Rubrique Représentation et représentativité dans les Médias

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Représentation et représentativité dans les Médias

 

 

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Un gala pour récompenser la combativité et la persévérance des femmes africaines

Si l’origine d’une personne peut être facteur d’inégalité, le sexe l’est tout autant. Cette discrimination combinée a donné, à de nombreuses femmes de couleurs, la force de combattre les préjugés et de valoriser leur savoir. Afin de leur rendre hommage, le premier « Gala de la Femme Africaine » (GAFA) s’organise. Femmes de carrière, de lettres, politique ou du secteur associatif, leurs origines les ont forgées et leur parcours veut être honoré. L’événement est annoncé, les votes sont ouverts, c’est vous qui décidez.

Depuis le 17 novembre, les votes sont ouverts et les nominées dévoilées. Pour la première fois, un prix va récompenser et promouvoir tout particulièrement la femme africaine contemporaine. L’idée a émergé de la présidente de l’association « Un sourire d’ici ou d’ailleurs », Lithicia Marieve. « A force de voir dans les médias qu’il n’y avait personne pour nous représenter ou que les seules étaient issues de réseaux ou avaient été propulsées, l’idée lui est venue » explique Badeela Malonga, chef de projet du gala et bénévole de l’association, avant d’ajouter « dans l’ombre, il y a plein de femmes extraordinaires qui ont du talent et un grand potentiel ». Selon le vieil adage qui dit que l’on est jamais mieux servi que par soi-même, les deux femmes, qui ont parallèlement des activités professionnelles respectives, se sont (...)


 

 

L’EPRA mis à bas ? La radio libre à deux doigts du trépas

Le groupement d’intérêt public EPRA, qui fête vingt ans d’existence cette année, connaît une situation financière des plus délicate. Le programme d’échanges de productions radiophoniques permet aux quelque 170 radios associatives adhérentes (dix en PACA, trois dans les Bouches-du-Rhône) de vivre et de faire vivre la parole citoyenne. Mais sans président depuis la mi-2011, et sans budget depuis le début de l’année, la structure n’assume plus sa fonction.

Il y a de la friture sur les ondes. Depuis début 2012, le GIP EPRA ne répond plus à sa mission d’échanges et de productions radiophoniques, essence même qui a présidé à sa création il y a tout juste vingt ans et unique raison d’être du groupement d’intérêt public. La cause : un Conseil d’administration repoussé sine die depuis janvier, un budget en berne qui n’a pas encore été adopté, et une direction en roue libre depuis le mois de juillet dernier. Les ministères de tutelles n’ont que très partiellement répondu aux inquiétudes des partenaires, relayées par force courriers et quelques parlementaires : un CA devrait finalement se tenir le 15 mars prochain (voir mise à jour [1]). Réunion dont sont exclus les représentants des radios, réduits au simple statut d’observateurs. L’idée de constituer une banque de (...)


 

 

Série « Vestiaires » : les clichés sur le handicap peuvent aller se rhabiller

Grande première aujourd’hui sur France 2 pour la série capsule aubagnaise « Vestiaires ». Vingt-cinq épisodes de deux minutes diffusés quotidiennement, dans la coulisse du handisport option humour. Ou comment deux nageurs, Orson et Romy, rient et font rire non pas du handicap, mais « avec le handicap ».

©Tom et Bruno La série aurait pu être diffusée à un tout autre moment, elle n’aurait rien perdu de son rythme crawlé. En ouverture de la semaine pour l’emploi des personnes en situation de handicap, « Vestiaires » fait une plongée remarquée dans le grand bassin du paysage audiovisuel français. Sur la chaîne publique de France 2 plus précisément, où chaque épisode sera glissé deux fois par jour, juste après le journal de 13h puis avant le JT de la nuit, et ce jusqu’à épuisement de la première saison, soit vers la mi-décembre. Le propos : le handicap « rendu familier au point de l’oublier » grâce à l’humour, jamais vulgaire, déployé par deux nageurs handicapés, partageant avec esprit et satire leur vision du monde. ©François Lefevre Dans les vestiaires d’une piscine marseillaise, on suit les réflexions quotidiennes (...)


 

 

Médias : La banlieue enrage, Frédéric Mitterrand s’engage

Le 3ème Forum Médias - Banlieues organisé à Paris vendredi 10 décembre par « Presse et Cité » en partenariat avec l’agence de presse des médias des quartiers : « Ressources Urbaines », a eu le mérite de poser un débat qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Le traitement médiatique de la banlieue a-t-il évolué depuis 2005 ? Les avis divergent mais tous sont d’accord pour pointer du doigt le regard biaisé que les médias portent sur les quartiers. « La parole des habitants des quartiers populaires reste souvent mal représentée, sinon absente, des médias ou du débat public ». Les films et documentaires ne sont pas en reste. « La Cité du mâle » de Cathy Sanchez ou encore « Aicha » de Yamina Benguigui, grande absente de ce forum, ont « fait autant de dégâts qu’un article de presse ». Autour de trois tables rondes, des acteurs des quartiers, des journalistes, des élus et des spécialistes ont croisé leur point de vue. L’objectif ? Valoriser le potentiel des médias issus des quartiers auprès de la presse et des décideurs. Le ministère de la culture et de la communication, Frédéric Mitterrand a dit souhaiter apporter « la stabilité et la reconnaissance qui manquent trop souvent » aux médias des quartiers. Retour sur les temps forts de cette rencontre.

Farid Mebarki, président de Presse et Cité « On est là pour dire qu’une autre médiatisation des banlieues est possible » a résumé en préambule le président de Presse et Cité, Farid Mebarki, malgré la multiplication, ces dernières années, de « bavures médiatiques » commises par les médias nationaux autour de la banlieue. Les associations et les habitants des quartiers populaires ne s’avouent pas vaincus pour autant et tentent malgré tout de créer un rapport de force en interpellant le pouvoir médiatique, les institutions sur le fait que « les discours actuels sur la banlieue ne sont plus possibles car ils nous mènent tout droit vers le mur ». C’est ce que les intervenants de la première table ronde ont immédiatement mis en évidence. La fiction de Yamina Benguigui « est une catastrophe en termes de clichés » (...)


 

 

Quand Arte dérape

« La cité du mâle », dérive exemplaire de la télévision publique.




29 septembre. Après l’avoir une première fois déprogrammé, Arte diffuse « La Cité du Mâle », un documentaire de Cathy Sanchez produit par Doc en Stock. A Vitry, dans la cité Balzac, là ou Sohane avait été brulée vive en 2002, le documentaire s’annonce une plongée dans les rapports garçons-filles de la cité. Le contenu est tout autre. On voit à l’écran un propos généralisant sur le machisme en banlieue, sans aucune intervention de spécialistes de la question, l’analyse reposant sur des interviews remplies de propos chocs, une voix off mensongère et accablante et une mise en scène sur le mode de l’animalité. Nous ne sommes pas sur TF1 mais bien sur Arte, chaine de la culture. Comment la télévision publique, comment les fonds du CNC en sont-ils arrivés à cautionner de telles boites à clichés ? Pourquoi le (...)


 

 

Abdel El-Otmani, persona non grata dans tous les média

Ce trublion du PAF s’est rendu célèbre suite au « piège » tendu à un journaliste du Point – auprès de qui il s’est fait passé pour une femme de polygame pour « démontrer que les média fantasment la banlieue et créent la vérité à défaut de la trouver ». Abdel El-Otmani a tenté de relever un nouveau défi pour Presse et Cité : entrer dans les coulisses de TF1 et de Libération afin de montrer comment l’information se construit. Catalogué comme « piégeur » il a fermement été éconduit. Vidéo.

Abdel El-Otmani était présent lors du 3e Forum Média Banlieues, organisé le 10 décembre à Paris par Presse et Cité. Il aurait du présenter à cette occasion une vidéo – commandée par l’association créée par des membres de l’agence de presse Ressources Urbaines – tournée dans les coulisses de TF1 et du quotidien Libération, afin de mettre au jour la production d’information. Alors que Presse et Cité avait obtenu un accord de principe de la première chaîne, et que l’équipe conduite par Abdel El-Otmani avait rencontré Harry Roselmack, il s’est fait mettre à la porte, et s’est vu confisquer sa cassette. Explications : Il faut dire qu’Abdel El-Otmani a un passé « chargé » : c’est lui qui en septembre dernier a piégé un journaliste de (...)


 

 

Médias : fixeurs, un visa pour la banlieue ?

L’Académie des Banlieues organisait, jeudi 9 décembre, à l’Odéon de Tremblay-en-France, une soirée débat autour du travail journalistique en banlieue, et notamment de l’utilisation de « fixeurs ». Un tel débat était l’occasion, pour l’association qui a remis à la fin 2009 le prix de la manipulation à TF1 pour « mes voisins sont des dealers », tourné à Tremblay, de revenir sur les enjeux de l’affaire du Point et de son journaliste mystifié par un fixeur de Clichy-sous-bois. Mais le débat était aussi l’occasion d’aller au-delà, pour analyser de façon globale le fonctionnement d’une profession vis-à-vis d’un territoire de la république, avec les partis pris idéologiques qu’il implique.

Retour sur l’affaire du Point Fini le temps du chauffeur-traducteur en Irak ou en Afghanistan. L’affaire du Point a révélé que le fixeur d’aujourd’hui n’est plus seulement le guide des grands reporters en territoire de guerre. Il habite désormais Clichy-sous-bois, et sa dangereuse mission consiste, contre rémunération, à arpenter la cité à la recherche d’une femme de polygame. La banlieue est-elle devenue si lointaine et inaccessible qu’un pays étranger, en guerre ? L’utilisation de « fixeurs » par les journalistes lors de leurs reportages sur la banlieue n’est certes pas une pratique généralisée dans la presse Française, elle s’est d’ailleurs beaucoup développée avec l’arrivée de médias étrangers lors des révoltes urbaines de 2005. Mais la pratique existe, et Abdel El-Otmani, fixeur et habitant de (...)


 

 

RCOM FM, la petite radio qui monte, qui monte !

Implantée depuis deux ans et demi au cœur de la cité des Flamants, Radio Culture Outre-Mer doit son existence à la volonté sans faille de Patrick Jeannette. Originaire de la Martinique, l’homme aux multiples casquettes revient pour nous sur la création de la station occupant le 97.6 FM – aujourd’hui en plein développement – et qui, adossée à un centre de formation aux techniques du son, fait swinguer les ondes marseillaises.

En février 2008, « le champagne a coulé » à flot dans les bureaux de l’ADCOMEAM (Association pour le Développement de la Culture d’Outre-Mer et de son Expression Artistique en Métropole). Enfin, après vingt ans de travail acharné, la structure obtenait l’autorisation d’émettre sur la bande FM marseillaise. Radio Culture Outre-Mer était née. Patrick Jeannette, son fondateur, n’en revient toujours pas : « C’est au moment où je m’y attendais le moins que les membres du CSA nous ont attribué une fréquence ». En deux décennies, il a monté nombre de dossiers, afin que son rêve voie le jour. Cette détermination à créer une radio tient au fait que, artiste multiforme, Patrick Jeannette ne trouvait pas toujours de débouchés pour son œuvre sur les ondes. « Je fais des CD, réalise des albums. Et je me suis rendu compte que (...)


 

 

La presse fait diversité, et ce n’est pas un fait divers

Dans le cadre d’un cycle de conférences sur le journalisme ayant pour thème « Paysages de la presse écrite : genèse régionale et nouveaux défis » organisé par le service Référence de l’Alcazar, avait lieu jeudi soir la deuxième d’entre elles, intitulée « Presse et diversité : autres médias, autres discours ». Autour de quatre intervenants représentants Le Ravi, Zibeline, Marseille Bondy Blog et 20 Minutes, il a été question du modèle offert en région par une nouvelle presse, pressée d’apporter la (bonne) nouvelle aux lecteurs. Compte rendu.

Tous ne traitent pas de « diversité », au sens de la multiplicité des origines, des cultures, des parcours. Mais tous tentent et tendent à diversifier le paysage médiatique régional. Jeudi soir, sur l’initiative de la BMVR Alcazar, quatre journalistes faisaient face à un public relativement nombreux afin de présenter leur média, « Objet Journalistique Non Identifié », selon le bon mot de Michel Gairaud, rédacteur en chef du Ravi. Des médias dits « alternatifs », qui différent à tout le moins du modèle traditionnel proposé par les grands journaux marseillais, tels La Marseillaise et La Provence. Outre Michel Gairaud pour le mensuel satirique, étaient présents Agnès Freschel, directrice de publication et rédac’ chef de Zibeline, magazine culturel régional gratuit, Michaël Couvret en charge de l’éditorial du (...)


 

 

Un enfant des quartiers nord devenu grand reporter, lauréat du Prix international de la libre parole

Karim Baïla a reçu ce week-end le Prix international de la parole libre catégorie télévision. Remis par le président du Club de la presse Marseille-Provence, il vient récompenser le journaliste de l’agence Capa pour son documentaire « Carnet de route en Algérie, sur les traces d’un kamikaze ». Un reportage à la rencontre de la jeunesse algérienne, de ses espoirs et désespoirs, qu’avait diffusé France 2 dans son émission Envoyé Spécial. Interview exclusive d’un natif de Marseille, au sommet de son art journalistique.

Né à la Belle de Mai, Karim Baïla passe ses années de jeunesse dans le quartier de la Cabucelle, et use ses pantalons d’écolier sur les bancs de l’école de Campagne Lévêque. Il y a dix-sept ans, il quitte Marseille pour Paris. L’agence Capa lui ouvre ses portes et il devient grand reporter. Reporter de guerre. De l’Irak à l’Afghanistan, il ramène des sujets diffusés sur toutes les grandes chaînes françaises. Ce week-end, c’est l’un d’entre eux qui a été récompensé. Son « Carnet de route en Algérie, sur les traces d’un kamikaze », Karim Baïla le tourne au plus près des jeunes qu’il rencontre : le désoeuvrement, le sentiment d’enfermement, l’impossibilité de quitter le pays… Autant d’ambitions déçues, propices à l’amertume, terreau réceptif aux discours extrêmes, qui poussent une jeunesse gâchée dans des bras (...)


 

 

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