Rubrique Expression de la vie associative

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Expression de la vie associative

 

 

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De Rage et d’Amertume

L’immigration post coloniale n’est pas « cérebrolésée » ! En guise d’introduction cette affirmation peut être perçue comme incongrue et si ce n’était ce qui suit j’en conviendrais volontiers. Le terme n’est pas très usité et il sort tout droit du jargon des psychologues qui parlent aussi de mémoire cognitive et de courbe de l’oubli. Ces concepts définissent la façon dont nous encodons, nous stockons et nous récupérons les souvenirs et la représentation mentale que nous nous faisons de nous-mêmes individuellement ou collectivement.

Cette immigration post coloniale hérite d’une mémoire des luttes, faîtes de drames et de souffrances, de spoliation et de regrets, de trahisons et de lâchetés…de rage et d’amertume. Mais elle est aussi faite de grandeurs et de victoires, de courage et d’abnégation, de sublimes sacrifices et d’héroïsmes insensés, d’honneur et d’espoir (ce mal incurable). Personne n’est propriétaire de cette mémoire là et personne ne peut s’en déclarer unique dépositaire. Cette mémoire appartient en fait à toute l’humanité, elle est une partie de son histoire, elle nourrit le souffle de toutes les femmes et de tous les hommes de bonne volonté. Elle forge la conviction et la détermination de toutes celles et ceux qui n’abdiquent pas, ne se résignent pas et ne troquent pas la dignité qu’elle leur confère contre les enjeux de (...)


 

 

« Nous n’irons pas à l’Alcazar ! »

En réaction à la censure de l’un de ses supports de communication par les services de la mairie de
Marseille, le groupe Echelle Inconnue (http://www.echelleinconnue.net) annonce l’annulation de l’exposition
« Marseille, schéma exotérique musulman », et des conférences associées prévues du 28 juin au 2 juillet
2011 à la bibliothèque de l’Alcazar. A la tentative de limiter la visibilité de notre travail dans l’espace public,
nous répondons par une visibilité encore plus grande et déplaçons notre tente/exposition dans les rues
marseillaises, à compter du 1er juillet. Nous renouons ainsi avec une des questions centrales de ce travail :
celle de la tente, du nomadisme comme forme d’intervention urbaine et politique.

Depuis 2006, nous, Echelle Inconnue, laboratoire d’art urbain, menons un projet prenant pour centre la Smala (capitale de tentes de l’Algérie au XIXe siècle) pour interroger les urbanités contemporaines. Depuis plus d’un an, nous interrogeons la place de l’islam dans la ville avec des habitants de Marseille et des chercheurs. A chaque entretien ou presque, est revenue la question du rejet hors de l’espace public des signes visibles de l’islam, celle du nomadisme imposé à ces derniers, ainsi que celle du jeu de visibilité/invisibilité produit par la relation plus qu’ambivalente des autorités à cette question. Tout est normal donc quand, à quelques jours de l’exposition et des conférences sur ce thème, nous découvrons que la direction de l’Alcazar, censée nous accueillir, a remplacé l’affiche (...)


 

 

STOP LE CONTRÔLE AU FACIÈS !

QUEL CONSTAT ? Le contrôle au faciès, contrôle d’identité motivé par l’apparence d’une personne plutôt que par ses
actes, est une pratique abusive, inefficace et discriminatoire. Il est donc illégal en droit français, comme en droit international.

Cette pratique dénoncée depuis des années a enfin été démontrée par l’étude "Police – Minorités
Visibles" du CNRS pour l’OSJI : celle-ci confirme que les forces de l’ordre françaises y recourent massivement. Ces contrôles sont subis prioritairement par une partie de la population : ceux qui sont perçus comme « jeunes » (11 fois plus), « noirs » (6 fois plus que les « blancs »), ou « arabes » (8 fois plus).

Inefficaces et répétitifs, ces contrôles, parfois accompagnés de violence verbale ou physique, sont frustrants et humiliants. Ils instaurent un climat de défiance entre la police et les contrôlés qui peut avoir des conséquences graves (garde à vue, comparution pour outrage et rébellion, violences…). Les contrôles abusifs provoquent également la peur de la police chez les plus jeunes : rappelons que c’est terrorisés à la vue de policiers que Zyed et Bouna ont pris la fuite pour échapper à un énième contrôle et trouvé la mort. DES SOLUTIONS EXISTENT En Angleterre, aux Etats-Unis, en Espagne et en Hongrie, une politique de remise de reçu du contrôle d’identité ainsi que des commissions indépendantes impliquant la police et la société civile ont fait leurs preuves. Le reçu du contrôle d’identité avec la (...)


 

 

Que reste-t-il de la LOPPSI 2

Le Conseil Constitutionnel a censuré, le 10 mars 2011, 13 dispositions de la loi Loppsi 2. Il a infligé un exceptionnel camouflet à cette 20ème loi sécuritaire votée depuis 10 ans. Les passages en bleu concernent les dispositions censurées par le Conseil Constitutionnel .
Cependant, cette loi fourre-tout (84 pages et 142 articles) reste très nocive pour les libertés. Que reste-t-il donc de ce texte après cette sévère correction ? C’est l’objet de cette rapide analyse.

En bref résumé la Loppsi 2 étend encore les pouvoirs de la police (infiltrations, utilisation de pseudonymes par les policiers sur internet, installation de mouchards sur les ordinateurs..), et permet aux préfets d’imposer aux maires récalcitrants la videosurveillance. La Loppsi 2 étend aussi les fichiers de police (59 à ce jour), les fichiers d’antécédents (STIC et JUDEX). Les fichiers d’analyse sérielles, entrent dans le code de procédure pénale, avec possibilité de rapprochement entre les 59 fichiers policiers et conservation de données de toute personne interpellée pendant 3 ans (même si la garde à vue n’a entraîné aucune suite judiciaire). Les mineurs, sans limitation d’âge, figureront dans ces fichiers. La LOPPSI 2 crée les réserves civiles de la police, sorte de milices para-policières. Elle (...)


 

 

Débat sur la laïcité et l’Islam : sortons de la médiocrité raciste !

Ce jeudi 3 mars, probablement comme ouverture du débat sur l’Islam annoncé par le gouvernement, Luc Chatel vient d’annoncer l’interdiction du port du voile pour les parents d’élèves lors des sorties scolaires. Un an après le nauséabond débat sur l’identité nationale, il est clair que ce nouveau « débat » sur la laïcité et l’Islam fait partie de la stratégie de pompier pyromane si chère à Nicolas Sarkozy. On stigmatise et pointe du doigt tout une partie de la population française pour détourner l’attention des difficultés sociales. Cette stratégie du bouc émissaire est un jeu dangereux qui risque de nous exploser au visage.

Alors que le monde arabe est en train de faire sa révolution démocratique cassant l’imaginaire colonial et raciste dans lequel l’occident l’avait enfermé, il est regrettable qu’en France certains continuent de jouer de ces représentations dans des objectifs politiciens. Si le gouvernement a vraiment un objectif politique autre que de créer du buzz islamophobe, qu’il fasse une fois pour toute ses propositions concrètes plutôt que laisser un débat flou et sans cadre s’instaurer. Si problème il y a concernant la laïcité, c’est celui de son instrumentalisation politique et de l’application inégalitaire qui en est faite. Certains confondent la défense de la laïcité avec le fait d’imposer une identité « majoritaire » (certains diront « nationale ») à ceux, les juifs, les musulmans, les immigrés et autres « (...)


 

 

DÓSTA ! ! UNE RIPOSTE PAR L’IMAGE

L’HUMANITARIUM DES VIVANTS SUR LES MURS et le Comité DÓSTA ! !
donnent une Conférence de Presse* pour raconter l’aventure DÓSTA ! !
Elle aura lieu ce vendredi 25 février à 16h, au théâtre Toursky, 16 passage Léo
Ferré à Marseille, dans le quartier de la Belle de mai.
« DÓSTA ! ! » est un mot issu de la romaní chib, la langue parlée par les Tsiganes à travers le
monde. Il signifie « ASSEZ ! ! ».

Peint en lettres blanches sur un écriteau rouge, le mot « DOSTA !! » est aujourd’hui porté par des centaines de personnes pour refuser le racisme anti-Rom, le harcèlement administratif et policier imposé au peuple Tsigane. Porter le mot « DOSTA ! ! », c’est donc refuser de vivre dans une Europe malade de ses haines. Au cours des mois qui viennent, l’Humanitarium ira donc afficher sur les murs, dans les rues de ces villes tristes où nous vivons, les photos grandeur nature de ceux qui refusent une politique raciste et contraire aux droits de l’homme en portant le mot DOSTA !! Photographiés côte à côte, un Rom et un Gadjo manifestent ainsi en silence leur volonté de vivre ensemble. Ces affiches deviennent aussi un acte d’accusation. Elles désignent au passant les coupables d’un crime politique qu’il (...)


 

 

Rassemblement de solidarité avec le peuple libyen - Jeudi 24 février à 18h30

« Ou moi ou le chaos » dit en substance Mouammar Kadhafi dans son discours du 22 février en réponse à l’insurrection populaire qui touche la Libye depuis une semaine. Au lieu de suivre l’exemple de ses « frères » dictateurs d’Egypte et de Tunisie, contraints de quitter le pouvoir du fait de la mobilisation et de la détermination de leurs peuples, Kadhafi promet au peuple libyen la guerre civile avec tout ce qu’elle peut charrier comme drames humains. Il promet aussi la disparition de la Libye en tant pays souverain. Cette stratégie de la terre brûlée a déjà commencé. Plus de 600 morts du fait de la répression qui s’est abattue sur les manifestants pacifiques depuis une semaine. Rien ne leur est épargné : assassinat à l’arme blanche, tir à la mitrailleuse lourde et utilisation d’avions de chasse pour stopper des marées humaines se dirigeant vers Tripoli pour la libérer du dictateur protégé par des mercenaires.

Tout cela se déroule sans aucune condamnation notable et digne d’intérêt qui viendrait de ceux qui se sont proclamés « dirigeants » de ce monde qui, par ailleurs furent prompts à réagir devant une prétendue fraude électorale en Côte d’Ivoire. Face à cette volonté manifeste des Kadhafi de ne laisser au peuple libyen qu’un champ de ruines, s’oppose celle d’un peuple, et d’une partie non négligeable de son armée : la volonté inébranlable de reconstruire un pays où règnera justice sociale et liberté. Nous devons à ce peuple une solidarité de tout instant et qui se doit d’être internationale. Pour cela le Collectif Solidarité Maghreb appelle au rassemblement du : Jeudi 24 février à 18h30 Devant le consulat général de Libye A cette occasion nous - Crions notre indignation contre la répression qui s’abat sur le (...)


 

 

Non Mr N. Sarkozy et Mme M Lepen, laïcité n’est pas racisme !

Non Mr N. Sarkozy et Mme M Lepen, laïcité n’est pas racisme ! A peine un an après le désastreux débat sur « l’identité nationale », Nicolas Sarkozy continue de jouer sur les peurs xénophobes et l’islamophobie. Emboitant le pas au gouvernement, Marine Le Pen a fait monter les enchères en fustigeant « la politique migratoire du gouvernement, à l’origine selon elle d’un affaiblissement de la laïcité.

Ainsi, Marine Le Pen montre encore une fois son visage raciste, pour elle l’immigration est « Un processus fou dont on se demande s’il n’a pas pour objectif le remplacement pur et simple de la population française". Par cette déclaration elle confirme ces précédents propos considérant les Français issus de l’immigration ou de culture musulmane comme un corps extérieur prenant la place des « français » supposés originels. Emboitant les pas à Bruno Golnish qui présente l’immigration comme une « colonisation inversée », elle institue une définition de la nationalité Française par le droit du sang excluant tout une partie de la population française. Comme à l’époque de la colonisation en Algérie, elle use du vocable de la laïcité pour justifier l’exclusion, le racisme et les discriminations. Les (...)


 

 

L’ANNEE 2011 SERA-T-ELLE CELLE DU REVEIL DES PEUPLES ?

La voix des peuples tunisien et égyptien se fait entendre, et ce qu’elle dit est universel : A bas la dictature, et son cortège de répressions violentes ! Les citoyens veulent récupérer les droits inaliénables dont ils ont été privés. Comment ne pas se sentir intimement concerné et bouleversé par la force de ces peuples et leur exigence de liberté. Leurs voix disent au monde qu’il est temps que les formes de domination, de colonisation, de maintien dans l’ombre soient remplacées par la voix des peuples qui se libèrent de ces oppressions.

Les gouvernements européens et des Etats-Unis qui ont soutenu ces dictatures parce qu’elles nous "protégeaient des dangers d’un Islamisme terroriste", se retrouvent un peu penaudes, devant les aspirations qu’expriment les peuples lorsqu’ils parviennent avec le courage que l’on sait à prendre la parole. En Israël voisin de l’Egypte, les commentateurs s’inquiètent : Israël n’a plus d’amis dans la région, titrait il y a quelques jours l’éditorial de Haaretz. Les télévisions israéliennes regrettent les sympathies qui se manifestent en Europe pour ces mouvements de libération et soulignent que la seule chose qui intéresse l’Europe depuis la fin de la 2e guerre mondiale soit les droits de l’homme. Israël n’avait en fait que deux amis dans la région : Ben-Ali et Moubarak. Or c’est à présent à près de 100 (...)


 

 

Tribune de QNQF : Soutien Tunisie

Curieux tropisme que ce réflexe répressif que les chefs arabes s’obstinent à utiliser chaque fois que le peuple réclame de quoi vivre, chaque fois que les droits les plus élémentaires sont revendiqués.



Comment oser prétendre que cette Intifada tunisienne est le fait de groupuscule terroriste ? Lors même que le sacrifice du jeune Mohamed Bouazizi ne peut souffrir aucune explication, ni aucune contestation, tant il s’inscrit dans un contexte de désespérance sociale et de macération des rancunes. Parce que les tunisiens se sont longtemps tus, les tunisiens ont longtemps remisés leurs espoirs et leur aspiration à une vie meilleure. Parce qu’a force d’être brimés, humiliés, relégués par un régime mafieux, qui pour s’établir n’a reculé devant aucune brutalité, aucune corruption, aucune injustice. Ce même régime qui en moins d’un mois a piloté la répression directement du palais de Carthage, et a fait plusieurs dizaines de morts, des blessés par centaines, des arrestations arbitraires, des familles brutalisées (...)


 

 

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