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L’actu phocée des diverses cités

 

 

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Bricarde, local de l’asso 3CB : La réussite d’un chantier éducatif.

Etre journaliste dans les cités de Marseille c’est aussi passer d’excellents moments, des instants de partage qui vous donne la pêche pour la journée. Ce fut le cas pour nous vendredi dernier lors de notre petite visite à la cité de la Bricarde près du centre commercial Littoral à Marseille nord. En fait, au départ nous étions plutôt de passage tôt le matin pour prendre des nouvelles du centre social, prendre un café avec des habitants et des travailleurs sociaux, histoire d’avoir les dernières news du terrain et bingo ! Voilà que Fariness, le responsable du secteur jeune, nous apprend qu’à midi on fête la fin de chantier éducatif au bénéfice du local jeune (un projet coorganisé par l’ADDAP, 3CB et le centre social). Ni une ni deux on se rend au local de l’association des jeunes de la Bricarde « 3CB » de Kader Boughanimi, d’une poigné de main on formalise les autorisations de tournage, ici pas de chichi. C’est sûr, Med In Marseille n’a jamais bidonné un reportage quartier ça aide. Puis pour tout arranger, on retrouve comme souvent des habitants ravis de nous retrouver car il y a 5 ans, 10 ans ou 20 ans nous avions bien reporté leurs paroles, leurs actions ou leurs événements dans nos articles ou nos films, alors même les derniers petits jeunes qui ont poussés très vite, et qui ont pour le moins beaucoup de suspicions contre les journalistes, acceptent de témoigner. Et c’est tant mieux car nous pouvons vous donner à voir une fois de plus, qu’avec un peu de volonté institutionnelle associative et humaine on peut faire de belles choses : Comme inculquer le goût du travail bien fait à de sympathiques jeunes, aussi fier d’avoir redonné des couleurs au local jeune de leur cité que d’être Marseillais ! Reportage vidéo :

Your browser does not support the video tag. Quelques images souvenir en plus : La fierté des jeunes, de Mouldia, Kader et Farines : Un local qui a repris de belles couleurs, qui est desormais agréable et plus lumineux ! Preuve incontestable d’un chantier éducatif réussi. A noter que monsieur Boughanmi kader a également salué le soutien de l’équipe de Sygma formation - à voir dans l’interview vidéo -.Farines un responsable secteur jeune passionné par son travail. Les jeunes le lui rendent bien en saluant son apport à la vie des jeunes dans la cité. Lui même, avec son esprit d’équipe nous fait ici l’éloge du travail de l’ADDAP, de l’association 3CB et des jeunes du quartier. Lui le sait bien, il suffit parfois d’un coup de pouce, de la bienveillance d’adultes ou de professionnels de l’insertion pour que le (...)


 

 

Savine, Don’t Pa...Nique : Performance Artistique !

Il ne faut pas croire qu’en Provence, tout le monde pa’nique* à l’idée de voir s’exprimer les habitants. Même la Logirem a eu la bonne idée de faciliter dans le cadre de l’ANRU l’expression d’artistes de rue en autorisant l’expression militante libre. Cette fois-ci on poursuit nos interviews d’habitants avec une seconde vidéo, avec petit micro trottoir, histoire d’entendre la parole d’habitants, c’était jeudi dernier. Bien sûr, comme vous allez vous en rendre compte une seconde fois, aucune tension ni haine à déplorer. Seule possibilité mourir de rire des facétie de Fatima. Plus sérieusement, comme notre job c’est aussi la parole des habitants, vous verrez qu’ils ne témoignent pas (de leur sympathie) sous anonymat. De toute façon ya rien à risquer avec le talentueux Denis Schiefelbein, les seuls coups qu’il donne c’est des coups de pinceaux pour débarbouiller le gris, toujours du bon bord. Du reste il nous a envoyé une petite photo du Sénégal, là bas aussi il régale. Pour en revenir à cette seconde vidéo vous découvrirez cette fois-ci après celle de George Abdallah, la fresque du bas, celle qui représente l’Icone du quartier, l’amusante, mais néanmoins citoyenne avertie Fatima. Elle en profitera pour nous dire un mot sur la rénovation en-cours. Allez magnéto momo pour la seconde couche :

Your browser does not support the video tag. Des news de notre artiste estampillé DIP SOCIAL KLUB, de son vrai nom Denis Schiefelbein (ou Vince pour les potos). il est au Sénégal, il a une armée de Fans et passe le bonjour à la Savine. * Pour comprendre ceux qui n’ont pas lu notre premier article : voir le même évènement rapporté par une journaliste de la Provence. Selon nous et les habitants qui ont vécu l’événement, il ne reflète pas du tout la réalité et y rapporte des éléments mensongers. Notament "Nique la bac" qui n’a existé que dans l’imaginaire de... Puisque tout au plus, en regardant bien sur nos images qui ont été prise lors de ces deux journées, donc des vraies celles-ci et non une image tronquée post-événement, il y a seulement un "Nike la Bac" qui date de Mathusalem. Ce tag ne peut en aucun cas (...)


 

 

La Castellane, la cité se meurt mais the show must go on !

Jeudi 24 mars soirée, un match de gala s’est déroulé au complexe sportif du centre social de la Castellane. Il a opposé Arlette Fructus, veste rose, mais adjointe au Maire bleu-LR de Marseille, à Samia Ghali, veste mauve, mais sénatrice-Maire rose-socialiste du 15/16. Problème, les supporters de Samia Ghali ont envahi le terrain dès la 6ème minutes (voir vidéo) les deux arbitres officiels, nommé pourtant par le gouvernement socialiste : le Préfet de Police Laurent Nuñez et Yves Rousset, Préfet à l’égalité des chances ont été pris à parti, du jamais vu… par les élus ! Socialistes qui plus est ! « C’est une honte à la république que vous représentez Mr le Préfet » a balancé Samia Ghali à Yves Rousset à la neuvième minute du match (voir vidéo). Comprenne qui pourra ! « Comble d’ironie, c’est un véritable sportif du quartier, le boxeur-poète Christian Nka, qui calmera « les agitateurs du fond », rappelant au passage que le combat politique devait être à l’image du sport : Jouer Fair-Play. Reportage vidéo.

Voici un résumé les 20 premières minutes de la réunion coorganisée par les représentants de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine représenté par le Préfet de Police Laurent Nuñez et Yves Rousset, Préfet à l’égalité des chances et Arlettte Fructus, présidente de Marseille Rénovation Urbaine. Nous avons juste ajouté le témoignage poignant de madame Bouali qui est sans nouvelle de son fils. Histoire d’ajouter un d’écho supplémentaire à son appel à témoins. D’où le titre de cet article : La Castellane, la cité se meurt mais the show must go on ! Aussi vous comprendrez le degré d’indignité qu’a représenté l’attitude de certaines personnes : Chacun les nommera à sa guise… De notre côté nous paraphraserons Audiar : à quoi reconnaît-on les élus à Marseille, c’est qu’ils osent tout ! vidéo à l’appui : Your (...)


 

 

Marseille Nord : "Pas d’armée dans les quartiers. Faites la guerre à la précarité !"

Nous étions présents à la Savine pour suivre les 23 et 24 mars une bonne partie programme de la semaine anticoloniale et contre le racisme proposé par l’Alliance Savinoise et le Comité Paca pour la libération de Georges Abadalah. Mais qu’est-ce qu’un collectif de citoyens plutôt de la gauche (Union juive pour la paix, rouges vifs, AFPS…) Réuni autour de la cause du plus vieux prisonnier politique d’Europe pouvait-il faire avec l’association social de proximité "Alliance Savinoise" ? Et bien tout simplement comme le dit Mme Rachida Tir, la directrice de l’association, "parce que nos minots des quartiers ne connaissent pas l’histoire des luttes. Et nous non plus les adultes, nous avons donc besoin de cette mémoire qui n’est pas entièrement enseignée dans l’histoire officielle.
En plus des ateliers pédagogiques, des discussions conviviales autour de repas populaires à la bonne franquette, il y a eu un copieux dessert : la touche artistique de l’équipe du DIP Social Klub, des graffeurs agitateur de conscience humaniste à la renommée internationale : de Palestine occupée à Dakar, du 9-3 à Marseille. Ils étaient Vinc, Chico et Samir, ils ont illuminé la Savine ! Denis aka Vinc à notamment réalisé un somptueux portrait d’une habitante emblématique de la cité. Le tableau en mémoire des luttes, dont la figure principale était évidemment dédié à Georges-Abdallah étant l’autre réalisation qui fera date. Les militants du comité n’auront de cesse de rappeler "que ce grand résistant a été libéré par la justice mais maintenu emmuré vivant par la pression américiane et Israëlienne". Une ingérence dénoncée par le directeur de la DST de l’époque Alain Bonnet en personne à notre micro et à de nombreux autres journaux. Seule ombre au tableau, l’arrivée discrète d’un commandant de police envoyé par la préfecture à la demande de la sénatrice-Maire Samia Ghali et de madame Boulainsseur. Au départ certains supputaient des rivalités politiques (Rachida Tir ayant tourné le dos à la gauche socialiste dont elle a porté les couleurs lors des municipales Ndrl) voire associatives, mais après enquête, La raison est qu’« un drapeau Palestinien aurait été brandit » et selon notre sources plus que sûres, c’est... Samia Ghali qui l’aurait dénoncé au Préfet de police et Nadia Boulainsseur qui s’en serait plaint au commandant Gilles ! Qu’à cela, des inscriptions appelant à une haine, auraient été tagées ! « Sophie Manelli, de la Provence, guidée au téléphone... est restée 15 mn montre en main auprès du groupe, mais n’était pas présente au moment des tags. Cela ne l’a pas empêcher de confirmer une inscription « Nique la Bac », une accusation grave et mensongère. Suffisamment pour que nous Med In Marseille confirmions la version habitants. Les organisateurs ont donc été indignés à juste titre par l’article. " Nous sommes des adultes responsables pas des gamins ! De plus Vinc notre graffeur venu de Paris est un artiste mondialement connu, la Provence sera la risée des réseaux sociaux. Tant pis pour eux et Samia Ghali, nous allons leur faire leur pub !" se sont promis les membres du Comité Georges Ibrahim Abdalah. Reportage vidéo.

Si l’article de la Provence a fâché, ce qui a donné un peu de baume au cœur aux habitants, par contre, c’est le professionnalisme du commandant Gilles. En effet lui est bien venu constater par lui-même les inscriptions taguées par le Dip Social Klub et du coup il a pu se féliciter, qu’au contraire, le portrait street-art d’une habitante recouvrait plutôt une vielle inscription « Nike la bac ». Les habitants et organisateur que nous avons revus après la parution du journal, ne décolèrent pas des affabulations de Sophie Manelli. « Une récidiviste des articles à sensations sur le dos des habitants des quartiers Nord » Et une membre de l’Alliance Savinoise qui souhaite garder l’anonymat, d’ajouter : « Sophie Manelli, cite dans son article de vraies inscriptions de revendications sociales mais en invente une (...)


 

 

Un 19 mars à Marseille

Le 19 mars est devenu en France le jour de la commémoration de la fin de la guerre en Algérie et l’entrée en vigueur du cessez le feu suite au accord d’Evian, cette date votée en 2012 à l’assemblée et officialisée par le Président de la république François Hollande fait polémique, car plusieurs personnalités comme Nicolas Sarkozy insistent sur le fait que les combats ne se sont pas arrêtés pour autant et plusieurs civils européens et harkis furent tués durant les mois qui suivirent. Pour la communauté algérienne vivante en France l’heure était plutôt à la fête et à la rencontre, retour sur cette journée.

Il est 11h, Deux associations Franco-algérienne, l’une parisienne et l’autre marseillaise se sont donné rendez-vous au Mucem pour officialiser leur volonté de travailler ensemble, en effet l’association Green Humanity France Algérie et l’association Centre Culturel France Algérie se sont retrouvés autour de l’exposition « Made in Algeria ». A 15h, après-midi festif chez Sally pour sceller l’alliance des deux associations cités plus haut, au son du Maalouf « musique andalous de l’est algérien », un défilé de mode était organisée, les femmes arborées de belles tenues traditionnelles ou toutes les régions algériennes était représentées, les tables était dressées avec gâteaux et boissons diverses. A 17h la présidente de Green Humanity France Algérie Acia Benbarkat prend le micro pour remercier les (...)


 

 

Règlement de comptes en pleine "ANRU*" à la Castellane !

Retour sur la réunion préalable au conseil d’arrondissement décentralisé à la Castellane qui avait lieu lundi dernier. C’est que nous avions besoin récupérer de la matière dans nos archives afin de faire un bref rappel de la visite de JM Ayraut alors premier ministre. L’homme qui est venu annoncer à la Castellane le 8 novembre 2013 promettre un plan de rénovation urbaine et d’autres mesures pour l’humain à la Castellane. A l’époque à ses côté, entre-autre, le député Henri Jibrayel et la sénatrice Samia Ghali. Devant l’urgence de la situation le ministre de la ville François Lamy avait même promis un démarrage pour 2014. Il nous semblait donc important de rappeler qu’à l’époque, certains habitants que nous avions interviewés croyaient encore dur comme fer à un « changement » pour leur cité. Depuis walou, mais en politique c’est de « bonne guerre » il y a des parades : dénoncer l’autre toujours, faire son bilan jamais ! Ainsi Henri Jibrayel a tiré à boulet rouge sur Mme Arlette Fructus, l’adjointe au maire chargé du logement, l’accusant entre autre de faire obstruction à la mise en œuvre de la rénovation urbaine. Certains ont bien rit quand même lorsqu’il a déclaré « On a honte de ceux qui sont aux affaires à Marseille ! ». En vidéos.

Permière vidéo, des acteurs associatifs choisis**, le médecin Mme Touati qui donne le pouls et l’état sanitaire de la cité infestés de rats, Denis Pelliccio Président de la Fédération des CIQ du 16eme, qui nous rappelle d’où vient l’appellation Castellane et Faty Bouaraoua de la Fondation Abbé Pierre, expert sur les questions d’habitat pour personne en difficultés ou précaires : Deuxième vidéo : Le coup de tonner de la soirée par le député de la 7ème M. Jibrayel qui charge l’adjointe au logement et élue du secteur Mme Fructus et le mot de la fin à Samia Ghali, sénatrice-Maire des 15-16ème arr. Marseille. Nous précisons que Mme Fructus n’a pas eu un droit de réponse, nous lui donnerons la parole pour qu’elle puisse répondre aux accusations, prochainement, si elle le souhaite. Your browser does not support (...)


 

 

La Bricarde se mobilise pour son directeur de centre social.

Abdelali Louafi, l’emblématique directeur du Centre Social de la Bricarde a été convoqué jeudi pour un entretien préalable pour un éventuel licenciement. Il est salarié "plus que dévoué" au dire même des usagers des centres sociaux où il est passé et ce depuis plus d’une vingtaine d’années au sein de l’association Centre de Culture Ouvrière. Le C.C.O qui gère 17 sites sur Marseille fait partie des centres d’éducation populaire créés dans les années 60. Mais ce licenciement n’a rien de commun, il est plus que symbolique des mutations en cours dans le domaine de l’action sociale dans les quartiers populaires. Déjà ce terme "quartier populaires" n’est plus trop en adéquation avec la réalité. La Bricarde pour exemple fait partie de ces cités devenues impopulaires. Côté évolution positive par rapport aux années 60/70 le résultat de l’action d’éducation populaire a permis une émancipation de ces classes populaires et/ou issues de l’immigration : ils sont devenus plus autonomes. L’ironie du sort pour les grosses structures de l’éduc pop, (dont on a souvent salué le rôle historique sur Med In Marseille) c’est que les habitants des cités ne souhaitent plus qu’on vienne encore les « éduquer » puisque devenus pour la majeure partie des citoyens "émancipés" (Sauf primo-arrivants). Dans ces images on voit bien qu’ils ne souhaitent plus qu’on les traite comme « des incapables majeurs », « qu’on décide à leurs place de ce qui est bon pour eux » selon leurs propres termes. C’est pour cela que des confrères d’autres centres sociaux plus autonomes, gérés par les habitants ont vanté leur modèle de structure. Ils sont donc venus auprès des habitants de la Bricarde expliquer leur fonctionnement qui pourrait être un plan B : virer le CCO plutôt que virer Abdelali ! Car pour eux et tant d’autres personne Abdelali est un exemple de dévouement et c’est peut être l’injustice qui fera déborder le vase. Cette révolte des habitants, doublée d’une mutinerie de l’équipe venue soutenir son directeur, pourrait même produire un à séisme car il est désormais question de s’organiser sur tout Marseille ! Reportage vidéo :

Your browser does not support the video tag. Quelques images en plus : Jeudi 3 mars 2016, cité de la Bricarde, habitants, acteurs sociaux des quartiers viennent soutenir M. LouafiArrivée à Frais Vallon, lieu du siège du CCOIci Maissara, employée de la Bricarde, se mue en porte parole du personnel pour Abdelali.


 

 

DANS MA TÊTE UN ROND-POINT

« Dans ma tête il y a un rond-point qui donne sur quatre-vingt-dix-neuf chemins, et je ne sais pas lequel prendre » dit Youcef, « impossible dans un rond-point il n’y a que quatre chemins » répond le Kabyle. Cet étrange échange résume à lui seul le documentaire projeté vendredi soir à l’Alhambra, très belle salle de cinéma située dans les quartiers nord de Marseille, ce film nous plonge au cœur d’un abattoir de la banlieue algéroise, ou trois générations de travailleurs se croisent et vivent dans ce décor ou se mélange, sang, amour, espoir et désespoir. Hassen Ferhani, le jeune prodige du cinéma algérien a réussi à faire oublier sa caméra pour capter les émotions au plus profond des personnages de son film.

Salle comble pour cette première projection du film « dans ma tête un rond-point » à Marseille, en présence de la productrice du film Narimène Mari, venue nous présenter ce documentaire algérien de 1h40. Dans un abattoir vétuste construit en 1847 ou le temps nous semble figé, travaillent et vivent deux cent bouchers et commis dans des conditions difficiles. Tout ce fait à la force des bras à « l’ancienne », de l’abattage des bêtes à leur découpage, aucun procédé mécanique, quelques ouvriers dorment dans des boxes de chevaux et les autres pas loin de l’abattoir. Le film commence, le silence se fait sentir dans la salle. A l’écran un vieux monsieur nous récite un poème, filmé au plus près, on ressent presque son souffle haletant. Tout le long du film le réalisateur et caméraman Hassan Ferhani promène sa caméra (...)


 

 

Jorus Mabiala, l’itinéraire d’un conteur noir en Algérie

Med in Marseille est parti à la rencontre de Jorus Mabiala, un conteur africain originaire du Congo Brazzaville, installé à Marseille depuis une vingtaine d’année et initiateur de la nuit du conte d’Oran en Algérie. Son combat aujourd’hui est de faire renaître cet art de l’oralité au sein de la cité phocéenne, en lançant une opération par le biais de son expérience de conteur (tous les mardis du mois de février et le premier du mois de mars) et en montant une opération de réflexion sur son travail. Accompagné d’autres amis conteurs au sein de l’association « le petit conteur », ils font une tournée dans plusieurs cafés associatifs.

Tout a commencé par un coup de fil d’un élu communiste de la ville de Gardanne, amoureux de la culture kabyle. Dans le cadre d’un festival de la culture kabyle, il propose à Jorus d’aller en Algérie pour animer plusieurs ateliers dans différentes villes, après s’être vu refuser le visa la première fois, il finit par l’obtenir. Lorsqu’il arrive enfin en Algérie, le festival touche presque à sa fin, mais ça ne l’a pas empêché de jouer dans un village perché, devant un public peu habitué à voir un « conteur noir en Kabylie ». A la surprise générale, les spectateurs furent conquis et on lui propose même de revenir, ce qu’il fera plusieurs années de suite. Le tournant de sa carrière est marqué par sa prestation devant des enfants et leurs familles venus des quartiers défavorisés de la ville, lors du festival du (...)


 

 

Le Daveqe : Un dispositf d’insertion présenté par ses bénéficaires.

Dans l’actu morose, il est bon de souligner que l’Europe, l’Etat, les collectivités publiques et le monde associatif (quand il en a les moyens) continuent à se mobiliser pour l’insertion sociale et professionnelle, à œuvrer pour la citoyenneté quand on voit que la désolation est exploitée par d’autres forces. Des expériences pilotes naissent partout en France, à l’image de celles que vont présenter les bénéficiaires du DAVEQE (dispositif d’accompagnement vers l’emploi et la qualification) un projet initié par l’ASPROCEP. Ce tout nouveau dispositif vient de démarrer une cession, il y a encore des places disponibles. Cet accompagnement personnalisé s’adresse en priorité aux adolescents et jeunes adultes de 16 à 25 ans.
Différents ateliers sont proposés, comme cet initiation au journalisme dont voici un premier aperçu avec cette présentation du dispositif faites par Charman :

Your browser does not support the video tag. Plus d’info sur les places disponibles : ASPROCEP Réception du public sans RDV tous les lundi matin de 9h30 à 12h à Saint François de Salle, 20 boulevard Madeleine Rémusat, BP 60158 , 13384 Marseille cedex 13 - Contact : 0762022386


 

 

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