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Portraits

 

 

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De Médénine à Marseille en passant par Paris : la route des épices

Originaire du sud de la Tunisie, dans la plaine de la Djeffara, à 75 kilomètres au sud de Gabès, Rached a réalisé son rêve à Marseille : créer sa propre affaire. Petits-fils et fils de commerçants, il a puisé dans ses racines et l’expérience de sa famille pour monter son épicerie primeur en plein quartier des Chartreux. Un régal pour les yeux et les papilles.

Des murs d’un vert lumineux, les étals remplis de fruits juteux et de légumes appétissants, des décorations florales et de papillons qui les parsèment, l’épicerie de Rached dans le quartier des Chartreux est une véritable boutique. Dès qu’on franchit ses portes, nous voici en plein Orient. Les épices, avec leurs senteurs enivrantes font face aux fruits et légumes secs comme la noix de coco, les raisins, les piments séchés, la cannelle, les échalotes, véritable appel à une cuisine mélangée. Le thym et le laurier font bon ménage avec la coriandre fraîche, le persil et la menthe. Une pincée d’Orient, un zeste de Provence, ici tout fleure bon la Méditerranée. Et clou du lieu : les pâtisseries orientales, toutes plus alléchantes les unes que les autres. Ici, on sent de l’amour des produits et la passion du (...)


26 août 2011 par Claire Robert - Dans Portraits

 

 

Linda Senoussaoui, graine de Talents des Cités

Qui aurait imaginé que cette jeune femme, originaire de Paris, serait lauréate de la 10e édition du concours Talents des Cités en Provence-Alpes-Côte d’Azur ? Sûrement pas elle. Après avoir vogué de petits boulots en petits contrats de travail, en quelques mois, sa vie a basculé et ses projets ont commencé à se concrétiser. Aujourd’hui, elle est prête à s’adonner pleinement dans son projet et à transmettre du mieux qu’elle peut son savoir-faire.

Depuis 2002, sur l’initiative du Ministère de la Ville et du Sénat, Talents des Cités a déjà récompensé 299 créateurs d’entreprise. Organisé par l’association Concours Talents et le réseau des Banques de Gestion Ensemble (BGE), ce concours récompense les porteurs de projets dynamiques dans des quartiers prioritaires de la ville ou en zone franche. Cette année, c’est une Marseillaise d’adoption, qui a séduit le jury régional à travers son projet d’Accueil de Loisirs Sans Hébergement (ALSH), dans la catégorie « Emergence », pour les porteurs de projet. Attirée par l’enseignement dès son plus jeune âge, Linda s’oriente vers une université à Paris pour obtenir une licence d’Administration Économique et Sociale. « Je me suis rendue compte que ce cursus ne me correspondait pas. Je pense que je n’avais pas la maturité (...)


20 juillet 2011 par Sarah Lehaye - Dans Portraits

 

 

« ADAM Marseille » à la recherche de potentiels entrepreneurs dans les quartiers Nord

« Ce n’est pas la volonté qui manque chez les habitants des quartiers populaires mais un accompagnement pour ceux qui souhaitent créer leur entreprise ». C’est le constat que fait Salah Tachoukaft, directeur d’ADAM Marseille (Association de Détection et d’Accompagnement des Micro entrepreneurs). Cette association installée dans les quartiers de Saint-Louis s’est donnée pour objectif d’identifier et de préparer des potentiels entrepreneurs à la création d’entreprise. En effet, ADAM Marseille s’inscrit depuis 2008 dans le programme « Entreprendre en Banlieue » lancée par Planet Finance une ONG - (présidée par Jacques Attali)- qui s’est donnée pour mission de lutter contre la pauvreté par le développement de la microfinance dans les pays du Sud. Dans les quartiers, le principe est le même. L’association ADAM aide les porteurs de projets issus des quartiers populaires à créer leur propre activité. Une contribution à la lutte contre le chômage endémique dans les quartiers Nord. L’association accompagne déjà plus de 150 porteurs de projets. Salah Tachoukaft, lui-même natif du 15ème arrondissement, nous présente les objectifs de cette association.

Pourquoi avoir choisi d’implanter « ADAM Marseille » dans les quartiers Nord ? Sont-ils les quartiers de Marseille les plus en difficulté ? L’association ADAM est une association locale, composée d’un conseil d’administration et d’un bureau de chefs d’entreprises et de cadres qui connaissent assez bien les problématiques des quartiers Nord. Nous sommes partis d’une volonté commune avec Planet Finance de proposer une offre d’accompagnement à un secteur qui souffre de problématiques économiques et sociales difficiles. Les quartiers Nord représentent un quart de la population marseillaise soit presque 200 000 personnes dont les caractéristiques économiques sont plus faibles que la moyenne marseillaise. A savoir un taux de chômage de l’ordre de 30% alors que la moyenne marseillaise est autour des 17%. Et (...)


21 avril 2011 par Henda Bouhalli - Dans Portraits

 

 

Ilanga, un soleil arc-en-ciel à Marseille

Ils sont cinq, venus d’horizons musicaux différents. Ensemble, ils forment Ilanga (« le soleil » en Xhosa), un groupe marseillais aux couleurs vocales et instrumentales magiques, dont vous risquez d’entendre parler dans les années qui viennent. Rencontre à la sortie d’une répèt’ avec la chanteuse sud-africaine Bongi et ses « partenaires de crime ».

On remballe ! La chanteuse et les musiciens d’Ilanga paraissent éprouvés, mais quelques minutes après avoir posé micro et instruments, il flotte comme un air de sérénité dans la salle. Nous retrouvons la petite troupe dans un immeuble du boulevard des Dames, à la fin d’une de leurs répétitions. Sibongilé Mbambo se prête timidement au jeu de l’interview : presque susurrées, les réponses de celle que l’on appelle simplement « Bongi » tranchent avec ses chants puissants et ronds, modulés à l’infini sur scène. Autour d’elle trois de ses complices s’affairent. Tous ont une histoire, un voyage musical aux influences multiples. Le groupe au complet, avec de g. à d. : Djamel Taouacht, Jérémy Demesmaeker, Sibongilé Mbambo, Hassan Tighidet et Mike Aubé. ©Keuj Bongi pose ses valises à Marseille en 2002. La raison : « (...)


7 avril 2011 par Anne-Aurélie Morell - Dans Portraits

 

 

Aly Ibrahima : 20 ans dans la peau de la Sound Musical School B.Vice

En juillet, la Sound Musical School fêtera vingt années d’existence. Aly Ibrahima, dit Aly Kenya, n’avait pas vingt ans, lui, lorsqu’avec ses collègues du groupe de rap B.Vice il fonde cette école d’un genre nouveau, en plein cœur de la Savine, dans les quartiers nord de Marseille. Le drame Ibrahim Ali, la découverte de talents, l’action au quotidien,... Il nous raconte deux décennies de l’histoire hors du commun de ce haut lieu de la scène hip hop marseillaise et espace incontournable de la vie socioculturelle de la cité. Avec, en filigrane, son évolution personnelle.

Ils ont grandi ensemble. En juillet, cela fera vingt ans qu’Aly Ibrahima et la Sound Musical School B.Vice évoluent de concert, intimement liés. La SMS comme on l’appelle est un instrument social « à usage de la rue », comme aime à la qualifier Aly, l’un de ses fondateurs. Située en plein cœur de la cité de la Savine, perchée dans les quartiers nord, elle fait figure de lieu de vie pour les jeunes du quartier. Mais c’est aussi LE studio d’enregistrement incontournable et incontestable de toute la scène rap marseillaise. Sans Aly Ibrahima, a.k.a. Aly Kenya (nom hérité de son père, que l’on a toujours surnommé ainsi) et ses collègues Ahmed, Fana, Hassany, Saïd, Soly et les autres, le groupe B.Vice n’aurait jamais vu le jour. La Sound Musical School non plus. Originaire de la Grande Comore, Aly naît au début (...)


1er février 2011 par Anne-Aurélie Morell - Dans Portraits

 

 

Christelle Casano, la sainte « Rita Citoyenne » du vintage

Rita Citoyenne, c’est une boutique pas comme les autres, installée depuis un an dans un quartier où on ne l’attendait pas : Samatan. Temple alternatif de la fringue vintage, on y trouve des « pépites » à des prix imbattables, soigneusement chinées par sa conceptrice Christelle Casano, collectionneuse passionnée. 90 % des collectes sont reversées à des associations qui œuvrent en faveur d’un public précarisé. Et chez Rita, la fête, l’art et la créa ont la part belle, à base d’apéros impro et d’expositions de jeunes artistes. Rencontre filmée, au détour d’une rue.

« Chineuse de vintage ». Voilà ce que répond Christelle Casano lorsque sa profession lui est demandée. Rita Citoyenne, sa boutique, a vu le jour il y a à peine plus d’un an. Installé par la volonté de son initiatrice dans le quartier de Samatan, dans le VIIe arrondissement de Marseille, ce concept-store à mi-chemin entre la friperie et le dépôt de vente chicos, recèle bien des « pépites ». Pas seulement des vêtements, des chaussures et des accessoires « d’antan », à qui l’on donne une « seconde vie ». Mais aussi des découvertes artistiques et créatives ; des rencontres avec l’autre autour d’un vin chaud ; des soirées ambiancées-déguisées-photographiées. Et surtout une démarche citoyenne : une majeure partie des vêtements collectés est reversée à des associations travaillant à l’insertion de personnes en grande (...)


21 janvier 2011 par Anne-Aurélie Morell - Dans Portraits

 

 

Jean Katambayi Mukendi, l’artiste congolais qui électrise Aix

Primé par la Fondation Blachère lors de la dernière Biennale de Dak’Art, Jean Katambayi Mukendi profite actuellement d’une résidence de deux mois à l’Ecole d’Art d’Aix-en-Provence. Combinant réflexion scientifique, théorèmes mathématiques et mécanismes électriques, son œuvre – machines de carton et de fils - se met au service de la société. Point d’orgue de sa venue, il présentera son travail au cours d’une exposition co-organisée avec la faculté d’Arts Plastiques, visible dès la mi-novembre. Rencontre sans court-circuit avec un artiste du troisième millénaire.

L’électricité, Jean Katambayi Mukendi est tombé dedans quand il était petit. Et si aujourd’hui, artiste accompli, il se trouve en résidence à l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, c’est un peu grâce à elle. En 1974, il naît à Lubumbashi – « capitale du cuivre » et de la province minière du Haut Katanga, située à l’extrême sud-est de la vaste République Démocratique du Congo. Immigrés de l’intérieur, ses parents ont quitté le centre du pays pour trouver à s’embaucher ; son père comme électricien et sa mère comme employée de bureau, dans une société extrayant les métaux, richesse si précieuse à la région. De ce bain minéral, qui l’a fortement « influencé », l’artiste tire une part de la substance de son travail. « Enfants, nous manipulions beaucoup les métaux. On se fabriquait nos propres jouets en fil de fer », se (...)


5 novembre 2010 par Anne-Aurélie Morell - Dans Portraits

 

 

Santé mentale, « liée aux événements de vie »

Des enfants, des femmes, des hommes, souffrant de troubles psychiques sont souvent une population stigmatisée. La Santé mentale est un sujet tabou et pourtant, n’en demeure pas moins une question de santé publique. Comment peuvent-ils trouver leur place dans la société ? Quelle réinsertion envisager ? Quel est l’objectif de la prévention dans ces pathologies ? Le Dr Dolores Lina Torres, psychiatre, chef de secteur du centre hospitalier Edouard-Toulouse nous donne des éléments de compréhension.

Une organisation très méthodique de la psychiatrie en France permet de quadriller le territoire. Cette sectorisation existe depuis les années 60, elle est un découpage géo-démographique, couvrant une population de 70 000 habitants environ. Sur la région de Marseille, l’établissement public départemental Edouard-Toulouse, situé près de l’hôpital Nord intervient sur les 1er, 2e, 3e, 13e, 14e, 15e, 16e arrondissements et Les Pennes-Mirabeau. L’Assistance Publique Hôpitaux de Marseille (APHM) est chargée des 4e, 5e, 6e, 7e arrondissements (pôle Conception) et 8e, 9e, une partie du 11e (hôpital Ste-Marguerite). Les 12e arrondissement, une partie du 11e, Aubagne, La Ciotat relèvent du secteur du centre hospitalier Valvert. Plus précisément, le 12e secteur (3e, une partie du 2e arrondissement) est dirigé par (...)


26 septembre 2009 par Myriam Mounier - Dans Portraits

 

 

Fadela El Miri : « Je me suis dit que j’arriverais un jour à prouver qu’on souffre d’injustice »

Elle ? C’est Fadela El Miri. Originaire du Maroc, elle nous raconte avec une certaine nostalgie son arrivée en France, son parcours et ses désillusions. Femme de caractère et de conviction, elle s’implique depuis une dizaine d’année dans le milieu associatif où elle constate chaque jour une recrudescence de la pauvreté et des difficultés rencontrées par les populations issues de l’immigration et notamment les populations maghrébines. Pour faire « bouger les choses » et pour éradiquer les injustices, elle s’investit depuis un an et demi au sein du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) mené par Olivier Besancenot et s’est même présentée sur la liste conduite par Raoul Marc Jennar dans la circonscription du Sud-est aux dernières élections européennes. Aujourd’hui, elle poursuit ses engagements au sein d’associations, ses études de sociologie et son travail d’éducatrice spécialisée. Ce récit de vie est un mélange de valeurs, de partage et de solidarité qui n’a qu’un but : dénoncer ce fléau qu’est l’injustice.

C’est un 6 août 1979 à Guercif, dans un village reculé du Maroc, entre la ville d’Oujda et la ville de Fès, que Fadela El Miri voit le jour. Sixième d’une fratrie de huit enfants, elle débarque en France en 1991 dans la ville de Gardanne à l’âge de 12 ans et ce, à l’issu d’un regroupement familial effectué par son père, alors ouvrier agricole. A son arrivée, le choc est de taille. L’accueil réservé à la seule famille marocaine par les autres familles maghrébines est glacial. « A chaque fois que j’y repense, je me sens vexée. Ils se sont sentis plus intégrés que nous. Déjà qu’on galère, on aurait pu se regrouper et faire quelque chose entre nous » explique la jeune femme avec amertume. La reprise des cours aura également un goût amer. Censée être en classe de 6ème, elle se retrouve parachuter avec les petits CM2 de (...)


7 août 2009 par Henda Bouhalli - Dans Portraits

 

 

Le talent d’Albert Négrel au service des Béninois

A 80 ans, Albert Négrel affiche une forme olympique. Et oui, il est de ces hommes qui n’aiment pas se tourner les pouces. C’est pourquoi depuis quelques années maintenant il s’adonne aux joies du bricolage dans l’unique but de permettre à des petits Béninois de Natitingou d’apprendre à lire et à écrire. Mettre son talent au service des plus pauvres, Albert Négrel en a fait son but.

Albert Négrel est de ces hommes qui savent tout faire. Né le 4 juin 1929, à Rousset, un village situé à 15 km d’Aix, il décide à l’âge de 17 ans d’arrêter ses études pour s’occuper du commerce familial : une fabrique de boisson gazeuse. « Trop dur et ennuyeux » et le privant de vacances d’été, il accepte, 13 ans plus tard, la proposition de son beau-père. Il se recycle alors dans la plomberie à 30 ans. Après 24 ans d’exercice, ses vertèbres ne le suivent plus. Il est dans l’obligation d’interrompre son activité. On lui propose alors un poste au centre d’apprentissage des Milles où il se met à enseigner la plomberie. Un an plus tard, il est muté à Antibes. « J’aurais accepté si on ne m’avait pas proposé un poste de professeur de solfège au Conservatoire Darius Milhaud » dit-il un brin nostalgique. Suit alors 12 (...)


26 juin 2009 par Henda Bouhalli - Dans Portraits

 

 

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