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L’actu phocée des diversités

 

 

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Vœux 2017 de l’Espace Franco-Algérien : « Ne jamais oublier la colonisation , agir pour un avenir Fraternel. »

C’est sous le signe de la mémoire et de la fraternité que s’est déroulé l’événement de rentrée de l’Espace Franco-Algérien (EFA) dans la soirée de mercredi au Théatre Toursky. Tout d’abord, l’Espace s’est associé à l’émouvant hommage consacrée à l’immense artiste Tania Sourseva, comédienne et co-fondatrice du théâtre Toursky, qui vient de nous quitter. C’est donc le généreux Richard Martin, l’ami d’Hakim Allik, (ancien président d’EFA PACA) qui donne le ton avec un message sur l’impérieuse nécessité de s’aimer et de combattre la haine par la culture. C’est qu’avec Aklim, Richard et d’autres s’emploient en ce moment à tenter de créer des outils afin de ressouder les liens détruits dans cette ville. Ensuite, se sera au tour d’Akli Mellouli, président de l’EFA National, de prendre la parole dans le même esprit avant de laisser conclure le jeune président de l’EFA PACA, Hassan Guenfici, devant une salle bien remplie. Vidéos.

Première vidéo : l’intervention de Richard Martin l’hommage à Tania Sourseva et l’annonce d’une année qu’il espère fraternelle : "Aimons nous !" Your browser does not support the video tag. Seconde vidéo : Les interventions d’Akli Mellouli - Efa National - et d’Hassan Guenfici - EFA PACA. Your browser does not support the video tag. Photoreportage : Les équipes de l’Espace Franco Algérien, national, PACA Méditérranée et Ile de France.Un hommage à été rendu par Akli Mellouli à Patrick Mennucci pour sa décision d’apposition de la plaque commémorative du 8 mai 1945 à Sétif et sa région, ainsi qu’à Benoit Payan qui au nom du groupe socialiste à la Mairie avait interpellé le Maire sur le non remplacement de cette plaque. Au menu des discussion également, les soucis de discriminations et de volonté de (...)


 

 

"Négrophobie/sexisme" : Les Rosas et leurs ami(e)s appellent à se mobiliser demain au tribunal correctionnel pour soutenir Eva Doumbia.

En prélude aux Assises Nationales de la Lutte contre la Négrophobie qui se sont déroulées ce samedi 3 décembre, le collectif des Rosas, accompagné de nombreuses associations, personnalités et du "Collectif 13 droit des femmes", se sont mobilisés pour offrir une tribune à Eva Doumbia dans une affaire d’injures raciales et sexistes. Des propos qui auraient été assénés en 2015, par Michel André, ancien directeur du Théâtre de la cité. En effet, le hasard du calendrier judiciaire a permis à la metteure en scène de préparer une contre-offensive…

C’est que le 7 novembre dernier, comme nous l’avons écrit dans notre article, Eva Doumbia s’était présentée au tribunal correctionnel de Marseille. Elle y était allée sans faire de tapage, sans prévenir la presse et autres collectifs féministes et/ou antiracistes, estimant que l’affaire serait simplement réglée par la justice. Mais vu la tournure du dernier procès, sonnée par la demande de relaxe de la procurreure, cette fois-ci elle s’est faite accompagner pour la conférence de presse. C’est donc un peu après 11 heures, qu’au Palais des arts, elle a présenté son affaire, soutenue par des des militants venus nombreux. A la tribune, Kardiata N’Dyae représentait le collectif des Rosas et Catherine Lecoq s’exprimait, entre autres, au nom du collectif 13 droits des femmes. Très remontées, en pleine période de (...)


 

 

Rencontre avec Ezzedine Ghlamallah cofondateur du cabinet Saafi spécialisé dans la finance islamique à Marseille 

Aujourd’hui nous avions rendez-vous avec Monsieur Ezzedine Ghlamallah, cofondateur du cabinet Saafi spécialisé dans la finance islamique. Ce jeune responsable de cette société très dynamique, a accepté de nous accorder une interview dans ses bureaux situés à l’espace Liberté, pépinière d’entreprises située au boulevard de la Liberté dans le 1er arrondissent de Marseille, pas loin de la gare Saint Charles, pour nous expliquer le principe de cette méthode de se financer ou de placer son argent en respectant les préceptes de l’islam : à savoir le refus de l’usure, et le partage des risques entre le client et le financier. Il nous a aussi expliqué la différence entre un emprunt classique dans une banque et un emprunt charia compatible, ainsi que la timide percée de ce genre de produits en France, le pays européen qui compte le plus de musulmans, alors que ces mêmes produits cartonnent chez nos voisins britanniques et allemands où ce marché connaît une croissance à deux chiffres, et enfin l’engouement des jeunes musulmans pratiquants envers ses produits, retour sur cette interview en vidéo :

Ezzedine Ghlamallah cofondateur du cabinet Saafi spécialisé dans la finance islamique à Marseille Pour en savoir plus sur le sujet je vous conseille aussi le reportage paru s le 21 janvier 2016 sur France 2 intitulé « les banquiers d’allah »


 

 

Ils œuvrent en faveur des réfugiés et rêvent d’un monde sans exil forcé.

L’année 2015 est une année où l’on a beaucoup parlé des migrants, les médias s’attendrissant parfois sur leur sort à l’occasion des trop nombreux drames qui les ont touchés ou à contrario pour relayer la suspicion dont ils ont fait l’objet à cause des attentats. Si dans la société le débat fait rage entre ceux qui sont pour l’accueil et ceux qui sont contre, il y a ceux qui travaillent ou militent en faveur du devoir d’accueil des réfugiés quelle que soient les raisons de leurs exils (Economiques, politiques, climatiques, guerres…). Pour finir l’année nous avons choisi de revenir sur un débat qui a eu lieu ce 19 décembre à l’équitable café. Une séance d’échanges intense a eu lieu pour clôturer la semaine d’action et d’événements à l’occasion de la journée internationale des migrants et comme les échanges ont été riches, au lieu de tenter de les synthétiser nous avons choisi de questionner Jean-Pierre Cavalié de la Cimade (Comité Inter Mouvements Auprès Des Évacués) parce qu’il fait un peu office de sage lors du débat, d’un jeune réfugié mineur puisque l’on a parlé dans la réunion du sort de ces jeunes délaissés en dépit des lois internationales et enfin d’illustrer les nouvelles formes de solidarités avec le témoignage de l’association Welcom. En vidéos :

Première interview : Jean Pierre Cavalié, délégué régionale pour la CIMADE nous explique pourquoi il préfère utiliser le terme réfugié que migrant, plaide pour le devoir d’accueil et enfin s’érige contre la politique de la "prestation low-cost" proposé à des "opérateurs" qui acceptent de brader l’accompagnement des migrants : Your browser does not support the video tag. 2ème vidéo : Le témoignage d’un réfugié mineur pour illustrer concrètement que l’obligation d’hébergement des mineurs isolés n’est pas respectée : Your browser does not support the video tag. Pour finir nous écouterons le père jésuite Christian Bardet qui oeuvre au sein de l’association welcom qui met en place un dispositif d’hébergement rotatif qui permet au familles volontaires d’héberger avec moins de contraintes. Explications : (...)


 

 

Journée « Plaine » d’ouverture pour le collectif « Migrants treize » !

Nous avions annoncé le rassemblement de soutien du Collectif Migrants Treize de dimanche dernier. le montage vidéo est prêt, au micro c’est coco pour le collectif, et elle va presque tout vous expliquez. Enfin si vous ne l’emmerdez pas ! (Slogan assez original du groupe) le ton humoristique est donné et le thon à partager. Les plats étaient posés à la bonne franquette sur des tréteaux. On a mis en commun un peu de thunes, de bouffes, mobilisé les troupes, sensibilisé le public, recrutés de belles âmes et des compétences. La place Jean Jaures plus connue sous le nom de la plaine, pouvait clamer un message révolutionnaire qui rimait avec Marseille sans frontières. Enfin pour finir on a communiqué avec les médias mais avec l’œil un peu méfiant quand même ! Car c’est pas dans les médias Mainstream qu’on va vous expliquez que tous les migrants, exilés et réfugiés sont légitimes à s’installer. Puis, Moussa* 20 ans, vous racontera lui même comment il a fuit la persécution du gouvernement soudanais, échappé aux criminels Lybiens, survécu à une traversée houleuse, et le reste de son parcours qui l’a conduit à l’accueil au refuge des bénévoles de Migrants 13. Des gens d’une générosité qu’il n’a jamais connu. Juste avant d’entendre le récit de ce jeune réfugié, sans plus attendre coco la porte parole de Migrants Treize au micro et en vidéo :

Your browser does not support the video tag. Plus d’info sur Migrants Treize : Facebook : https://www.facebook.com/collectifmigrants13/?fref=ts * Le prénom à été changé.


 

 

Je te tiens, tu me tiens par la commémoration

Ne voyez pas dans mon texte la moindre ironie. D’abord je salue l’association organisatrice (l’Union des Universitaires Algériens et Franco-Algériens), ses partenaires, ses soutiens et tous les intervenants pour ce moment de mémoire où l’on se doit de raviver la flamme de moments terribles de notre histoire algéro-française plus que tourmentée. Mais si il y a un jour où l’on bien penser que dieu n’existe pas ou ne se préoccupe pas du destin des hommes, c’est bien le 17 octobre 1961. Dieu aux abonnés absents et les humains transformés en bêtes avides de sang et obéissant à une vengeance que des instances supérieures leur ont intimé l’ordre d’accomplir. N’oublions jamais que le déchainement des policiers était alimenté par des messages invoquant la présence d’individus armés dans le cortège et que de la Préfecture de Police de Paris furent émis de fausses informations annonçant que des membres des forces de l’ordre avait été tués ou blessés. Nous passions de l’arrêt d’une manifestation interdite, au lynchage, au crime et si l’on veut employer un terme de la lutte antiraciste à la ratonnade. Pourtant les faits étaient actés, l’Algérie marchait vers l’indépendance et même le couvre-feu de l’ignoble Papon ancien chef de gare à Bordeaux et fidèle organisateur de la déportation des juifs était une brimade de plus contre nos compatriotes d’Algérie mais on peut se demander si leur marche sur Paris était-elle nécessaire ?

Pour le symbole, oui, ce fut la première fois que la population maghrébine algérienne apparue dans l’espace public, mais le prix à payer fut si élevé qu’aujourd’hui nous avons le sentiment que des agneaux furent immolés pour noircir encore le pouvoir français qui ne fut pas avare d’atrocités dans ce conflit. Sans oublier que la droite française était divisée entre pro-indépendance et Algérie française et qu’un coup de force contre De Gaulle le liquidateur de l’empire colonial n’est pas à exclure. La presse qui relata les faits joua sur toutes les peurs et parla de musulmans, de hordes de musulmans marchant sur Paris, nous étions face à un second Poitiers, il fallait arrêter les musulmans, les maures, les ratons. Une façon de se concilier l’opinion publique lasse de ce conflit qui avait tué aussi tant (...)


 

 

Centre culturel égyptien de Marseille

Il est 15h, dans une petite ruelle coincée entre la rue Consolat et le boulevard Longchamp, se trouve la Centre Culturel Egyptien. L’endroit est décoré avec goût, tables basses, poufs et tapis. Une bonne odeur de cuisine sur fonds de musique orientale. Aux murs des tableaux, une terrasse, des livres et cartes postales. Les serveurs débarrassent les tables du midi et préparent le repas du soir, à l’extérieur on entend les passants et les coups de klaxon, le Caire à Marseille ! Tous les ingrédients sont réunis pour donner à cet endroit un charme féerique digne des milles et une nuit. Tamer le maitre des lieux vient nous voir avec un verre de thé à la main, il s’assoit en face de nous, l’interview commence.

Tamer, Agnès et une partie de l’équipe du centre culturel égyptien Racontez-nous votre rencontre avec Marseille et la France d’une façon plus générale Je suis venu en France pour des raisons économiques, après un court séjour à Paris, je suis descendu à Marseille dans l’espoir de travailler dans le restaurant d’un oncle éloigné, mais très vite j’ai dû affronter la dure réalité de ce beau pays, quatre problèmes se posaient alors à moi comme nouveau migrant : 1. La langue française : les égyptiens sont de langue arabe et une minorité maîtrise la langue anglaise mais très peu connaissent la langue française 2. Le trac des paperasses : mon visa est arrivé à terme et j’ai dû faire un aller-retour pour ne pas être en porte à faux avec l’administration 3. Absence de qualification professionnelle (...)


 

 

Entretien avec Maliza Saïd Soilihi, une autre voix de la communauté franco-comorienne de Marseille

En cette période estivale nous avons suivi le retour sur la scène médiatique d’un vieux problème de colonisation que se traîne la France de 2015, Mayotte, revendiquée par l’Union des Comores. Le boycott par les athlètes des Comores des Jeux des Iles de l’Océan Indien, la célébration de l’anniversaire des trente ans de l’accession au pouvoir d’Ali Soilih organisée à Marseille et dans l’archipel et le 40ème anniversaire de l’indépendance du 6 juillet 1975 sont autant d’évènements déclencheurs qui nous ont donné envie d’aller à la rencontre de la communauté comorienne de notre ville qui compte 120 000 membres et que les intéressés nomment la « Cinquième île ». Pour en savoir plus nous avons eu un entretien avec Nouriati Djambae, appartenant à EELV, élue de la cité phocéenne et de la communauté urbaine que nous avons publié et pour respecter la pluralité des opinions nous avons interviewé Maliza Saïd Soilihi, appartenant à la majorité municipale de Jean-Claude Gaudin, Conseillère municipale déléguée, chargée des crédits européens et du site internet de la ville

Née au Plan d’Aou dans une famille qui a participé depuis longtemps à faire l’histoire des Comores, mais pleinement marseillaise, elle a eu un grand-père grand résistant, décoré de la Légion d’Honneur. Son cursus d’études est brillant, du Lycée Sévigné à la préparation d’une thèse sur l’organisation administrative des Comores avec un Master II de droit international dont le mémoire portait sur les opérations internationales de maintien de la paix avec comme exemple, le cas de la sécession d’Anjouan, île qui avait voulu se séparer en son temps de la République Islamique des Comores et dont le retour dans le giron de la mère patrie passa par la création de l’Union des Comores que nous connaissons aujourd’hui. Jeune trentenaire, femme active et maman, lettrée, passionnée et compétente, voilà ce que nous ressentons (...)


 

 

Pas de trêve estivale pour les clandestins et l’ensemble des précaires

Août approche à grand pas, c’est le temps des vacances y compris pour les travailleurs sociaux, mais la diminution des moyens donnés aux associations, l’épuisement des bénévoles et le vieillissement de certains font que nous allons rentrer dans un période de l’année où de nombreuses structures spécialisées dans l’accueil et le secours des personnes en errances vont fermer pour quelques semaines.

Les pouvoirs publics eux-mêmes vont réduire leurs actions avec du personnel à l’arrêt et aucun moyen de le remplacer. Devant le flux migratoire que connait le pays nous allons vivre une situation de carence insupportable, insupportable pour les personnes concernées mais aussi pour l’ensemble de la société française et dans l’outremer où des nouveaux problèmes risquent de naître de ce manque. Quelques structures bénévoles vont bien essayer des actions éparses mais le problème n’est pas estimé à sa juste hauteur. Le numéro d’urgence pour l’accueil ne représente plus qu’une goutte d’eau dans l’océan des bouleversements que créent ces flux en constantes augmentations. Les SDF nationaux qui n’arrêtent pas de voir leur nombre croître, les nouveaux arrivants, les roms allant de campements de misère en friches (...)


 

 

Soyons 13 EGAUX !

Vendredi 17 aout 2015, devant la gare Saint-Charles, à l’occasion de la fête de l’Aid El Seghir, l’association "13 EGAUX" offrait un repas aux plus démunis comme elle le fait tout au long de l’année et parce qu’elle tieng à ce que les laissers pour comptes puissent fêter toutes les fêtes : Noël, Pâques et autres jours feriés réublicains. Bref on peut oser dire qu’ils sont vraiment 13 EGAUX devant dieu (quelle que soit la religion) et la république. En plus des sans abris "classiques" qui échouent près des gares à cause des fléaux drogue, alcool et chômage, Marseille, "porte des Suds", draine en ce moment des réfugiés venus d’Afrique, de Syrie et même de Grèce. L’occasion de saluer une belle initiative au bénéfice de ces naufragés de la vie qui viennent de Provence ou de l’autre bout de monde. Reportage vidéo.

Your browser does not support the video tag. Leurs convives étaient des précaires, les laissés pour compte de la vie : victimes de la drogue, de l’alcool, des expulsions, du chômage sans fin et des nouveaux venus sur le radeau de la Méduse marseillais en provenance des pays en guerre de la planète. Le premier régional de l’étape rencontré fut Omar, poète de l’exil, fils de kabylie et ressortissant algérien amoureux de sa ville accompagné d’un petit rom hellène et de sa maman. Puis se présentèrent ceux que personnes ne veut voir, les sans statistiques fixes débarqués des bateaux des croisières de la honte qui remontent parfois sans chaussures décentes la botte italienne, ses occupants de rochers de Vintimille que les médias stigmatisent comme les avant-gardes des invasions à venir qui se préparent dans (...)


 

 

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