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Phocée des cultures

 

 

 

Un cri sauvage et impudent

AAARG !
Mais quel est ce râle de papier qui tous les deux mois depuis bientôt un an roule sur la ville ? Parti de Marseille, ce cri guttural résonne aujourd’hui sur la France entière et des oreilles averties le guettent même depuis l’étranger…

AAARG ! C’est bien plus qu’un bimestriel de bande dessinée. C’est la clameur virulente d’une culture contemporaine et populaire. Une culture aux ongles noircis, au relent de sueur troublée de foutre et de cyprine. C’est le vagissement politiquement incorrect d’un idéal, un combat sans concession porté par trois amoureux du 9ème art et servi par des auteurs talentueux, qui manient le crayon comme d’autres le fusil ou la bombonne de gaz, c’est selon. Une bandes de paysans opiniâtres de la culture, des ouvriers laborieux du pinceau, qui façonnent de leurs mains calleuses une œuvre riche, superbe, amoureusement léchée et diantrement utile. Au commencement, il y a un trio de choc. Pierrick Starsky, spécialiste de la bulle et fondateur des éditions « Même Pas Mal », à Marseille en 2009, qui décide, armé du (...)


 

 

Un drapeau algérien peut cacher un maillot de l’équipe de France.

Un supporter reste un supporter, italien ou marseillais, fan de Liverpool, du PSG, de Galatasaray ou encore du Santos Futebol Clube, il y aura toujours le bon et le hooliganisé - vocable anglais et non algérien -. De ce point de vu, les supporters franco-algériens n’échappent pas au parardoxe footébol, et le dernier billet rédigé par notre excellente Bême RB était là pour rappeler - entre autres - le bon usage de l’espace public aux supporters des Fennecs.>>

Dans l’autre sens, il y a ceux qui exagèrent et profitent de quelques débordements en touche, pour jeter des fumigènes de haine, usant des amalgames, guettant le moindre incident pour crier "ho hisse faut les virer". N’es-ce pas Marine Le Pen (dont le Père voulait garder l’Algérie Française) ou M. Thierry Mariani, vous qui avait tweeté : « Question simple:si les supporteurs français défilaient après un match de foot avec leur drapeau dans les rues d’Alger, que se passerait-il ? »…

Nous allons d’abord vous avertir qu’à votre énième provocation cher Monsieur Materazzi… Heu pardon Monsieur Mariani ! où avais-je le coup de tête ?... Non surtout pas ça ! Un coup de boule pourrait nous priver de la Coupe du Monde ! et si la France Black Beur ne remporte pas de championnat, et bien y aura pas d’emploi ! c’est comme ça ! En plus, ce qui nous anime, c’est l’esprit d’Amin Malouf, lui qui a si bien expliqué qu’une identité n’était jamais déterminé à la naissance, qu’elle évolue... nous allons vous montrer ce que vos yeux ne peuvent voir, que la réalité est plus complexe, qu’un supporter algérien peut être fan du Réal ou du Barça, Marseillais avant tout, Algérien et Amazigh et de l’équipe de France ! Avant de voir cela en images, nous allons quand même ressortir nos bouquins d’histoire du football, (...)


 

 

Oscar Micheaux, précurseur et « monstre sacré » du cinéma afro-américain

Le Festival du documentaire de Marseille, pour sa 25ème édition, programme, dans le cadre d’écran parallèle, une rétrospective des films d’Oscar Micheaux. Si ce nom est inconnu du grand public, c’est que dans l’Amérique blanche et raciste du début du XXème siècle, l’œuvre de cet écrivain, réalisateur, producteur et comédien Afro-américain était passée sous silence et exclusivement réservée à un public de couleur. Pourtant, le travail de ce pionnier du cinéma a été immense, et les films qu’Oscar Micheaux a produits et réalisés sont autant de documents sur la communauté noire américaine de l’époque. Entre 1919 et 1948, sa filmographie compte 45 films et mêle le génie cinématographique proprement américain et l’histoire des minorités africaines ségrégées. Des films comme « La Fille de Chicago », « Ten minutes to live », « The Exil » sont à découvrir à Marseille. Du 1er au 7 juillet, ils sont projetés pour la première fois en France, grâce à la programmation exigeante du FIDMarseille.

Film L’Exil, Oscar Micheaux Dans l’Amérique des années 20, en plein boom de l’industrie du cinéma, faire des films sur et avec des noirs, quand on était noir soi-même était un pari fou. Pourtant Oscar Micheaux l’a relevé et réussi. Ce véritable pionnier du cinéma, n’est hélas pas encore un mythe, à l’instar des autres grosses pointures d’Hollywood, dans l’inconscient collectif planétaire. Car de son vivant, il décède en 1951, la ségrégation raciale étant toujours en cours aux Etats-Unis, ses films n’avaient droit qu’à une diffusion partielle, voire confidentielle qui ont limité leur renommée mondiale. Fils d’esclaves affranchis, élevé en Arkansas, il a réalisé ou produit 45 films entre 1919 et 1948. Destinés exclusivement à un public noir, ils mettaient en scène des comédiens de couleur, chose encore inédite alors (...)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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