Rubrique Archives : Année européenne 2008 du dialogue interculturel

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Archives : Année européenne 2008 du dialogue interculturel

 

 

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Med Peace Days ?

L’Union pour la Méditerranée, côté échanges commerciaux, personne n’y trouve rien à redire, ou presque. Mais quid d’une Union des peuples, se sont notamment interrogés les acteurs économiques du sud de l’houleuse frontière ? Chacun louant la valeur d’exemple de « Marseille la cosmopolite », un vrai pas semble avoir été franchi en direction de la paix Med’in monnaie, avec la tenue d’un « rendez-vous moyen oriental », où se sont côtoyés entrepreneurs Egyptiens, Libanais, Libyens, Syriens, Iraniens, Palestiniens et Israëliens ! « L’économie, moteur de la Méditerranée »… Mais l’économie, vecteur de paix ? Make business, not war… (En vidéo).

La grande différence entre le projet d’Union pour la Méditerranée et le processus de Barcelone réside, selon ses partisans, dans une horizontalité plus équitable des relations nord-sud, devenues pourquoi pas « sud-nord ». Le nord ne serait plus seul à dispenser ses savoirs et techniques, et le « processus » (mot que n’apprécie que peu le commissaire européen Peter Mandelson, auquel il préfère l’expression « Agenda de Marseille » lancée par Laurence Parisot) en cours assurerait aux pays du sud de retirer au moins autant d’avantages de cette Union que leurs voisins européens. La semaine passée, durant les Med Business Days – sous-titrés pour l’occasion « L’entreprise, moteur de la Méditerranée » – les échanges commerciaux étaient à l’honneur. Deux jours pour accoucher d’une déclaration commune, qui servira de (...)


 

 

Le BusinessWorld dit “I love you” à Marseille et la Méditerranée

Plus de 1 000 entreprises représentées, autour de tous les patrons des patrons des pays du pourtour méditerranéen : les Med Business Days qui se sont déroulés au Pharo les 3 et 4 juillet, étaient LA réunion économique que Marseille attendait. Sur fond d’Union pour la Méditerranée et de présidence française de l’Union européenne, le succès ne fût pas que commercial… mais aussi quasi-diplomatique. Et « le soleil et la mer » en ont transporté plus d’un, dont Laurence Parisot, la présidente du Medef.

Un vent de lyrisme a soufflé sur le Palais du Pharo, jeudi et vendredi dernier. Ses classieux sous-sols, agora habituellement investie par la communauté urbaine MPM, ont certes accueilli les Med Business Days – rencontres économiques des acteurs de l’entreprise des pays riverains de la Méditerranée, voulues notamment par le patronat français. Investissements, relations commerciales et coopérations de pointe, tout cela a bien sûr constitué l’essentiel des débats, tables rondes et autres rendez-vous b2b. Pourtant, la proximité de la Méditerranée, la configuration marseillaise, la douce pression d’un projet d’Union pour la Méditerranée à qui il faut sans tarder donner sens et consistance, ont surtout insufflé aux esprits cartésiens du BusinessWorld des visions poétiques d’une Méditerranée unie donc, dansant (...)


 

 

Relier Phocée aux Phocées à la rame : pas une galère, une quête antique scientifique

Le Figaro [1] avait chroniqué l’aventure tentée par Osman Erkurt, archéologue et marin. Le but du scientifique turc : construire deux répliques de bateaux antiques, ceux-là mêmes qui ont servi aux Phocéens, six siècles avant Jésus-Christ, pour sillonner la Méditerranée et fonder de nombreuses villes, dont Marseille. Jean-Pierre Salvetat, qui était à Foça il y a peu, nous donne des nouvelles de l’expédition. Elle devrait partir d’Izmir à la fin de l’année pour deux mois de traversée, durant laquelle plusieurs dizaines d’escales sont prévues.

Cela fait plus d’un an que le chantier a démarré, dans une petite localité à la sortie d’Izmir, en Turquie. Le défi est de taille : Osman Erkurt, un scientifique navigateur turc, a entrepris d’édifier deux birèmes [2], répliques exactes de navires antiques, selon les méthodes de l’époque. Grâce à elles, il souhaite relier – comme les Phocéens jadis – Foça (la Phocée turque) à Marseille (l’une des Phocées françaises). L’une des galères est « un bâtiment de guerre » [3], l’autre « de commerce », précise Jean-Pierre Salvetat, le président marseillais de l’Association méditerranéenne franco-turque. Pas plus tard que début juin, il était à Foça, accompagné d’une petite délégation, à la rencontre du maire de la ville. « Le projet porté par l’association 360°, d’Osman Erkurt, s’appelle Mare Nostrum. ». Si ce dernier n’en est (...)


 

 

Alliance méditerranéenne, un regard pur sud

Le Forum des Autorités locales et Régionales de la Méditerranée qui s’est tenu à Marseille durant deux jours s’est achevé avec maintes promesses et beaucoup d’espoirs. D’aucuns soutiennent que ce fut une réussite, voire une rencontre historique entre riverains méditerranéens, d’autres plus sceptiques attendent de voir la suite des évènements pour se prononcer. Des interrogations demeurent en suspens notamment pour les représentants régionaux et locaux des pays arabes. Sans détour, ni langue de bois, « le sud a besoin du nord », pour reprendre les paroles d’une chanson mais, sous certaines conditions …

Lors de son élocution dans l’hémicycle de l’hôtel de Région, la ministre d’Etat aux droits de l’Homme Rama Yade qui lisait le discours présidentiel confié par les soins de Nicolas Sarkozy alors en Israël pour tenter de relancer le processus de paix israélo-palestinien a pris le soins de préciser que la nouvelle Union pour la Méditerranée (UPM) actuellement en pourparler, « ne sera pas un Processus de Barcelone bis ». Elle a également affiché tout son optimisme pour un partenariat égalitaire entre les différents pays méditerranéens se laissant même aller par moment au rêve d’une civilisation « pan méditerranéenne » façon XVI e siècle européen. Abus de langage, rêve nostalgique d’une impossible union ou projet de civilisation, quel visage est-on en train d’esquisser pour cette région ? Une question brûlante qui (...)


 

 

Malgré un bout de vie commune, Marseille boude la Turquie

Pour poursuivre notre tour des liens qu’entretiennent la France, et notre ville, avec le pays des Phocéens et d’Atatürk, dans la famille Salvetat nous avons pioché le fils, Stéphane. Le secrétaire général de la Chambre de commerce franco-turque, installée à Marseille, a répondu à nos questions.

Venant, au téléphone, de confondre Stéphane Salvetat avec son père, Jean-Pierre (président de l’Association méditerranéenne franco-turque). Moi : « Alors vous, vous êtes le président de la Chambre de commerce franco-turque, c’est ça ? ». Lui : « Non ! J’ai préféré en prendre le secrétariat général. La présidence, ça aurait fait un peu mafia ! », rigole-t-il d’emblée. L’interview se déroule dans les tous nouveaux locaux de son entreprise – deuxième mondiale sur le marché du transit et de la logistique – où il a en charge l’ensemble de la région allant de l’Egypte à la Turquie. Les déménageurs déballent encore les cartons, mais les salariés sont déjà à pied d’œuvre. L’entrevue qui commence sera pleine de surprises, d’apprentissages quant aux rapports que la Turquie, la France et surtout Marseille, ont depuis des temps (...)


 

 

Marseille porte du sud, aux frontières d’un destin euro-méditerranéen

Le premier forum des autorités locales et régionales de la Méditerranée organisé par la Commission Méditerranéenne de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) soutenu par la Mairie de Marseille et la Région PACA qui s’est tenu les 22 et 23 juin à Marseille a rassemblé plusieurs représentants de régions et collectivités d’une quarantaine de pays. Riverains de la Méditerranée, européens et euro-méditerranéens se sont retrouvés pour tenter de jeter les dés d’une future, probable destinée commune. Un enjeu de taille, voire le prélude d’un moment historique qui a vu débouler l’émissaire de charme de l’Elysée : Rama Yade. En attendant la décision présidentielle finale du 13 juillet prochain, la cité phocéenne et la Région PACA n’entendent céder aucune parcelle de leur désir de grand sud.

Ce n’est pas la première fois en réalité qu’un projet d’union des pays de la Méditerranée tente de voir le jour. On se souvient du fameux processus de Barcelone pour ne citer que lui. Crée en 1995 à l’initiative de l’UE ainsi que dix autres Etats méditerranéens, le processus de Barcelone, appelé aussi « Partenariat Euromed » visait au-delà de la stricte instauration d’un marché de libre échange pour 2010 à s’impliquer plus étroitement dans le processus de paix israélo-palestinien ainsi qu’à intégrer à plus long terme au sein de l’UE, les dix pays méditerranéens qui en sont membres :(Algérie, Tunisie, Maroc, Syrie, Palestine, Liban, Jordanie, Turquie, Israël, Egypte) ou, voire à créer une nouvelle instance : l’Union méditerranéenne. Avec le Forum des autorités locales et régionales de la Méditerranée, premier grand (...)


 

 

Plaidoyers pour une Union pour la Méditerranée

Lors d’une conférence de presse, Michel Vauzelle – président de la région PACA -, Jacques Rocca-Serra – adjoint au maire de Marseille, Omar El Jazouli – maire de Marrakech au Maroc –, et Mercedes Bresso – présidente de la région Piémont en Italie – ont affirmé la nécessité de créer une Union pour la Méditerranée.

Pour Michel Vauzelle, président de la région PACA, précipiter l’échec du projet présidentiel équivaudrait à « prendre un vrai risque pour la sécurité et la construction européenne ». Jacques Rocca-Serra, qui représentait le maire de Marseille, concède qu’il faudra donner « les moyens et les outils » à cette UPM. Le maire de Marrakech Omar El Jazouli promet – si le projet fait consensus – que l’Union ainsi créée pourra « faire face à la Chine, à l’Inde ».


 

 

Rama Yade en rade de Marseille, pour défendre l’UPM

La secrétaire d’Etat en charge des Affaires Etrangères et des Droits de l’Homme était hier à l’Hôtel de Région, afin d’assister au dernier jour du premier Forum des collectivités locales et régionales méditerranéennes. Vidéo.

Après avoir prononcé un discours face à une assemblée composée de 500 responsables du pourtour méditerranéens, Rama Yade a lu une lettre adressée par le chef de l’Etat à ceux-ci. Ensuite, la secrétaire d’Etat a défendu face aux journalistes sa vision « positive » de l’Union pour la Méditerranée. L’Algérie qui ne pipe mot, la Lybie montée au créneau contre l’UPM ? « Pourquoi ne regarder que ceux qui n’ont pas dit oui ? », oppose Rama Yade. Les thèmes de l’immigration et de la sécurité omniprésents ? « Un volet parmi d’autres »…


 

 

De Noailles à Alger

Ce week-end était à la fête de la place Halles Delacroix jusqu’au haut de la rue d’Aubagne. Des artistes comédiens, chanteurs, danseurs ont œuvré trois jours durant, animant le quartier le plus cosmopolite de la ville. Exposait notamment pour deux jours, au Daikiling, le photographe Kahmar Idir.

Des photos en noir et blanc racontant une Algérie des années 90, celle de ses parents, de sa famille. Des photos intimes, dans le sens de précieuses qui parlent d’elle-même. Pourtant ce n’est pas rien d’écouter l’artiste. Pour ce qui en ont eu la chance, l’exposition ne durait, hélas, que le temps de la fête, Kahmar, avec une joie non dissimulée faisait le guide commentant, délivrant la petite histoire de chaque cliché. Voici Jojo, un clochard dont la trogne semble venir tout droit de la Goutte d’Or de l’après-guerre. L’œil malicieux, on reconnaît dans son regard, la légende, celui dont on ne saurait dire depuis quand il hante ces rues et qui témoigne d’un quartier d’Alger, que le photographe fréquentait dans son enfance. Là, c’est le « Timech ‘rat » une coutume Berbère pendant laquelle on égorge le mouton, (...)


 

 

L’Eurorégion met le cap au sud

Pour marquer son attachement à la méditerranée ainsi que sa volonté de développer des liens plus solides entre les différentes régions qui la constituent, la Région PACA qui préside cette année l’Eurorégion Alpes-Méditerranée pour une durée de six mois, a mis « le paquet ». Une exposition pour célébrer l’évènement comme il se doit, inaugurée ce lundi par le président de la Région Michel Vauzelle, a réunis les cinq régions principales de ce projet afin de laisser entrevoir les prémisses de notre futur devenir « franco-euro-méditérrano-italien ». En moins barbare, « Tous citoyens de l’Eurorégion », intitulé même de cette exposition.

Des représentants des trois régions italiennes partenaires (Vallée d’Aoste, Ligurie, Piémont), un représentant de la région Rhône-Alpes ainsi que de nombreux marseillais, jeunes et moins jeunes, des lycéens. Environ deux cent personnes au total étaient réunies pour l’évènement qui doit impulser des liens avenir plus fort, afin d’ « être mieux reconnus au niveau européen. Pour que l’Europe qui est plutôt tournée à l’Est en ce moment, n’abandonne pas son sud » selon les mots de Michel Vauzelle. Sur une surface de 80 m² environ, tous ont pu admirer en photos et sur écrans plats de différentes dimensions la beauté des paysages italiens comme français. Ils ont pu lire également, des citations de grands auteurs, écrivains de renoms, scientifiques, poètes, ornant les murs blancs de la salle. Ces Stendhal et autres (...)


 

 

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