Rubrique Marseille Provence, capitale européenne de la culture 2013

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Marseille Provence, capitale européenne de la culture 2013

 

 

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Adieu Marseille Provence 2013 !

Le Pavillon M, en face de la mairie, symbole de MP13 est en voie de démolition. Ce dernier avait coûté 3,5 millions d’euros et a accueilli 1,2 millions de personnes. La mairie se targue de ce succès. Mais il faut dire que dans tout Marseille, les seuls signaux visibles de MP13 pour les visiteurs et les Marseillais un peu perdus et pas aiguillés par des signalisations, était devant la mairie. Bref, c’était un peu comme si hors du vieux port, point de culture !


 

 

La Main dans le Chapeau, 3ème Rencontres Arts et Handicap

Les 3ème Rencontres Arts et Handicap, intitulées « La Main dans le chapeau » sont initiées par la Compagnie Tétines et biberons. Elles se tiennent depuis lundi et jusqu’au 7 décembre à Aubagne et à La Penne sur Huveaune. Permettre le « Vivre ensemble » telle est l’ambition véhiculée par ces Rencontres et l’action au sens large de la Cie Tétines et Biberons. Avec une recette simple ; susciter le plus de moments partagés entre valides et handicapés, à travers des spectacles communs, des échanges et des Rencontres…

Les Rencontres Arts et Handicap sont l’occasion de faire découvrir au grand public un art « né de l’enrichissement culturel » entre personnes valides et handicapées. Depuis 25 ans, en effet, la Cie Tétine et Biberons monte des projets d’échanges culturels et artistiques entre des personnes en situation de handicap et d’autres valides. La 3ème édition de la Main dans le chapeau, met à l’affiche des spectacles nés du Projet No-Mad. Ce projet ambitieux, labellisé MP13 et inscrit dans la journée internationale du Handicap (Organisation des Nations Unies) a permis d’organiser huit ateliers de création, au cours desquels personnes valides et handicapés ont créé un « art nouveau qui leur ressemble et les rassemble », sur différents points des Bouches du Rhône, comme Marseille, Vitrolles, Rousset ou Fuveau. L’idée (...)


 

 

Averroès, le chaînon manquant entre Orient et Occident ?

Les Rencontres d’Averroès visent à favoriser l’expression d’une pensée ouverte et critique sur la Méditerranée du XXIème siècle, « Loin des fractures consenties et des guerres entre les cultures et les civilisations, supposées inexpiables ». A travers tables rondes, expositions, ateliers, les Rencontres d’Averroès, en hommage au penseur médiéval Abu’l-Walid Muhammad Ibn Rouchd, questionnent, depuis 20 ans l’identité méditerranéenne. Elles se tiennent à Marseille du 28 novembre au 1er décembre prochain et proposent cinq tables rondes passionnantes et de haute voltige intellectuelle.

Averroès Créées et conçues par Thierry Fabre, produites et organisées par espace culture Marseille, les Rencontres d’Averroès fêteront, en 2014, leurs vingt ans. Pour Thiery Fabre qui est également programmateur au Mucem, les Rencontres ont été fondées pour s’opposer au fait que « La Méditerranée ne fait plus vraiment rêver, mais peur », que « le temps de la détestation est entrain de réapparaître » et que « La Mort méditerranée » nous pend au nez. Elles sont, en tout cas, un lieu de rencontres et de débats d’idées sur la Méditerranée. On peut cependant reprocher aux Rencontres de se dérouler sur une seule partie du territoire marseillais, la manifestation aura lieu au parc Chanot, en occultant, comme souvent tout le Nord de la ville, là où le terme Méditerranée prend tout son sens multiple. Les Rencontres (...)


 

 

Albert Camus, l’expo malgré tout !

Si une grande expo consacrée à l’écrivain Albert Camus n’a finalement pas eu lieu dans le cadre de MP13, la bibliothèque de la Mejanes-Cité du livre d’Aix-en-Provence a produit tout de même une programmation rassemblant exposition-parcours, cinéma, spectacles et conférences sur le grand écrivain intitulé « Camus, citoyen du monde » jusqu’au 5 janvier 2014. Celui qui publia « L’Etranger » en 1942 écrivait dans « L’Homme Révolté », « Dans la lumière, le monde reste notre premier et notre dernier amour » est resté célèbre pour sa création littéraire qui oscille entre la Révolte et l’Absurde. Deux postures face au monde qui peuvent éclairer notre monde contemporain.

Au-delà des polémiques, que suscite encore, on l’a vu récemment, le personnage de Camus, né en Algérie et défendant une position pas assez tranchée pour beaucoup sur la colonisation française, il reste l’œuvre…. immense d’un écrivain. Albert Camus aurait eu cent ans en 2013, et cette année capitale aurait du lui rendre hommage quitte à dévoiler sa part d’ombre et ouvrir des débats. Pourtant, il n’en est rien, le sujet Camus, reste dans une région tiraillée par des radicalités alourdissantes, un sujet hautement inflammable ! Pour s’immerger dans la pensée et les mots de Camus, l’exposition de la Méjanes propose un parcours thématique jalonné de créations numériques. Des mots, cent-cinquante citations de Camus en tout, sont mis en scène donc, à travers des vidéos. Mots, à qui on a associé des images, de la (...)


 

 

L’Etat civil sujet de création contemporaine

A partir d’une résidence en 2012 dans les bureaux de proximité de la ville de Marseille, dans le cadre de MP13, l’écrivaine Sonia Chiambretto a fourni une matière littéraire et artistique, qu’elle a nommée « Etat Civil ». Dans le cadre du 13ème festival Actoral, Son texte est porté à la scène par un collectif d’acteurs ILDI ! ELDI ! Le spectacle « Etat Civil » est donné ce week- end au nouveau théâtre Joliette-Minoterie. C’est aussi l’occasion de découvrir la nouvelle Minoterie, qui, sous le chamboulement du nouveau quartier Euroméd a pu, après moult batailles, investir un nouveau cadre, place Verneuil, pas très loin de l’ancien théâtre.

DR J.Oppenheim Les divers bureaux municipaux de proximité de la ville de Marseille sont pour la plupart d’entre nous, un passage obligé et rébarbatif de notre quotidien. Pourtant, des artistes s’en inspirent et en font un sujet…. d’art et de spectacle.C’est le cas de l’auteur Sonia Chiambretto qui a planté son regard d’écrivaine en plein cœur de l’appareil administratif, pendant près d’une année, en 2012 et 2013. Cette résidence est le fruit des fameux ateliers d’artistes EuroMéditerranée de Marseille-Provence 2013. Le témoignage et les paroles de ceux que Sonia Chiambretto a rencontrés au cours de sa résidence vont être une matière artistique, qu’elle transcrit sous diverses formes, textes, archives, croquis ou carnets de notes. Pour cette résidence à Marseille, ce sera le texte « Etat Civil » qui va sortir (...)


 

 

Marseille, La ville en carton ?

Cette semaine la construction urbaine est à l’honneur, mais une construction…. éphémère. Poésie, imagination et construction de ville provisoire ou imaginaire, le temps du rêve et de l’Utopie semble revenu. Place Bargemon, la performance participative conçue par Lieux Publics « Métamorphoses, Acte 3 » propose aux Marseillais de construire une ville, quasi grandeur nature en carton. Déconstruction prévue dimanche. Et chacun peut y participer.

DR Hugo Forlani Depuis le début de la semaine, peu à peu, s’érige sur la place Bargemon une ville éphémère en cartons. Immeubles, bâtiments grandeur nature, au final, une vingtaine de bâtiments, en carton !, vont émerger de terre, sur le Vieux Port. Cette « Métamorphoses » est une performance collective conçue par Lieux Publics, dans le cadre d’MP13 et menée par le plasticien et chef de chantier Olivier Grossetête. La construction est ouverte à tous ceux qui souhaitent mettre la main à la pâte. DR Hugo Forlani DR Hugo Forlani En parallèle, chaque passant peut s’exprimer sur l’actualité et laisser ses messages sur des DaZibaos Anonymes, créés par l’agence Monik LéZart Des performances artistiques diverses accompagnent le « chantier » : de la poésie, des chants et une soupe pour les « ouvriers » (...)


 

 

Séance de rattrapage : exposition Le Pont au Mac jusqu’en octobre

Pour ceux qui n’ont pas, jusque là, eu le temps de découvrir l’exposition au Musée d’art contemporain de Marseille intitulée Le Pont, il est encore possible de s’y rendre jusqu’en octobre. Près de 145 artistes internationaux proposent des œuvres dont la thématique aborde la rencontre et la confrontation des cultures et des migrations. Une occasion de retourner au MAC, mais aussi de découvrir des lieux de prestige dans toute la ville où sont présentées des œuvres. En plus, des soirées, performances, concerts, théâtre sont programmés au Mac jusqu’au 20 octobre.

Daniel Knorr « Le pont est le symbole de l’aventure et du lien entre les civilisations. » Le projet de l’exposition portée par le MAC tourne autour des problématiques de la migration. « La plupart des artistes invités pour Le Pont ont vécu la migration ou s’y sont intéressés et plusieurs, parmi eux, retrouvent Marseille », explique Thierry Ollat, directeur du MAC et concepteur de l’exposition. Certains artistes exposés ont fait halte, un temps, dans la cité phocéenne, souvent en début de carrière, ils reviennent ainsi dans la ville de leur début. Pour Thierry Ollat, ce choix montre « la vivacité des échanges artistiques dans l’histoire récente de notre ville ». « Le Pont » rassemble donc 145 artistes de 40 nationalités. 78 exposent dans les salles du MAC, 62 sont partie prenante d’un projet vidéos et films (...)


 

 

Les artistes des Tremplin 2013

Ce week-end seront dévoilées au Théâtre du Merlan, les œuvres des artistes lauréats des Tremplins 2013. A l’issue d’une résidence de 9 mois dans le 14ème arrondissement et au centre social Bon Secours, Sarah Fastame, Charlotte Fuillet et Diane Guyot de St Michel présenteront leur travail, né d’une rencontre avec le territoire et les habitants du 14ème arrondissement. Dans le cadre de MP13, le château de Servières accueille également une exposition rétrospective des Tremplins avec les œuvres et installations de 5 anciens lauréats. Rendez-vous donc samedi soir au Théâtre du Merlan et au château de Servières pour une soirée art, musique et théâtre.

Dr Charlotte Fuillet Depuis leurs origines, les Tremplins associent artiste, territoires et habitants du 14ème pour une création culturelle et artistique in situ. Le projet Tremplin est porté, depuis 1998, par le centre social St Gabriel qui lance tous les deux ans, un appel auprès d’artistes du département, toute discipline artistique confondue, en situation précaire. Le cahier des charges pour les artistes comporte deux volets : une pratique artistique et un projet qui prennent en compte les spécificités du territoire (Le 14ème arrondissement) et ses habitants. Une sélection est ensuite faite par les différents partenaires des Tremplins, comme le centre social St Gabriel, l’association Château de Servières, Art-Cade les Grands Bains Douche de la Plaine, Urban Prod et pour cette année, MP13. En (...)


 

 

Désordre urbain en perspective !

Quand les artistes s’emparent de la ville, ce n’est pas toujours pour obéir. Cette année, le 7ème festival « Préavis de désordre urbain » s’est donné comme mot d’ordre « Résistance ». A partir du 10 septembre, une kyrielle de performances sont donc prévues dans l’espace public à savoir à la Belle-de-Mai, sur la Canebière, au kiosque des Réformés et dans des lieux culturels plus convenus comme La Friche ou le Théâtre des Bernardines. En plus, la majeure partie des évènements sont gratuits.

Le poète julien Blaine, DR Fabrizio Garghetti La conférence de presse du festival, donnée au Pavillon M, le 3 septembre dernier, a dévoilé un avant-goût de ce que le festival réserve aux spectateurs, passants ou simples badauds. Proposer, surprendre, irriter, rire, interroger nos propres limites et nos propres émotions, voilà quelques unes des « missions » des futures performances des artistes du festival. Dans cette friction avec le public et avec la ville, les performeurs, poètes, danseurs, comédiens du festival Préavis de désordre urbain créent surprise, sourire, adhésion, révolte ou même refus. Magie de la scène vivante, dans un espace vivant, rien ne laisse indifférent et c’est bien ce que l’on peut attendre de l’art. Attention, les spectacles sont participatifs. Et souvent, il faudra au curieux, (...)


 

 

Marseille, La ville qui n’aimait pas les gens…

Dans « Med People », ouvrage de textes et de photos sur les villes de la méditerranée, Alberto d’Argenzio, l’auteur, et Nanni Fontana, le photographe, présentent la citée phocéenne comme une capitale de sable mouvant où s’enlisent lentement les aspirations de ceux qui s’y arrêtent. Vision lucide d’une ville égarée, qui à y regarder de près, semble ne pas aimer les gens, du moins ceux qui la composent…

Effectivement, Marseille offre un visage trompeur de vie et de rassemblement car jamais les communauté ne se mêlent, cantonnées chacune dans leur quartiers, devenant des forteresses se protégeant les unes des autres. Le développement anarchique de l’urbanisme au mépris de l’histoire de la citée et de l’environnement, révèle l’égoïsme et la cupidité qui firent fureur dans les années 80. L’appât du gain facile eu raison d’une vision globale. On vendit terrain et bâtisses on construisit frénétiquement sans plan d’ensemble et sans cohésion. En cela, la citée se révélait fidèle à ce qui choqua, au XIX eme la passionaria Flora Tristant, qui nota dans son journal, lors de son séjour sur le vieux port, que chacun ici, du plus humble au plus riche, semblait n’avoir qu’une religion : l’argent, et que cela transpirait jusque (...)


 

 

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