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La Castellane, le procès

Ce lundi matin Mme le procureur Isabelle Candau va dérouler son réquisitoire contre Nordine Achouri et les 28 autres prévenus dans le procès du trafic de stupéfiants de la Tour K de la Castellane. Les preuves fruits du travail de la Police Judiciaire qui ont permis le coup de filet de juin 2013 sont accablantes. Si ce procès se veut exemplaire, les peines demandées le seraient aussi et les encore présumés innocents vont porter le chapeau ou le turban pour tous ceux qui sont passés à travers les mailles de la justice. M. Cazeneuve veut son trophée, sa peau d’ours pour le parquet de son bureau ou sa tête de sanglier au-dessus de la cheminée, c’est taxidermie pour Nordine le fauve désigné d’un troupeau de comparses qui expieront leurs fautes à la mesure de leurs méfaits. C’est dur d’être délinquant quand on n’a pas fait beaucoup d’études parce que pour les diplômés il y a « traders » ou « conseillers fiscaux », là tu touches plus et en cas de faux pas c’est l’amende ou la peine avec sursis. Ah le bon code pénal à la mode Napoléon. Pour terminer un peu de La Fontaine : « Selon que vous serez puissant ou misérable – Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » Au fait Claude Guéant comparait aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Paris pour détournement de fonds publics, environ 200 000 €, une paille, délit passible de dix ans de prison comme le trafic de drogue qui exposent ses organisateurs à la même peine, cinq ans étant requis pour les subalternes. Dans quelques mois je voudrai bien comparer les peines de nos dealers et de cet ange déchu de la Sarkozy. Il y a bien longtemps un surintendant des finances fini avec un masque de fer pour avoir confondu ses fonds et ceux du royaume de France et souvenons-nous aussi du célèbre Club des Hachichins qui se réunissait à l’Hôtel Lauzin dans l’Ile Saint-Louis : Baudelaire, Théophile Gautier, Delacroix, Honoré Daumier et d’autres… Enfin dans le rapport Roques de 1998, ce professeur membre de l’Académie des Sciences, nous livre un tableau des facteurs de dangerosité des drogues dont je vous donne un extrait. Héroïne : dépendance physique très forte – dépendance psychique très forte – neurotoxicité faible – toxicité générale forte – dangerosité sociale forte – Alcool : dépendance physique très forte – dépendance psychique très forte – neurotoxicité 0 – toxicité générale très forte –dangerosité sociale forte - Tabac : dépendance physique forte – dépendance psychique très forte – neurotoxicité 0 – toxicité générale très forte –dangerosité sociale cancer – Cocaïne dépendance physique faible – dépendance psychique forte mais intermittente – neurotoxicité forte – toxicité générale forte –dangerosité sociale très forte - Cannabis : dépendance physique 0 – dépendance psychique 0 – neurotoxicité 0 – toxicité générale très faible –dangerosité sociale faible. De là en déduire que le cannabis est la drogue parfaite pour servir au contrôle social du pouvoir sur son prolétariat, utile à générer des fonds qui sont réinvestis dans toute l’économie et qui font vivre des populations qui sans cela seraient dans le dénuement le plus complet et deviendraient dangereuses pour les classes supérieures, il n’y a qu’un pas. Oh combien de SMART, d’Audi, d’écrans plats, de Puma, de logements neufs et de rémunérations occultes de politiciens sont le fruit juteux du hachich mot en arabe qui signifie seulement herbe, je crois que personne ne veut vraiment le savoir. Alors dans ce délitement social du moment qui a le plus fauter Achouri ou Guéant et que dire d’Altadis multinationale du tabac ou Ricard et son jaune qui a rendu aveugle bon nombres de nos contemporains. Sans oublier nos bons paysans et leurs pesticides et nos diaphoirus des cabinets, médecins prescripteurs qui du Lexomil au Prozac délivrent sous ordonnances la paix de l’esprit et la tranquillité sociale aux agités ou aux déprimés sans primes. Bon réquisitoire Candau : « Justicia omnibus », une même justice pour tous, mais bientôt grâce à l’action conjuguée de Mme Najat Vallaud-Belkacem et de ces prédécesseurs jusqu’à Edgar Faure plus personne ne pourra lire cet adage classique dans son texte d’origine.

Michel Bonelli


 

Brèves En direct de Marseille

  • Mars 2016

     

    A Marseille c’est Consolat, nos héros olympiques !

    Le phénomène Consolat, commenté par coach Bonelli. A l’heure où le contribuable marseillais va payer les déboires sportifs de l’Olympique de Marseille résultant d’un contrat public-privé mal ficelé pour payer la construction de notre stade certes magnifique mais onéreux et cela pendant plusieurs décennies au nord en terre ingrate de hlm et de relégation sociale une aventure se joue avec des héros bien de chez nous, Consolat club de National est peut-être aux portes de la deuxième division quand l’OM en pleine désillusion peut y tomber aussi. Ici pas de star, pas de paillettes et plutôt des mal logés que des loges pour les business et la jet-set. Pourtant à force de travail, de persévérance et d’envie de (...)

     

  • Décembre 2015

     

    Et pourtant il faut le faire : « aux urnes citoyens »

    Face à la vague d’abstention qui dépasse les 48% nous nous devons d’inciter nos concitoyens à se rendre aux urnes ce dimanche. Les objections qui ont détourné les français du suffrage universel nous les connaissons et la crise économique et sociétale que nous subissons n’arrange pas les choses. Faire de la politique autrement par l’engagement dans les associations, sur les réseaux sociaux dans les organisations caritatives ne doit pas nous faire oublier que nous vivons dans un système que seul le passage dans l’isoloir peut faire évoluer hormis bien sur une situation insurrectionnelle. Les promesses de VIème république, de changement de gouvernance ont vécu et le renoncement, le désespoir et dans les (...)

     

  • Septembre 2015

     

    Castellane : réquisitoire dans le procès du trafic de drogue de la Tour K

    Pendant quatre heures Mme le procureur Isabelle Candau déroule son réquisitoire contre les 28 prévenus dans le procès du trafic de la Tour K de la Castellane. Elle y dénonce la dimension entrepreneuriale de cette PME de la drogue avec sa soixantaine d’employés et son chiffre d’affaire d’environ 23 millions d’euros par an soit une moyenne de 65 000 € par jour. Nous ne sommes plus en face d’une économie souterraine mais tout simplement face à une économie qui vit en dehors des règles mais à la vue de tous : policiers, habitants du quartier, consommateurs de stupéfiants… Elle édicte son propre règlement de fonctionnement. « Les employés » y sont récompensés, sanctionnés et même licenciés. Il existe une (...)

     

  • Septembre 2015

     

    Marseille, pour l’accueil il vaut mieux être croisiériste que demandeur de titre de séjour

    Des associations ont déposé un recours devant le Tribunal administratif de Marseille pour dénoncer les conditions d’accueil des étrangers à la Préfecture des Bouches du Rhône. A la charge le GISTI (Groupe d’information et de Soutien des Immigrés) et la CIMADE. Ils pointent du doigt le peu de personnes reçues tous les jours, douze tickets tous les matins pour douze élus pouvant accomplir leur formalité. Il y a des jours de bagarres et de cohue et des jours sans. Les cerbères de la police qui ouvrent le rideau métallique à 8h15 sont parfois peu aimables. Et puis il y a la peur permanente du papier qui manque qui peut anéantir les efforts du moment. Mais l’administration n’en dément pas, il n’y a pas de (...)

     

  • Septembre 2015

     

    Les héros de « Monstres et compagnie »

    Bel article d’Angélique Schaller A lire l’écrit de notre consœur dans La Marseillaise du 23 septembre, page 3 : « Intégration, le parent pauvre de l’asile » qui nous fait découvrir ELIA (Evaluation Logement Initiative Altérité) une association qui depuis 2003 s’occupe d’intégrer les réfugiés grâce aux financements d’état. La seule structure qui le fait de manière définitive. Juste un bémol gentil sur la photo d’illustration avec sa légende : « Quand une personne obtient le statut de réfugié, le travail de deuil commence », on trouve deux héros des studios Pixar comme quoi au moins tous les enfants du monde partage les mêmes monstres, dont un tout bleu et l’autre un cyclope vert. C’est à la fois rassurant et en dit (...)

     

  • Septembre 2015

     

    Troisième arrondissement, quand le plomb peut tuer

    Nous ne sommes pas en présence d’un énième règlement de compte à Marseille, mais un père avec quatre enfants qui lutte contre la plombémie qui affecte ses jumeaux suivis à l’Hôpital Nord. La plombémie c’est du plomb dans le sang, un avant goût du saturnisme. Une conséquence sur la santé d’habiter dans un appartement insalubre Bd Féraud en plein cœur de la cité phocéenne du côté de Félix Pyat. Un décor parfait pour tourner « Les Misérables » d’Hugo le pendant gore de « Plus belle la vie » ce navet promotionnel d’une ville rongée par le mal-logement et tous les maux des grandes métropoles pauvres qui malgré les combats journaliers de la Fondation Abbé-Pierre, du Samu-Social et des services municipaux qui font ce qui (...)

     

  • Septembre 2015

     

    Chronique urbaine : Camille Flammarion, ce n’est pas le Mistral et encore moins plus belle la vie

    Nous sommes une ville en chantier depuis 26 siècles et nous ne faisons rien comme les autres, alors je profite d’une occasion pour vous narrer ce qui risque bien de devenir une nouvelle histoire marseillaise à mettre dans la rubrique : « Urbanisme : parfois quand le bâtiment va, c’est les riverains de l’ouvrage qui ne vont pas ». Vous aller me dire : « Encore un mauvais coucheur, un râleur de quartier que l’on dérange dans les siens… » Soit j’accepte par avance la critique. Le décor : entre la gare et le Palais Longchamp, boulevard Camille Flammarion, astronome de génie en son temps, le lieu : L’ilot Chanterelle un terrain autrefois arboré que la ville de Marseille a cédé au promoteur Eiffage pour (...)

     

  • Septembre 2015

     

    L’exposition Berlinhard, qui présentait les œuvres de Stu Mead et Scheibner crée la polimique à Marseille

    L’exposition des deux artistes qui s’est tenu à la friche de la belle de mai du 13 juin au 27 août 2015 s’est arrêtée plutôt que prévue au lieu du 13 septembre, suite à la polémique suscitée et la mobilisation des réseaux sociaux, une pétition circulait sur internet pour demander l’arrêt de cette exposition taxée de "pédophile et zoophile". Sur son site la friche s’en défend en citant le blog de Shige : "On me dit que les IMAGES de Stu Mead évoquent la pédophilie, l’inceste et de nombreuses déviances. Je ne vois rien de choquant dans son art, et j’ai même la conviction qu’il est innocent des reproches les plus sordides que l’on peut formuler à son encontre. Je vois surtout beaucoup d’humour chez Stu Mead, (...)

     

  • Août 2015

     

    Un application pour lutter contre la saleté à Marseille

    Une nouvelle application baptisée "Engagés au quotidien" lancée par la Communauté Urbaine de Marseille Provence Métropole, à pour but l’amélioration de l’image qui colle à Marseille de ville sale en associant ses habitants, en la téléchargeant sur un smartphone, tablette, ou un ordinateur vous pouvez en quelques clic signaler les problèmes : Hygiènes Des déchets ou des objets sur le sol ! Des équipements qui débordent ! Voirie Des trous sont visibles dans la chaussée ou dans le trottoir. Circulation Un panneau endommagé ou un feu de circulation en panne ou endommagé ! Prenez une photo et envoyez la via l’application, la mairie s’engage à intervenir à l’endroit indiqué via la géolocalisation. (...)

     

  • Août 2015

     

    A Saint-Lazare, pas de miracle pour l’habitat insalubre

    Pour mémoire Saint-Lazare a été ressuscité par Jésus, mais dans notre cas nous allons parler encore du 3ème arrondissement et de l’état catastrophique du bâti privé dans ce quartier. Après un plancher qui s’effondre rue du Portail, c’est une tour qui abrite majoritairement des personnes issues de l’immigration et des petits propriétaires aux faibles ressources qui risquent d’être interdite à l’habitation et rasée par les pouvoirs publics. La faute à qui ? Comme d’habitude, les pouvoirs publics n’ont pas inventé les moyens juridiques nécessaires pour intervenir rapidement sur l’habitat qui se délabre faute d’entretien. Les dettes de locataires et de propriétaires pauvres et insolvables se sont accumulées (...)

     

 

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