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Tribunes populaires

 

 

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Que vive encore Mandela !

Marilaure Mahé n’est pas connu du grand public. A l’instar de ses 16 copains de 30 ans (Toumi, Malika, Farouk, Farid, Djamel...) qui ont parcouru, de bout en bout, les milles km de la fameuse "Marche pour l’égalité" de 1983. Comme elle l’avait déjà fait pour notre modeste journal, 25 ans jour pour jour après l’arrivée de la Marche
, Marilaure à bien voulu reprendre sa plume, afin de raviver la flamme "Des valeurs humaines" dans les quartiers populaire. Ce n’est pas un hasard si trente ans après la Marche pour l’égalité et contre le racisme, le titre de la première tribune 2013 de Marilaure fait référence à l’immense Nelson MANDELA :

Tant que Nelson Mandela et ses âmes sœurs à travers le monde vivront, nous auront encore des raisons d’espérer. Ses âmes sœurs sont nombreuses mais discrètes. A nous de leur redonner la voix.

En France, les plus médiatisées se sont tues récemment, Raymond Aubrac, Stéphane Hessel, mais il en est d’autres qu’il faut se dépêcher d’entendre avant que les valeurs humaines qu’elles portent ne soit rangées dans les vitrines du romantisme, avec les poètes du 19 ème. Les valeurs portées par ces hommes de courage sont également celles collées à la peau des habitants humbles qui ne baissent pas les bras et font inlassablement œuvre de solidarité dans les quartiers où ils vivent. Il nous faut revaloriser les gestes quotidiens de ces hommes et ces femmes discrètement courageux et tenaces. Sans eux, sans transmission, notre jeunesse, fragilisée par les sirènes du mercantilisme sombrera immanquablement dans le cercle vicieux du désir et du manque, du paraître et de l’avoir. Avec l’avènement de la société de (...)


 

 

Political Buisness.

J’écris rarement en mon nom propre. Par humilité, par sens du collectif et par respect de mes camarades dont je formalise les idées, les convictions et les propositions.

Pourtant la colère qui m’anime au moment où je rédige ce billet vient des profondeurs les plus noires de ma conscience politique et…ce que j’ai à dire n’est pas forcément partagé par tous les membres de mon association. Ou en tout cas je ne trouve aucun moyen de « randomiser » nos analyses concernant le sujet qui suit.

Le contexte politique actuel et les conséquences de l’affaire Cahuzac, nous oblige tous a réagir. A l’évidence les seuls à qui profite cette « Berezina » se trouvent à l’extrême droite de l’échiquier politique. Ils ont d’ailleurs bien compris que plus ils étaient discrets et plus ils étaient susceptibles d’apparaitre comme une « alternative crédible au système ». Mais revenons au cœur du problème, je crois pour ma part que le FN est le fossoyeur de la démocratie et qu’il ne prospère que sur la crise, l’ignorance et le déficit éthique de nos responsables. Le cœur du problème se situe dans la façon dont « nous » faisons de la politique. La Vème République et l’omnipotence des partis politiques (les deux principaux) ont dévoyé, avec le temps, la mécanique du cursus qui mène au pouvoir. Le pouvoir est devenu une fin en (...)


 

 

Appel du collectif Justice pour Yassin : Rassemblement ce samedi 23 mars - 14h00 - Stade Félix Pyat

Yassin, 19 ans, tombé sous les balles d’un policier… Rassemblement pour que Yassin ne soit pas oublié et que tomber sous les balles de policier ne soit pas banal !!!

Appel du Comité de soutien à la famille Aïbeche

Yassin Aïbeche Souilah, habitant de la cité Félix Pyat à Marseille, scolarisé et âgé de 19ans, a été tué dans la nuit du 13 au 14 février 2013 dans une épicerie de l’avenue de Rogers Salengro par le tir d’un policier fortement alcoolisé et qui était hors service.

Touché à la jambe par une balle explosive, Yacine est mort à l’hôpital des suites de ses blessures, le jeudi 14 février à 7h du matin. C’est Tahar Ben Makri qui ramène Yassin au volant de son véhicule à l’hôpital Desbief. Agé de 38 ans, le policier est actuellement en détention provisoire sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire. Que la mémoire de Yassin soit respectée ! Défendons la mémoire de Yassin et faisons-nous entendre pour que cesse l’impunité des crimes commis par la police, impunité qui semble donner des ailes à des cow-boys en liberté !!! La victime est rendue « responsable » de sa propre mort. Un procédé bien connu, souvent utilisé en matière de violence policière, comme lors des deux procès des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi (à Grasse en 2012 et à Aix-en-Provence en janvier 2013). (...)


 

 

Caricatures : que cherche t-il ?

Une nouvelle série de dessins de presse publiée par Charlie Hebdo, ravive les tensions et l’éculé débat sur la liberté de la presse dans l’hexagone. Au travers des problématiques soulevées par cette parution, la démarche du journal en question mérite reflexion. Que cherche t il ?

Encore une tempête médiatique qui souffle sur le monde musulman. La religion du prophète est devenue depuis quelques années le nouveau marronnier de la presse française. Si ce n’est les grandes enquêtes sur « L’islam est-il compatible avec la république ? », « Pourquoi l’islam fait peur ? » ou « Le monde musulman est-il fait pour la démocratie ? », qui couvrent les unes des journaux, la religion musulmane est toujours à l’honneur dans les pages intérieures, soit au rayon fait divers, soit à la rubrique société. Toujours avec ce parfum de danger imminent, cette tonalité alarmiste qui met en garde le lecteur. Bien entendu il est d’usage de souligner que la véritable religion du prophète est, comme les autres, empreinte de paix de sagesse et de compréhension, mais seulement après en avoir longuement detaillé ses (...)


 

 

A Carpentras on lèche, on lâche, on lynche

Pendant longtemps, le nom de Carpentras a été associé en France à l’affaire de la profanation du cimetière juif au début des années 1990. La ville vient à nouveau de faire parler d’elle, de manière tout aussi négative. Pendant plusieurs semaines, en effet, la municipalité et plus spécialement la majorité PS a été le théâtre d’un affrontement qui a opposé l’actuel maire Francis Adolphe et son ex maire-adjoint et, selon nous, « éminence grise », Farid Faryssy. Le tout, sur fond de calculs politiciens – pour les municipales de 2014 – et d’élections législatives qui ont vu la victoire de Marion Maréchal Le Pen et de Jacques Bompard. Chronique du racisme ordinaire et d’un désaveu politique prévisible.

Un conseil municipal sous haute surveillance Du jamais vu à Carpentras. L’impressionnant dispositif policier déployé devant la mairie de cette ville de 30 000 habitants du Vaucluse était là pour montrer que quelque chose de hors-norme était en train de se passer. Le mardi 03 juillet 2012 s’est en effet tenue une réunion extraordinaire du conseil municipal, à la demande expresse du maire socialiste Francis Adolphe suite à la violente confrontation qui l’a opposée à son premier adjoint, Farid Faryssy, lui aussi socialiste. Á l’intérieur, la présence policière était moins imposante, mais l’ambiance était tout aussi tendue. La salle du conseil municipal n’avait jamais connu pareille affluence : les chaises ont été prises d’assaut par les carpentrassiens et carpentrassiennes, arrivés bien avant l’heure du (...)


 

 

Ce n’est pas du tourisme

Suite à l’expulsion de quarante personnes habitants dans des cabanes en bois et exerçant le métier de ferrailleurs, dont les enfants fréquentent 3 fois par semaine le centre social de la Capelette pour suivre une préparation à la scolarisation, nous tenons à vous informer de ce qu’ils ont subis durant dix jours d’errance sans pouvoir trouver le moindre repos et en étant privés de tous leurs moyens de subsistance.

Ce sont des migrants économiques venus de Roumanie qui parlent romanés, roumains, hongrois et certains le français grâce à la préscolarisation menée par l’Addap et le Secours Catholique avec l’aide de bénévoles. Les enfants n’arrêtent pas de demander l’école, ils ont une grande soif d’instruction. Leurs parents gagnent leur vie avec la ferraille et la vente de récupération trouvée dans les poubelles. Ils n’ont jamais rien demandé, n’ont droit à aucun minima sociaux à part l’aide médicale d’État. Donc ils sont expulsés des cabanes qu’ils avaient construites. Il n’y eu bien évidemment aucune proposition de relogement et la situation économique de Marseille est tellement désastreuse que les lieux d’hébergement prévus par la loi ne sont pas suffisamment nombreux et qu’ils se retrouvent à errer dans la ville. Ils (...)


 

 

"Attention, ne laissons pas se banaliser l’idéologie raciste..."

Je ne suis pas une femme politique, ni même un quelque autre leader d’opinion, je suis juste une mère de famille qui a eu un haut le cœur le 22 avril au soir, en découvrant les résultats de Marine Le Pen.
Qu’est-ce qui justifie direz-vous, d’exprimer publiquement ma réaction émotionnelle ?

Et bien au-delà de l’émotion, je sais par expérience que quand un gouvernement stigmatise une partie de sa population et que la police opère dans un climat sécuritaire, les victimes innocentes sont nombreuses, beaucoup trop nombreuses et cela me fait peur, terriblement peur. C’est pourquoi, moi simple mère de famille, j’en appelle à notre responsabilité à tous. Je pense qu’il est grand temps que tous, les élites, les intellectuels, les enseignants, les gens comme vous et moi qui connaissons aussi l’histoire disions : « Attention, ne laissons pas se banaliser l’idéologie raciste et les idées pour le moins stigmatisantes qui entretiennent le racisme et risquent de nous mener au fascisme. » Oui, il y a urgence à répondre autre chose que « le vote FN exprime la souffrance du peuple ». On nous dit : « (...)


 

 

L’éclat sublime de la médiocrité.

Une analyse politique peut se jauger à l’aune de la profondeur de la réflexion dont elle est le résultat. Notre époque nous donne le personnel politique que finalement nous méritons. L’affaire de Toulouse doit, par sa gravité, nous poser question sur la forme et sur le fond. Une fois la condamnation des actes abominables perpétrés par Mohammed Merah unanimement établie, il faudrait que les responsables politiques se gardent de toutes tentatives de récupération politique de ce drame…dans un sens comme dans l’autre.

Merah n’est pas un martyr de l’Islam, et le dire c’est déjà une tentative de justification collective que je regrette parce qu’elle répond à une mise en cause plus ou moins assumée de toute une communauté. Lorsque Anders Brejvik à massacré des dizaines d’innocents personne n’est allé mettre en cause le pape ou les autorités religieuses protestantes. Pourtant son discours et ses actes étaient aussi décousus intellectuellement que ceux de Merah…Mais Merah s’appelle Mohamed et de fait, dans l’esprit de beaucoup, chaque fois qu’un « musulman d’apparence » (puisque c’est la nouvelle terminologie pour désigner notre altérité) commet une atrocité il ne fait aucun doute que c’est l’idéologie mortifère de notre religion qui en est la source, ou notre atavisme violent puisque dès notre plus jeune âge nous sommes habitués (...)


 

 

Marseille : indignés par l’attitude des CRS

L’ambiance était belle, festive ce 10 décembre au cours Julien, au campement des « Indignés ». Soudain, vers 21h, la situation tourne mal. Les CRS chargent des « Indignés », refusant de partir de leur campement. Ils sont alors évacués avec brutalité, un à un sous les cris de mécontentement des militants et sympathisants. Une opération policière choquante ! Tribune de Myriam Mounier.

Abasourdis, certains témoignent. Révoltés, d’autres ont envie de forcer le passage pour rejoindre la fontaine, lieu de campement. Peu auparavant, à 21h, la rumeur circule dans les rangs, les CRS vont charger. Quelques affaires sont réunies à la hâte pour anticiper l’attaque des forces de l’ordre. Ils sont là, encerclant l’entrée de la fontaine. Flanqués de leurs casques, boucliers, matraques et bombes lacrymogènes, ils sont menaçants. La musique cesse dans l’enceinte, le silence tombe dans la nuit. Les CRS en force bloquent les issues, empêchant la foule d’accéder à la fontaine. Et là sous nos yeux se déroule un spectacle affligeant. Ils sortiront un à un les « Indignés » de leur logis à peine installé et les balancent sans ménagement hors de la « fosse ». Quelques « Indignés » prennent quelques coups de (...)


 

 

Les Indignés à Marseille : une marche pour le meilleur des mondes

Samedi, ils étaient deux cents à déambuler dans les rues de Marseille pour crier leur ras-le-bol, leurs doutes, leur rejet de la société. Le cortège s’en est donné à cœur joie. Les banques étant leur principale cible, source de tous les maux : « coupables », « la dette c’est du racket ». De la mairie au cours Julien, les manifestants ont partagé, avec détermination, leur indignation. Tribune de Myriam Mounier.

A 13h, ils ne sont qu’une poignée de militants devant l’Hôtel de Ville. Ils s’activent, effectuent les ultimes réglages : chargement du camion, caddies pour transporter des matériels divers pour le campement, prévu au cours Julien. Le groupe grossit les rangs. Vers 14h, le cortège s’ébranle, nous sommes finalement deux cents. Nous sommes jeunes, moins jeunes, de toutes origines, de catégories sociales différentes. Photos de Rachel, une citoyenne "indignée Des « Indignés » d’ici et d’ailleurs réunis pour la bonne cause, pour un monde meilleur. Certains sont venus de Paris. Ils nous racontent en cours de chemin leurs expériences dans leurs manifestations dans la capitale, trop souvent durement réprimées selon eux. D’autres se lancent sur les chemins de l’Europe. Une espagnole a quitté son pays il y a (...)


 

 

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