Rubrique Une Histoire, Cent Mémoires

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Une Histoire, Cent Mémoires

 

 

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Marseille, Plaque pour les Massacres du 8 mai en Algérie : l’Espace Franco Algérien ne lâche rien !

Ils l’ont promis, ils l’ont fait : les militants de l’Espace Franco Algérien Paca ont une nouvelle fois scellé dans la mémoire collective les massacre du 8 mai en Algérie dans notre ville de Marseille. Nous rappellerons que l’histoire aurait pu s’arrêter sur un happy-end bien symbolique puisque c’est un député maire de gauche, Patrick Mennucci, acta "le plaquage" de cette mémoire en 2013 et que "l’essai" fut transformé par Sabine Bernasconi, la nouvelle maire de secteur en 2014. Mais voilà, patatra ! suite à la visite d’un groupuscule de nostalgiques qui s’est vanté d’avoir fait pression sur la Mairie sur son site, le manque d’arbitrage vidéo pour savoir à qui donner le carton rouge, la mairie de secteur aurait plié. L’abandon du terrain par la Capitaine de l’équipe du 1er secteur Mme Sabine Bernasconi a été dénoncé publiquement par le nouveau président de l’Espace Franco-Algérien Paca M. Hassan Guenfici. Mais qu’à cela ne tienne cette année, pour la seconde fois, ils se sont réveillé tôt samedi 7 mai pour rejouer le match. Résumé de cette matinée de commémoration, pose de plaque comprise en vidéo :

Une injustice qui commence à causer des grincement de dents y compris chez les franco-algériens de droite comme Linda Z. qui invite au bal Martine Vassal : Comme d’autres en privé, la nouvelle président du département est accusée de communautarisme mémoriel. A noter qu’en la matière l’exemple veint du peuple, un cadre de la communauté arménienne est venu pour voir comment les communautés de Marseille pouvaient travailler ensemble sur les mémoires. Amertumes également dans le public qui en veulent à la passivité du gouvernement : "Bien sûr, pas un déplacement de ministre, sûr que s’ils avaient profané le mémorial des camps de la mort" Hollande en personne se serait déplacé, et pourtant la France occupée par l’Allemagne a envoyé moins de 80000 juifs dans les camps mais a massacré de ses propres armes des (...)


 

 

Contre le déni et l’abondon des autorités Marseillaises, l’Espace Franco Algérien PACA, réapposera une plaque pour les Massacres du 8 mai en Algérie.

Commémoration 2016 de l’ « autre 8 mai * » à Marseille : Déjà la 8ème édition. Et oui c’était en 2009 que pour la première fois à Marseille, autant de citoyens, en majeure partie des franco-algériens, accompagnés d’élus, se réunissaient pour vivre ensemble une aventure : Faire reconnaître officiellement une des pires tragédies des effets criminels de la colonisation : Les massacres d’algériens dans la région de Sétif. Des crimes contre l’humanité qui avaient sombrement débuté un certain 8 mai 1945 ! Une date symbolique comme pour marquer cruellement la trahison de la parole donnée par la France aux résistants indigènes algériens à qui on avait promis la liberté en échange du sang versé pour la libération de la métropole. Ce jour-là, le 8 mai 2009, Hakim Allik, président de l’Espace, Saïd Joliette président d’honneur, Saleha Guedja secrétaire, Ghania Oudali future présidente, les différents Mehdi et tant d’autres piliers de cette association s’étaient rendu pour la première fois initier cet acte militant en faveur du devoir de mémoire. Après quelques années de persévérance, l’histoire retiendra que c’est Patrick Mennucci, député Maire du 1-7 qui acceptera officiellement la première pose d’une plaque commémorative en France qui sera finalement apposée officiellement sa successeuse Sabine Bernasconi le 8 mai 2014. L’histoire aurait pu s’arrêter ce happy-end si la profanation de la plaque n’avait pas été opéré par des groupuscules négationnistes (?). Tout d’abord juste après la première pose puis l’an passé, en 2015, une date symbolique comme pour marquer 70 ans de déni. Et, surtout un silence (complice ?) des autorités. Décidément Marseille a plus qu’ailleurs un problème avec le passé colonial national. Mais qu’à cela ne tienne la devise de l’Espace Franco-Algérien étant de ne rien lâcher, samedi 7 mai, à 10 h 30, une nouvelle plaque sera posée. Les membres de l’Espace appellent une nouvelle fois au rassemblement. Le point sur cette lutte en cours avec le nouveau président Hassen Guenfici. Interview :

Après la re-pose de 2015 , pour la seconde fois, la plaque a été profanée et détruite, le point sur cette affaire : Effectivement la plaque a été profané et détruite une seconde fois** comme pour nier la réalité historique de ses massacres qui ne font plus aujourd’hui débat si ce n’est l’exactitude du nombre de milliers de mort de 15000 ? à 45000 ? Nous laissons cette question aux historiens. En revanche nous étions dans l’obligation impérieuse de répondre à cet acte malfaisant et profondément pitoyable en faisant appel à la justice de notre pays. Nous avons donc déposé plainte auprès du procureur de la république du Tribunal de Grande Instance de Marseille, quelques jours après que nous ayons constaté que la plaque avait de nouveau malheureusement disparu. Je profite de votre interview pour rappeler que la (...)


 

 

Le 9 mai, souvenons-nous de la bataille de Ponto-Novu

Si nos sœurs et frères d’origines algériennes se battent pour que la France reconnaisse les massacres de Sétif du 8 mai 1945, qu’ils sachent que nous corses chaque 9 mai nous nous souvenons de la bataille de Ponto-Novu que nos ancêtres perdirent contre l’armée française ce qui mit fit à l’indépendance de la nation corse. Le père de notre état Pascal Paoli quitta l’île le 13 juin et parti pour l’Angleterre. Vendu par Gênes à la France nous avons continué notre vie de colonisé après 40 ans de lutte pour notre liberté qui donna naissance à un pays libre assiégé dés sa création par les puissances du temps. La constitution de 1755 fit de la Corse la première république démocratique moderne.

Elle était basée sur la séparation des pouvoirs et le suffrage universel. Les révolutionnaires américains s’en inspirèrent et le cri de « viva Paoli » résonna souvent dans leurs rangs. Après notre défaite de nombreux patriotes connurent les geôles de l’occupant et d’autres prirent le chemin de l’exil. Certains continuèrent le combat dans le maquis. Aujourd’hui l’arrivée des nationalistes à la tête de l’exécutif corse, les enfants de ceux qui ranimèrent le combat pour l’égalité et la dignité en 1975 à Aléria est un honneur et une grande satisfaction. Mais les luttes à venir sont nombreuses et complexes. Nous comptons dans nos rangs de nombreux prisonniers politiques que la France ne reconnaît pas en tant que tel. Mais je profite de ces quelques lignes pour réaffirmer que le combat pour la liberté ne doit jamais être (...)


 

 

Gènes, l’artisanat Ligure

Gênes, patrie de Christophe Colomb, concurrente portuaire de Marseille est une ville emblématique de ce fameux arc méditerranéen que nous formons avec Barcelone. Avec plus de 590 000 habitants, la capitale de la Ligurie portait le nom de Stalia, jadis, du temps des grecs.
Gênes, la cité aux 79 doges, rivales de Venise, la cité aussi des palais : Palazzo Reale, Palazzo San Giorgio, Palazzo Ducale… et tant d’autres.
Autant d’histoire et richesse nous ont conduit à vouloir vous faire découvrir cette élégante méditerranéenne aux ruelles étroites, aux habitants aimables et distingués, à la cuisine riche, et surtout doté d’un artisanat d’excellence ! Pour faire plus ample connaissance nous vous proposons une ballade avec cette belle italienne en photos, jusque dans les endroits les plus insolites de cette ville.

La Ville de Gènes et la Ligure d’une façon plus générale a décidé de rendre hommage à ses meilleurs artisans en mettant en place un label « Maestro Artigiano » pour faire connaitre leur travail au-delà des frontières de la région. Lors de la visite des dédales de cette belle ville, nous avons eu la chance de rencontrer quelque uns de ses maîtres artisans dans leurs ateliers, ce qui nous a permis de retracer l’histoire de cette ville plusieurs fois millénaires, La faïence tient une place importante pour les génois, technique importée de l’Espagne andalouse, elle a su se marier avec perfection à l’architecture des demeures somptueuses des riches marchands de la citadelle, La fabrication de bijoux est devenue un art, le souci des détails des artisans témoigne d’un savoir-faire transmis de génération (...)


5 janvier 2016 par Zoheir Sabri - Dans Une Histoire, Cent Mémoires

 

 

A Marseille, la mémoire d’Hocine Aït Ahmed sera honoré ce vendredi 1er Javier 2016.

Hocine Aït Ahmed vient de nous quitter le mercredi 23 décembre 2015. Il aura consacré toute sa vie à la libération et l’émancipation de son peuple : LE PEUPLE ALGERIEN. A Marseille, un hommage lui sera rendu ce vendredi 1er janvier 2016 à 14h30 sur le vieux port. Pour mémoire, Soraya Chekkat nous fait un résumé de l’œuvre militante de ce grand résistant.

Hocine Aït Ahmed , un des principaux moteurs de la révolution algérienne s’en est allé à l’âge de 89 ans. Il laisse son peuple orphelin d’un mentor de l’opposition. L’Algérie décrète un deuil de 8 jours en hommage à cet opposant de toujours qui avait été condamné à mort en 1964 par un gouvernement, enfant illégitime, né post indépendance algérienne. En exil, depuis son évasion de la prison d’El Harrachen 1966, il ne cessea de prôner ses aspirations à la démocratie. Il rentre en Algérie en Octobre 1988 pour soutenir les mouvements de contestations populaires , il la quittera de nouveau en 1992 après l’ assassinat de son compagnon de lutte Mohamed Boudiaf. A croire que Hocine Aït Ahmed est né résistant : à 16 ans il est encore lycéen quand il adhèreau PPA (parti du peuple algérien), il devient alors le plus jeune (...)


28 décembre 2015 par Soraya Chekkat - Dans Une Histoire, Cent Mémoires

 

 

PERIPLE D’UNE VIE

Chacun de nous a déjà écouté, avec plus ou moins d’attention, les anecdotes, les aventures, le récit passionnant de la vie de nos anciens : nos parents, nos grands parents.
De vrais exemples pour les générations futures, leur parcours est très souvent synonyme de courage et d’espoir.

Moncef, 65 ans, quitte sa Tunisie natale, pour arriver en France à la fin des années 70.
Une vie faite de hauts et de bas, un passé éprouvant, un futur incertain, des enfants et petits-enfants qui, malgré des décennies en France, sont selon lui, encore pointés du doigt.

Il y a des histoires qui ne s’effacent pas, et le « voyage » de nos anciens ne doit pas tomber dans l’oubli.

Je suis dans le train qui me mène à ce que je crois être l’Eldorado, et je laisse derrière moi la terre de mes ancêtres, ma mère, ma famille, ma vie... J’ai quitté le domicile familial à l’âge de 16 ans. Enfin « domicile familial » c’est un bien grand mot. Nous habitions mes 6 frères et moi, dans une espèce de cabane, faite de paille, de bois, et de planches de zinc. Lorsqu’il pleuvait il nous était impossible de dormir la nuit. Nous étions pauvres, et je dis ca parce qu’il il n’y a pas de honte à être pauvre, au moins à cette époque là, nous étions insouciants et vivions en paix. Moi, j’allais à l’école. Une école située à plusieurs kilomètres. En hiver, en arrivant en classe, je passais mon temps à me réchauffer au lieu de suivre les cours. Il n’y avait pas de routes, ni de transports, alors avec les petits (...)


23 décembre 2015 par EMNA REZGUI - Dans Une Histoire, Cent Mémoires

 

 

Une date à retenir : 18 décembre journée internationale des migrants.

Demain 18 décembre c’est la journée internationale des migrants. Elle a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations-Unis pour commémorer l’adoption de la Convention Internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille le 4 décembre 2000. Pour marquer la Journée internationale des migrants cette année, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) appelle la communauté internationale à se réunir et à se souvenir des réfugiés et des migrants qui ont perdu ou ont disparu en tentant d’arriver à bon port après de pénibles voyages à travers les mers et les déserts. L’OIM invite les gens partout dans le monde à participer à la première veillée mondiale aux chandelles le 18 décembre pour commémorer les migrants qui ont perdu la vie cette année. Devant l’ampleur du phénomène des migrations et la peur qu’elle suscite dans de nombreux pays avec en corollaire la montée des partis extrêmes il est bon de se souvenir d’une histoire d’un des hommes les plus célèbres du monde, celle de Steve Jobs un des fondateurs d’Apple et des studios Pixar :

fresque de bansky Steven Paul Jobs naît le 24 février 1955 à San Francisco en Californie, d’un père d’origine syrienne étudiant en sciences politiques, Abdulfattah « John » Jandali et de Joanne Carole Schieble, américaine d’origine suisse. Ils ne sont à l’époque pas mariés. Alors que Joanne est enceinte, son père la menace de la priver de son héritage si elle épouse un non catholique, si bien qu’elle se rend chez un avocat de San Francisco pour trouver une famille adoptive. Le nouveau-né est alors adopté par Paul Reinhold Jobs (1922–1993) et Clara Jobs, née Hagopian d’origine arménienne (1924–1986). catherine ursin et artega red heart Elle nous montre à la fois la chance qu’ont eu les Etats-Unis de voir naître sur leur sol ce génie dont le père venait d’Homs aujourd’hui ville martyre et qui dés sa naissance (...)


17 décembre 2015 par Michel Bonelli - Dans Une Histoire, Cent Mémoires

 

 

HASSAN BEN MOHAMED « LA GÂCHETTE FACILE »

Dans les coulisses, un brouhaha indescriptible. Puis surgit Hassan Ben Mohamed, comme poussé sur scène par Brahim Maaskri, préposé aux facéties, et ses fadas de copains. « C’est bon, j’y vais », bougonne-t-il, dominant son trac. Nous sommes le 18 octobre 2015, au théâtre du Merlan, scène nationale dans les quartiers Nord à Marseille. Soit exactement 35 ans après la mort de Lahouari Ben Mohamed, 17 ans, tué par un CRS lors d’un contrôle routier dans le cadre d’une « opération de sécurisation » à la Busserine, la veille de l’Aïd-el-Kébir. cf. : notre article "Yaoulidi" Lahouari Ben Mohamed : Retour sur l’histoire
Hassan, le petit frère de Lahouari, y présente « La Gâchette facile », livre-enquête qu’il vient tout juste de publier aux éditions Max Milo. Son titre fait référence à l’avertissement du CRS : « Attention les jeunes, ce soir j’ai la gâchette facile ». Dans une ambiance populaire et familiale, plus de trois cents personnes se pressent autour de l’auteur et de ses amis. « Vous êtes ici chez vous » proclame en introduction Francesca Poloniato. Sollicitée par la militante de terrain Fatima Mostefaoui, la nouvelle directrice du Merlan a encouragé la fine équipe constituée autour de Hassan pour monter l’événement. Madame Ben Mohamed, émouvante, conclut : « Il y a 35 ans, il y avait les larmes. Maintenant, je remercie tout le monde, il y a les larmes, il y a la joie ».

Sketch théâtral de Zohra Aït Abbas et Nasser Lazreg devant Madame Ben Mohamed et le public du Merlan, le 18 octobre 2015. Photo © Pierre Ciot L’ouverture du « sarcophage de la mémoire ... Afin de le préserver du tumulte, Hassan, 4 ans au moment des faits, fut éloigné par sa famille, qui observera par la suite à son égard un mutisme source d’incompréhension. Hassan découvre peu à peu, seul, ce qui s’est passé, tout comme les mobilisations multiformes engendrées par ce drame. A la surprise générale, il entre dans la police en 1999, d’abord comme ADS (adjoint de sécurité), se familiarise avec l’état d’esprit qui règne « de l’autre côté ». Il se rode aux techniques de l’enquête-investigation, ce qui lui sera fort utile quand il se décide à « ouvrir le sarcophage de la mémoire » pour savoir enfin « pourquoi mon (...)


 

 

Les « FOLLES de la place Vendôme » contre les crimes racistes ou sécuritaires

A quelques jours de la Marche pour la Dignité il est plus qu’intéressant de revenir un peu plus de 30 ans en arrière, en 1984, pour une mobilisation similaire mais concentrée contre les crimes racistes ou sécuritaire en France intitulé "Les folles de la place Vendôme". Ce rassemblement inspiré des défilés silencieux des "folles de la place de mai". (Rappelons qu’en Argentine ces femmes d’une dignité et d’un courage impressionnant défiaient la dictature sanguinaire en demandant des nouvelles d’un fils ou d’un mari enlevé ou réclamaient la dépouille d’un frère assassiné). Comme Samedi prochain le MAFED (Marche des Femmes pour la Dignité) un collectif autonome composé exclusivement des femmes qui se mobilisent contre le racisme d’État organisera au départ de Barbès une Marche vers Bastille, il est plus que judicieux de faire découvrir aux jeunes militantes d’aujourd’hui ou au grand public ce document vidéo de l’Agence IM Média, pour mémoire. Magnéto Mogniss :

un document vidéo de 10 min - 1985 - Réal/Prod. : agence IM’média Avec Mmes HACHICHI, MELYON et AUBOURG et Naguib Allam, initiateur de l’Association nationale des familles victimes de crimes racistes ou sécuritaires Le 28 octobre 1982, Wahid Hachichi, lycéen de Vaulx-en-Velin, 18 ans, est tué à coups de fusil à Lyon. Le 6 novembre, Abdennbi Guemiah, lycéen habitant la cité de transit Gutenberg à Nanterre, décède suite à un tir de 22 long riffle par un pavillonnaire voisin. Les familles et amis de Wahid et Abdennbi se mobilisent à la mémoire des disparus, pour exiger justice. Elles se rencontrent et décident de faire cause commune. Le contexte de l’époque est alors à la surenchère sécuritaire, sur fond de campagne électorale pour les municipales de mars 1983. Tandis qu’une droite revancharde (...)


 

 

Le grand Mufti de Jérusalem, l’homme qui chuchotait à l’oreille d’Adolphe - Réponse au premier ministre d’Israël Benjamin Netanyahou.

Ah bibi, notre fricotin sioniste est toujours prompt à manipuler l’histoire pour qu’Israël et son peuple élu on ne sait par qui, soit toujours la victime des forces obscures qui s’acharnent depuis des lustres à éteindre la lumière de David. Moi qui commence à avoir un âge certain j’ai encore connu des cours de catéchisme « border line » ou les juifs malgré le début d’influence de Vatican II étaient toujours stigmatisés comme des déicides, ce qui n’aide pas au dialogue interreligieux. Mais dans les faits qui nous intéressent c’est la sortie des placards de l’histoire d’un personnage controversé : le grand Mufti de Jérusalem. Bibi qui a sans nulle doute vu le film « Exodus » publicité au sionisme triomphant se souvient que le méchant arabe qui fait massacrer le village de l’arabe ami des juifs n’est autre dans l’inconscient populaire que ce grand Mufti et que l’allemand nazi qui l’accompagne est bien sur Aloïs Brunner responsable de la mort de près de cent vingt-huit mille juifs de France, d’Autriche et de Slovaquie, le SS qui avait pris en main du camp de Drancy à partir de juin 1943 et qui termina sa carrière de tortionnaire comme conseiller des services de sécurité syriens et grand ami de la famille Assad. Alors le grand écart qui consiste à dire que c’est le grand Mufti qui souffla à l’oreille d’Hitler l’idée fumeuse de griller les juifs n’est qu’un entrechat issu d’une pensée perverse. Il suffit de lire quelques pages de « Mein Kampf » ouvrage aux idées bien tranchées de notre Führer pour s’apercevoir que sur les juifs il avait des idées bien arrêtées. Avec les communistes, les invertis, les slaves, les roms, ils étaient déjà au catalogue des nuisibles dont il fallait se séparer au plus vite. Que le mufti en ait rajouté un peu pourquoi pas à chaque boucher ses petits tours de main pour trancher la viande. Mais de là à lui refiler la patate chaude de l’incitation à la shoah, nous sommes dans la cuisine diabolique du maître à la queue fourchu de Jérusalem qui ne manque pas une occasion pour diaboliser tout un peuple qu’il martyrise lui et ses semblables depuis 1948. Profitons de la malsaine occasion pour refaire un peu d’histoire...

Voyageons dans notre bibliothèque. L’Allemagne Impériale du temps du Kaiser Guillaume II avait toujours cultivé l’amitié avec l’Empire Ottoman pour contrebalancer les ambitions françaises et anglaises au Maghreb, au Moyen-Orient et en Orient. Souvenons-nous du voyage de l’empereur d’Allemagne au Maroc en 1911 à Tanger et de l’envoi du cuirassé Panther en rade d’Agadir pour protéger les intérêts allemands. Berlin était alors solidaire avec le seul trône d’un état indépendant musulman entre l’Atlantique et Constantinople. C’était de la géopolitique basique. De même que les allemands obéissant à des considérations économiques, politiques et militaires soutenaient la Turquie tout en se payant sur la bête. Il modernisait l’armée avec du matériel teuton, des conseillers militaires dont le général Liman Von Sanders (...)


23 octobre 2015 par Michel Bonelli - Dans Une Histoire, Cent Mémoires

 

 

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Brèves Une Histoire, Cent Mémoires

  • 29 mai

     

    Topo historique du Cours Julien d’hier et d’aujourd’hui

    En 1960 la ville de Marseille décide de déplacer le lieu d’échanges commerciaux de fruits et légumes qu’était alors le Cours Julien pour le regrouper en un seul et même site, le quartier des Arnavaux. Un déménagement qui se terminera en 1971. La relocalisation des grossistes en 1972 a libèré de vastes locaux. Le Cours Julien devient alors un lieu de promenade, de brocante et de culture. Depuis, le Cours Julien est devenu l’un des lieux culturels le plus connu de Marseille. L’Association Cours Julien qui réunit depuis 1992, habitants, associations et commerçants, organise tout au long de l’année des manifestations diverses tel que la journée des plantes, vide-greniers, marché paysan, Sardinade, salon de la création, fête du plateau et marché de noël. Un marché bio est également organise tous les mercredi matin. Aujourd’hui le quartier reste très vivant et se distingue par ses rues rempli de graffs et ses nombreuses terrasses de bar ou de restaurants. On y trouve de nombreux créateurs locaux de mode, des bouquinistes et des disquaires. Pour les animations on peut y trouver des lieux d’exposition, des salles de théâtre, de concert. Le quartier est connu pour sa grande mixité culturelle et sociale. (...)

     

  • Novembre 2015

     

    Il y a 11 ans, YASSER ARAFAT nous quittait ! Rappel du parcours de ce résistant hors normes par Azzedine Taïbi, Maire de Stains.

    Il y a 11 ans, YASSER ARAFAT nous quittait ! Le 11 novembre 2004 Abou Ammar plus connu sous le nom de Yasser Arafat s’est éteint à l’hôpital militaire de Percy de Clamart, suite à un empoisonnement au Polonium. Il est et restera le plus grand leader du peuple palestinien et un symbole de la cause palestinienne. J’ai eu le grand honneur de le rencontrer à trois reprises, à Gaza et à Ramallah, grâce à mon cher ami et frère Fernand Tuil, qui nous a malheureusement aussi quitté le 24 décembre 2013. Voici quelques lignes sur le parcours du grand leader palestinien : Yasser Arafat, né à Jérusalem le 4 août 1929 d’autres disent qu’il est né le 24 août 1929 dans la ville du Caire en Égypte. Yasser Arafat s’est éteint le 11 novembre 2004 à Clamart (Hauts-de-Seine) en France, de son vrai nom Mohamed Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al-Husseini et connu aussi sous kounya Abou Ammar. Le parcours du leader de tout un peuple Dirigeant du Fatah puis également de l’Organisation de libération de la Palestine, Yasser Arafat est resté pendant plusieurs décennies le symbole de la cause palestinienne. Au Caire la majeure partie de sa jeunesse est répartie entre étude et militantisme, il obtient son diplôme (...)

     

  • Juillet 2015

     

    Souvenir

    Ce matin en entendant les commentaires des médias sur la Grèce, je me suis souvenu de mon arrière grand-père boiseur dans les mines du sud tunisien, un français méditerranéen qui n’avait jamais vu la France et mon grand-père né à Bizerte en 1905, maçon anarchiste. Alors j’ai eu envie d’écouter une nouvelle fois Brel... Paroles de Jaurès Ils étaient usés à quinze ans Ils finissaient en débutant Les douze mois s’appelaient décembre Quelle vie ont eu nos grand-parents Entre l’absinthe et les grand-messes Ils étaient vieux avant que d’être Quinze heures par jour le corps en laisse Laissent au visage un teint de cendres Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? On ne peut pas dire qu’ils furent esclaves De là à dire qu’ils ont vécu Lorsque l’on part aussi vaincu C’est dur de sortir de l’enclave Et pourtant l’espoir fleurissait Dans les rêves qui montaient aux cieux Des quelques ceux qui refusaient De ramper jusqu’à la vieillesse Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Si par malheur ils survivaient C’était pour partir à la guerre C’était pour finir à la guerre Aux ordres de (...)

     

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