce passage. Première réunion le 17/12/2011 à Créteil).
- La fondation d’un Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires qui n’a pas vocation à remplacer les organisations existantes mais d’être l’expression politique de notre expression commune. Première réunion le 18/12/2011 à Bagnolet.

Ces deux options ne sont pas contradictoires, mais reflètent l’état de notre situation et de nos débats. Ces deux options continueront à être débattues entre nous, elles seront toutes les deux mises en œuvre par leurs partisan-ne-s respectifs. Ensemble nous tirerons le bilan de ces deux expériences. C’est dans l’action que naîtra la forme d’organisation adéquate.

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Pas de charte, pas de calendrier, pas de statuts ni de secrétariat identifié pour le moment. La montagne qui accouche d’une souris ? Certains visages affichaient une moue de déception à l’heure du déjeuner, mais une démarche de fédération aussi large et difficile prend nécessairement beaucoup de temps et d’énergie. Et les débats contradictoires ne peuvent que la nourrir. « Si l’on veut que la caravane arrive entière à destination, il faut se caler sur le rythme du chameau le plus lent », glissent certains. Deux nouvelles réunions sont programmées en décembre, pour que chacune des deux options soient explorées. Le 17 pour les tenants de l’option « mouvement politique », et le 18, lendemain, pour les partisans de l’option « front uni associatif ». Reste à savoir si à force d’attendre le dernier chameau, la caravane ne loupera pas le TGV électoral de 2012. Ou s’il ne l’a pas déjà loupé, et avec lui l’occasion majeure de propulser ses luttes et revendications sur le devant de la scène…


Info et contacts sur http://luttesdelimmigration.org

A lire également sur :

- Politis La création d’un « front uni » des quartiers est reportée

- Les articles parus sur le site des indigenes-republique.fr

 



 

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